Aller au contenu principal
Exemple : Education, Europe, Santé

Après Biarritz – le retour de Macron sur la scène internationale

BLOG - 29 Août 2019

Pourquoi Vladimir Poutine a-t-il accepté de se rendre à Brégançon le 19 août, au risque de mettre encore plus en relief qu’il était toujours exclu du sommet du G7, programmé quelques jours plus tard ? Pour quelles raisons Donald Trump, qui déteste ce genre d’exercice, s’est-il résolu à faire le déplacement à Biarritz, et à n’y faire aucun esclandre contrairement à ce qui s’était passé lors des deux G7 précédents ? Et cela alors que la médiation française à l’égard de l’Iran, qui allait culminer à Biarritz, était de nature à déplaire souverainement à l’administration américaine ?
 
On peut trouver à ces questions des réponses circonstancielles. Le Président russe fait face, à Moscou - et seulement à Moscou, pas dans les autres grandes villes - à des manifestations d’ampleur comparable à celles de 2011-2012. Sa cote de popularité est en baisse. Il sait par ailleurs qu’Emmanuel Macron a émergé des élections européennes en juin, non sans paradoxe, comme le seul leader encore debout en Europe. Quant à Donald Trump, peut-être a-t-il fini par comprendre qu’il ne lui serait pas inutile d’avoir des alliés, au moment où il aborde une nouvelle phase de négociations commerciales musclées avec la Chine. Il doit aussi garder le G7 en vie puisqu’il le préside en 2020, en pleine campagne présidentielle, et qu’il compte sans doute instrumentaliser "son sommet" des grandes démocraties industrialisées dans le cadre de sa campagne.
 
Sans exclure ces éléments d’explication ou d’autres du même genre, la principale raison du regain de prestige international de la France en cette chaude fin d’été 2019 tient surtout au talent personnel du Président Macron. Sans doute ne faut-il pas trop le crier sur les toits car cela risquerait d’encourager le Président à oublier qu’à la fin des fins, s’il appartient dans la Vème République au chef de l’Etat de conduire la politique étrangère, la justesse de ses choix et l’accompagnement de son action dépendent aussi de la qualité du travail de l’appareil de l’Etat.
 
Le facteur personnel a toujours compté dans les relations internationales au plus haut niveau. L’Histoire eût pris un autre cours si Roosevelt, Churchill, Staline n’avaient pas été aux commandes de leurs pays respectifs face à Hitler (et si de Gaulle n’avait pas été de Gaulle). Plus récemment, le caractère pacifique de l’effondrement de l’URSS doit beaucoup à la personnalité de Gorbatchev, Reagan, Bush senior, Kohl – ajoutons Jim Baker, Hans Genscher et pour être complet Eduard Shevardnadze, François Mitterrand et Margaret Thatcher.
 
Il se trouve que dans cette deuxième décennie du XXIème siècle, le facteur personnel joue plus que jamais un rôle majeur dans la "grande politique" internationale. Pour la raison suivante : avec la montée en puissance des autoritaires résilients (la Chine de Xi Jinping) ou résurgents (la Russie de Vladimir Poutine) ainsi que des nationaux-populistes de tous poils (la liste est longue : Erdogan, Orbán, Bolsonaro, Modi, Salvini, etc.), ce ne sont plus les grandes manœuvres des Etats ou la lutte des peuple qui attirent la lumière ; ce sont les coups d’éclat des "hommes forts", quel que soit par ailleurs l’horizon politique d’où ils viennent.
 
Il est encore trop tôt – selon l’expression qu’affectionnent les diplomates – pour savoir si Emmanuel Macron appartient à la race des Bush I, Gorbatchev, Kohl, etc. Il est certain, en tout cas, qu’il a bien compris cette dimension personnelle de la scène internationale. Il donne en outre l’impression de posséder un savoir-faire sans équivalent dans le maniement des fortes personnalités. Ses adversaires populistes stigmatisent volontiers son passé de banquier d’affaires. Force est de constater que, face au monde tel qu’il est, l’expérience d’avoir eu à gérer – pour telle ou telle opération de fusion-acquisition par exemple – de gros clients narcissiques, irascibles, mal élevés mais puissants, n’est pas inutile.

La réalité est sans doute que le bilan de fond du sommet apparaît nuancé.

Emmanuel Macron procède, là aussi, en banquier d’affaires ou simplement en homme d’action, par essais et erreurs. Il a manifestement tiré les leçons du mécontentent qui avait été celui de Trump lors des cérémonies d’anniversaire du 11 novembre à Paris l’année dernière.

Cette fois, il a su trouver la bonne attitude, à commencer par ce déjeuner impromptu en tête à tête le premier jour du sommet – autour d’un cochon de Bigorre caramélisé, et à la grande fureur de l’entourage du Président américain. Il n’est pas exclu que l’offensive de charme du Français en direction de Poutine dans les jours précédant le sommet ait aussi contribué à la bienveillance de Trump à l’égard de Macron.

Les deux hommes sont de bords opposés s’agissant du changement climatique ou d’autres grands enjeux de gouvernance mondiale, mais peut-être ne l’a-t-on pas assez remarqué, ils partagent apparemment deux priorités fondamentales : la volonté d’équilibrer la puissance chinoise, et celle de réintégrer la Russie poutinienne dans un jeu constructif. Avec sur le second point, espérons-le, plus de recul de la part de Macron que de la part de Trump.
 
À tout cela s’ajoute évidemment le talent de communication du Président de la République, affiné manifestement là aussi par l’expérience, comme en a témoigné un rappel répété à la nécessité de se montrer "modeste". Les codes de notre époque médiatique survoltée ont été pleinement respectés : déjeuner impromptu, algarade avec Bolsonaro, débat libre sur la Russie au premier dîner, accord (fut-il très vague) sur l’Iran, courte déclaration consensuelle alors qu’il avait été annoncé qu’il n’y aurait pas de communiqué final, invités de grand calibre allant du premier ministre indien, M. Modi, aux prix Nobel de la paix Denis Mukwege et Nadia Murad, en passant par le Président rwandais, le Président chilien, et d’autres, tout cela pour finir par une dernière surprise particulièrement audacieuse, l’apparition (dans les coulisses) du ministre des Affaires étrangères iranien, M. Zarif.
 
Les lampions éteints, ou le phare de Biarritz rendu à sa destination habituelle (quelle idée géniale que cette utilisation de l’image du phare), restent trois questions, qui se recoupent étroitement : quelles sont les vraies avancées de ce sommet ? Dans quelle mesure le feu d’artifice de Biarritz s’inscrit-il dans une stratégie française à plus long terme ? Quelle est l’articulation entre la "grande politique étrangère" du président de la République et sa vision pour l’Europe ?
 
Le Guardian a publié un brillant article ironisant sur le faible contenu du sommet de Biarritz, dont le décor délicieusement belle époque serait illustratif d’un monde occidental en déclin, accomplissant une dernière fois les rites de sa puissance passée. Le prochain G7 sera selon toute probabilité de facto co-présidé par Trump et Poutine dans quelque club de golf du Président américain. La division du camp occidental, si artistement dissimulée par le Président français, y apparaîtra dans toute sa nudité. De même, les grands journaux américains insistent soit sur l’isolement de fond qui a été celui de Trump à Biarritz, soit au contraire sur le fait que celui-ci n’a en rien été gêné sur ses fondamentaux : les questions commerciales n’ont pas été beaucoup abordées, il n’a pas eu à se déjuger sur le changement climatique, le thème annoncé par la présidence française, celui de la réduction des inégalités est au moins en apparence passé à la trappe, la question centrale de la récession mondiale prévisible n’a fait l’objet d’aucune prise de position notable des sept.
 
La réalité est sans doute que le bilan de fond du sommet apparaît nuancé. Il est exact qu’un certain nombre de grands sujets économiques, au cœur de la vocation de cette enceinte telle que l’avait conçue Valéry Giscard d’Estaing, n’ont pas fait l’objet d’une coordination véritable. Au passage cependant, la présidence française a brillamment dépassé le conflit qui s’amorçait avec Washington sur la taxation des GAFAs et obtenu que ce sujet majeur ferait l’objet d’une négociation rapide au sein de l’OCDE. Comme cela était le cas lors des sommets précédents, des engagements ont été pris, sur le partenariat pour le Sahel, l’entrepreneuriat féminin, le transport maritime, la pollution de l’industrie textile, ou encore sur les inégalités homme femme, au moins avec certains membres du G7.


Si l’on regarde les choses avec un peu de hauteur, trois résultats politiques marquants caractérisent la rencontre de Biarritz, dans lesquelles encore une fois on retrouve la marque personnelle d’Emmanuel Macron.

  • UN PROGRÈS DANS LA MÉDIATION FRANÇAISE SUR L'IRAN

Les contacts que le président de la République et ses collaborateurs ont multiplié avec Téhéran et Washington depuis des semaines (M. Zarif a été reçu par M. Macron à Paris à la veille du sommet) ont conduit à se rapprocher des conditions dans lesquelles une rencontre Trump-Rouhani devient possible à New York à la fin du mois à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies.
 
Les conseillers de l’Elysée restent à juste titre à la fois très discrets et très prudents. Il paraît difficile que Rouhani franchisse le pas d’une rencontre sans un minimum d’assouplissement des sanctions américaines. Beaucoup d’autres questions pratiques de ce type restent en suspens. Ce qui paraît central, c’est qu’Emmanuel Macron a compris que M. Trump souhaite à un moment ou à un autre reprendre la discussion avec l’Iran : avec Biarritz, ce souhait a en quelque sorte été officialisé ; on peut faire le pari que les Iraniens seront obligés eux aussi de faire mouvement. Le rôle que s’est attribué la diplomatie macronienne, dans un premier temps, est de faire en sorte que les deux parties puissent bouger sans que ni l’une ni l’autre ne perde la face. Si une "photo-opportunity" a bien lieu à New York (les premières réactions de M. Rohani sont mitigées), un immense travail de fond restera à faire, pour lequel la diplomatie française pourrait trouver à s’employer.

  • LA PRÉSERVATION D'UNE PISTE MULTILATÉRALE

C’est apparemment sur ce point un résultat limité, mais il faut se souvenir qu’il y a un an, la faisabilité d’un sommet du G7 n’était pas assurée.
 
Or, en cette année 2019, comme les années précédentes, la venue d’un certain nombre de dirigeants tels que M. Modi, M. Kagamé, M. Piñera, M. Sissi, M. Sall ou M. Kaboré, les projets concrets qui ont été lancés ou abordés, la mise en scène de l’affaire des incendies en Amazonie – qui a permis de contraindre M. Trump à faire cause commune avec ses pairs sur un aspect vital de la gestion du changement climatique –, tout cela démontre que la pertinence d’une coopération multilatérale reste d’actualité. Ce sommet de Biarritz d’un groupe réputé démodé a fait jaser toute la planète.
 
À partir de là, il est possible que le G7 ne survive pas à son édition de 2020 et que Donald Trump fasse exploser ce "format" comme disent les diplomates. Il n’est pas exclu que le Président américain trouve cependant suffisamment d’intérêt à l’exercice pour en assurer la pérennité. On ne peut non plus complètement écarter l’hypothèse qu’un Démocrate succède en 2021 à l’actuel locataire de la Maison Blanche. Dans ce cas, la diplomatie macronienne, sur la même ligne que celle des autres membres du G7, aura eu le mérite de faire traverser une passe difficile à une enceinte qui constitue un des rouages de la délicate mécanique de la coopération internationale – rouage d’autant plus important précisément en ce moment où cette mécanique est largement enrayée ou soumise à des pressions très fortes.

  • UN DÉBUT DE LEVÉE DE L'HYPOTHÈQUE RUSSE

Les commentaires français insistent beaucoup sur le ralliement explicite du Président Macron à la thématique qui est celle d’un courant dominant dans l’establishment français, allant de Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers, en passant par Hubert Védrine, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Chevènement et beaucoup d’autres.
 
Selon cette thématique, l’Europe aurait commis une erreur stratégique en laissant la Russie s’éloigner ; persister dans cette erreur conduirait à la pousser dans les bras de la Chine. De surcroît, la Russie serait au cœur de la plupart des crises – Afghanistan, Syrie, Libye, Ukraine – qu’il serait impossible de vouloir régler sans elle. Hubert Védrine s’indigne que nous ayons de plus mauvaises relations avec la Russie actuelle qu’avec l’URSS à la fin de la Guerre froide : il n’en tire pas la conclusion que les derniers dirigeants soviétiques avaient peut-être plus de considération, ou en tout cas d’intérêt pour l’Europe que n’en a l’actuel chef du Kremlin, mais celle que la charge de la preuve revient aux Européens. De quels leviers disposent les démocraties pour adresser des signes de réconciliation à un pays qui détient toujours des marins ukrainiens, soutient les séparatistes dans ce pays, l’Ukraine, qu’il a amputé d’une partie de son territoire, bombarde allégrement des populations civiles en Syrie, a plus ou moins réduit le Conseil de sécurité des Nations Unies à l’impuissance ?
 
Le retour de la Russie dans le Conseil de l’Europe, effectué au printemps, faisait partie de ces signaux de réconciliation. Un geste plus spectaculaire serait sa réintégration dans le G7 qui redeviendrait le G8. Il se trouve que c’est de toute façon le vœu de M. Trump. On ne peut donner tort à M. Macron d’avoir procédé à Biarritz à un tour de table sur la question : seul le Président du Conseil italien a soutenu la position de Donald Trump. Emmanuel Macron s’en est tiré par l’une de ces motions de synthèse qui font le charme éternel de la diplomatie la plus classique : la candidature de la Russie pourrait être réexaminée si des progrès sont accomplis sur le dossier ukrainien (dans l’une de ses conférences de presse, il a aussi mentionné la nécessité de progrès sur l’affaire Skripal, sans doute sous pression de la délégation britannique). Un sommet dans le format dit "Normandie"(Allemagne, France, Russie, Ukraine) va être organisé très prochainement. Ce sera donc un test important.
 
Cela n’empêchera pas le Président Trump de convier Poutine au sommet de l’année prochaine des grandes démocraties industrialisées - mais en tant qu’invité et non en tant que membre du groupe. Une réintégration proprement dite, selon la thèse formulée par Emmanuel Macron, suppose un changement de comportement de la part de Moscou, au moins sur le dossier ukrainien.
 
Les commentateurs français ont beaucoup glosé sur ce qui leur apparaît comme un tournant de la diplomatie macronienne. Certains ont été frappés de ce que, à plusieurs reprises, notamment lors de son allocution devant la conférence des Ambassadeurs, le Président ait mis en garde ce qu’il a appelé "l’Etat profond" contre une prudence routinière hors de saison, notamment sur ce sujet russe. Il est assez classique sous la Vème République que le président de la République marque de l’impatience devant des "résistances" venant des services (même si celles-ci sont moins redoutables que des excès de zèle des mêmes services). M. Macron partage-t-il pour autant l’illusion de ceux qui croient qu’il suffit de "parler aux Russes" pour que ceux-ci se révèlent coopératifs ? Le fait est que, jusqu’ici, sa démarche est plus prudente : il a fait des gestes symboliques ; il est prêt à en faire d’autres (se rendre à Moscou l’année prochaine pour le 75ème anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale) ; il n’en attend pas moins des mesures concrètes de la Russie sur l’Ukraine avant d’aller plus loin.

L’idée stratégique qu’il a énoncé devant les ambassadeurs est que nous devons au moins nous efforcer d’offrir à la Russie une autre option que celle de tomber dans l’orbite de la Chine. Aux dirigeants russes, ensuite, de choisir. Il n’est pas certain qu’un tel message soit audible au Kremlin. Certains commentateurs russes ont d’ailleurs dénoncé comme un piège la "carotte" d’un retour au G8 : selon eux, cela reviendrait à relégitimer une enceinte "libérale" en phase terminale et la Russie aurait naturellement un prix d’entrée élevé à payer. Quoi qu’il en soit, l’argument du Président Macron est qu’ "il faut essayer", que cela "mérite d’être tenté".

Certains commentateurs russes ont d’ailleurs dénoncé comme un piège la "carotte" d’un retour au G8 : selon eux, cela reviendrait à relégitimer une enceinte "libérale" en phase terminale et la Russie aurait naturellement un prix d’entrée élevé à payer.

Ne réduisons pas au demeurant la démarche de politique étrangère de Macron à un pur pragmatisme voire à un pur opportunisme. Ce Président ne se trouve jamais complètement là où lui-même a donné l’impression de se placer. Dans ce même discours aux ambassadeurs, son développement sur la Russie, apparemment destiné à appeler son auditoire au réalisme, était précédé d’un développement sur les droits de l’Homme et le défi que constitue l’avancée de l’"ensauvagement" du monde (expression qu’il a utilisé à trois reprises). Il a replacé la "question russe" dans un double contexte :

  • D’une part, comme on l’a noté, celui de la montée en puissance de la Chine. Là aussi, il serait schématique de ne retenir de l’analyse présidentielle que son adhésion à la thèse (dite "antichinoise") de "l’axe indopacifique". En fait, le Président a noté qu’il fallait pouvoir entretenir un réseau d’alliances sur l’axe indopacifique pour avoir des atouts vis-à-vis de Pékin ; il a mentionné aussi l’importance d’une stratégie d’engagement à l’égard de la Chine faite de réciprocité et de coopération.
     
  • D’autre part, le président de la République a repris l’expression selon laquelle les puissances émergentes seraient des "Etats-civilisations". Là où, à Brégançon, il avait exalté la "Russie des Lumières" (sollicitant beaucoup l’Histoire), dans la salle des fêtes de l’Elysée, il a rappelé que la Russie de M. Poutine portait un "projet orthodoxe" de même que la Hongrie de M. Orban un "projet catholique". Il a regretté que l’Europe ne paraisse plus capable d’opposer à ces projets une "inspiration humaniste" qu’elle est seule capable – et non les Etats-Unis – de projeter sur la vaste scène du monde.

 
Ainsi, Macron l’Européen n’a pas disparu derrière les succès – peut-être éphémères – du grand président mondialiste. On ne peut que se réjouir du retour d’Emmanuel Macron sur la scène du monde puisque celui-ci donne un nouvel éclat à l’influence de la France. Le Président est cependant sans doute plus conscient que quiconque que c’est d’abord sur le théâtre européen que se joue notre destin – et celui de sa présidence. Il a posé sur ce terrain des jalons depuis les élections européennes, avec notamment la désignation d’une présidente de la Commission qui lui doit beaucoup. On doit espérer que son regain de prestige au plan global joue en sa faveur pour les prochaines grandes manœuvres européennes.

 

Copyright : Ian LANGSDON / POOL / AF

 

Ajouter un commentaire

Commentaire

  • Balises HTML autorisées : <a href hreflang> <em> <strong> <cite> <blockquote cite> <code> <ul type> <ol start type='1 A I'> <li> <dl> <dt> <dd> <h2 id='jump-*'> <h3 id> <h4 id> <h5 id> <h6 id>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Seules les images hébergées sur ce site peuvent être placées dans une balise <img>.

Envoyer cette page par email

L'adresse email du destinataire n'est pas valide
Institut Montaigne
59, rue la Boétie 75008 Paris

© Institut Montaigne 2017