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Exemple : Education, Europe, Santé

PISA 2009, scénario catastrophe…

ARTICLES - 6 Décembre 2010

Le dévoilement des résultats de PISA 2009 demain par l’OCDE va éclairer les performances du système éducatif français sur une décennie. En effet, PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) mesure la compréhension de l’écrit, la culture mathématique et la culture scientifique des élèves à l’âge de 15 ans.

Quel serait le scénario catastrophe ?

Et si demain la conférence de presse organisée par l’OCDE pour présenter les résultats de PISA 2009 nous apprenait que dans tous les domaines évalués - lecture, mathématiques et sciences -, la France était une nouvelle fois distancée par l’Allemagne ?

Et si demain la France restait en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE en lecture, mathématiques et sciences ?

Et si demain, on apprenait que dans plusieurs domaines, comme la lecture par exemple, les Etats-Unis nous sont passés devant… Et si les petits Américains, dont nous avons toujours regardé les performances avec condescendance, se mettaient à mieux lire que les petits Français ?

Et si demain la France demeurait systématiquement dans la deuxième moitié du tableau des 30 nations de l’OCDE.. Faudrait-il se résigner à une France dont les résultats seraient à mi-chemin entre la Finlande et la Corée, d’une part, et le Mexique, d’autre part ?

Et si demain le déterminisme social de notre système scolaire avait encore augmenté, cristallisant la difficulté sur les enfants des populations économiquement et socialement les plus fragiles ?

Les spécialistes de l’éducation s’attendent à un tel scénario depuis plusieurs mois. Il est malheureusement le plus probable.

Une fois passée la vague d’indignation, il nous faudra aborder ce défi avec beaucoup de lucidité, de courage et de volonté politique comme l’ont fait les Allemands face au "PISA choc" de 2003.

L’école primaire est le parent pauvre des politiques publiques d’éducation en France. Pour combien de temps encore ?

Depuis plusieurs mois, l’Institut Montaigne s’efforce de faire progresser le débat public en matière d’éducation afin de promouvoir la recherche en éducation, seule à même de faire progresser les outils mis à disposition des enseignants, la formation initiale et la formation continue, le pilotage du système scolaire…

  • Les propositions de l'Institut Montaigne :

- Enseignement primaire et secondaire

- Enseignement supérieur et recherche

- Toutes les propositions

 

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    Commentaires

    Soumis par Institut Montaigne le mer 08/12/2010 - 19:01

    Moi j'en ai assez depuis trente ans des allers et retours de notre prétendue politique nationale d'éducation. Je suis directeur d'école, et les retournements de veste m'épuisent -je ne dois pas être le seul. Toutes ces déclarations liminaires sur notre incapacité à faire notre métier aussi. Alors les rapports réguliers qui nous tombent dessus pour nous expliquer tout et son contraire, ras-le-bol. Les seuls à qui personne ne demande leur avis, c'est nous! Nous qui sommes sur le terrain et payons toutes les âneries en temps, en énergie, en... Le mot "performance" remplace le merveilleux "Mens sana in corpore sano", et personne n'y gagne au change. Aujourd'hui, c'est la semaine de quatre/quatre et demi/cinq jours, et personne ne vient nous demander ce que sur le terrain nous en pensons. Est-ce que j'ai le droit de dire que l'aide personnalisée est une bêtise? Noooon, surtout pas, ça être doxa officielle, ça être sacré. Que mes loupiots de cinq ans s'endorment sur le tapis de regroupement à l'heure de la sortie, tout le monde s'en moque, il faut faire le dos rond et surtout suivre les instructions. Qui les a pondues, ces instructions officielles? Des personnages bien-pensant fiers de leurs certitudes et qui ne connaissent rien à notre travail, bien entendu. Il fallait absolument supprimer le samedi matin et ne pas nous faire cadeau des deux heures en trop, alors on fait dans le social-démago -ouiii, nous on s'occupe des enfants en difficulté, et patati et patata. Qui s'occupe de notre temps de travail à nous, les instits ou les directeurs? Personne, bien entendu. Que nous soyons pompés comme ce n'est pas permis, tout le monde s'en tamponne le coquillard, administration et politiques en tête. Nous avons 27 heures à faire, nous ferons nos vingt-sept heures, crédié! Je suis persuadé que tous ces bonnes personnes nous détestent -[...] d'instits, [...] de fonctionnaires!-. Je n'en peux plus des âneries perpétuelles de gens qui manifestement connaissent mon métier mieux que moi.

    Pascal Oudot pascal.oudot@free.fr

    Soumis par Institut Montaigne le mer 08/12/2010 - 13:23

    Merci de bien vouloir excuser les quelques coquilles qui émaillent ce texte. Quand on est passionnée par le sujet et qu'on omet de se relire.....

    Kate jernim@gmail.com

    Soumis par Institut Montaigne le mer 08/12/2010 - 13:14

    Et bien voilà, c'est fait. Les résultats du Pisa sont tombés, aussi désastreux qu'attendus. Mais que va-t-on en faire, à droite comme à gauche ? Tout changer, encore une fois pour que rien ne change ? A moyens équivalants, abstration faite de toute idéologie, quelques mesures simples pourraient stopper cette décadence française, car c'est bien de cela qu'il s'agit.
    1 - préférer l'équiter à l'égalité, reelle ou fonctionnelle.
    2- admettre une bonne fois pour toute que les études c'est comme le foot, tout le monde n'a pas les mêmes dispositions.
    2- comprendre qu'un enfant quand il entre au CP doit parfaitement comprendre et parler la langue française et donc cesser de penser que les enseignants de classes maternelles ne sont que des changeurs de couche.
    3 - intégrer que l'on ne doit pas mélanger dans une même classe de très bons élèves et des élèves en difficulté. les premiers s'y ennuient et les seconds décrochrent.
    5 - ne pas faire des classes de 20 élèves un dogme absolu : on peut sans problème faire la classe à une classe de 40 bons élèves. En revanche, les élèves en difficulté nécessitent une approche plus personnelle, donc des classes de 15 élèves leur permettrait cet enseignement individualisé.
    6 - En finir avec les idées de Merieux : un enfant ne peut pas être le promoteur d'un talent prétendument inné. Pour s'épanouir, un don, quel qu'il soit a besoin de travail. On ne devient une star du foot qu'à force de traval. le talent seul ne suffit pas. Et Rimbaud n'aurait pas écrit comme il a écrit à 17 ans s'il n'avait pas travaillé (son latin) avant.
    7 - Mettre un terme à la fable actuelle selon laquelle tout est "fun", tout est dû dans la vie et que la société pourvoit à tout. L'engagement personnel est la condition sinequanone de l'épanouissement.

    Kate jernim@gmail.com

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