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Portrait de Jair Bolsonaro - président de la République Fédérative du Brésil

BLOG - 21 Décembre 2018

Jair Bolsonaro a surgi de nulle part. Il prend les rênes d’un pays important, qui avec le président Lula et dans une certaine mesure Dilma Rousseff avait acquis, grâce à son statut de grand émergent, une influence notable sur le plan international. Un néo-autoritaire à Brasilia n’aura peut-être qu’une marge de manœuvre limitée en politique internationale mais son arrivée sur la scène constitue symboliquement un tournant, compte tenu de cette sorte de paradoxe : un retour en arrière qui est dans l’air du temps, dans un pays qui vient de sortir du sous-développement. Le professeur Frederic Louault, grand spécialiste du Brésil à l’Université libre de Bruxelles, décrypte pour nous, au-delà des caricatures trop répandues, la personnalité d’un improbable président du Brésil.

Michel Duclos, conseiller spécial géopolitique, rédacteur en chef de cette série


Dimanche 28 octobre 2018. 19h18. Le candidat de l’extrême droite, Jair Messias Bolsonaro (Parti social libéral), est officiellement élu 38e président de la République du Brésil. Une victoire sans appel avec plus de 55 % des suffrages valides. Ses sympathisants descendent dans les rues pour célébrer l’élection de cet homme qu’ils considèrent comme le sauveur de la patrie, chantre de la lutte contre l’insécurité et la corruption. D’autres pleurent le triomphe d’un individu surtout réputé pour ses prises de positions misogynes, homophobes, racistes et haineuses. Ils dénoncent son mépris des droits humains et des libertés fondamentales. Ils s’inquiètent d’un projet politique qu’ils jugent obscurantiste et ultraconservateur, combiné à un programme économique résolument libéral. Ils craignent surtout une dégradation de la démocratie, voire un basculement vers un régime autoritaire d’inspiration militaire ou théocratique.
 
Affectés par la crise économique, abasourdis par l’ampleur des scandales de corruption, dégoûtés par le comportement de leurs élites politiques, tétanisés par un climat de violence – plus de 60 000 homicides l’an passé – et, surtout, noyés sous des flots de fake news, les Brésiliens ont voté sans boussole. Animés par un puissant désir de changement. Sans se préoccuper du programme de Bolsonaro (un programme d’ailleurs minimaliste et très vague). Ils ont fermé les yeux sur ses multiples provocations, et minimisé la portée de ses multiples excès rhétoriques. Cette élection plonge le Brésil dans l’inconnu. Consciemment ou non, les Brésiliens ont signé le plus grand chèque en blanc de leur histoire. Car personne ne sait bien où le pouvoir le mènera, ni où il mènera le pays.

Cette élection plonge le Brésil dans l’inconnu. Consciemment ou non, les Brésiliens ont signé le plus grand chèque en blanc de leur histoire.

Bolsonaro a été élu sur les cendres du système politique brésilien et sur la dépouille de l’ancien président Lula. Alors qu’il était en tête des intentions de vote devant Bolsonaro, Lula a été emprisonné pour corruption, puis sa candidature a été invalidée le 1er septembre. Depuis la mise hors-jeu de Lula, Bolsonaro n’a pas vraiment fait campagne. Victime d’une attaque au couteau le 6 septembre, il a passé plus de trois semaines à l’hôpital, d’où il n’est sorti qu’une semaine avant le premier tour. Cloîtré à son domicile, il s’est ensuite contenté de mobiliser les réseaux sociaux pour entretenir sa dynamique de popularité et attiser le rejet du PT.

C’est donc assez naturellement que "le mythe", comme aiment à le surnommer ses partisans, choisit les réseaux sociaux pour prononcer son premier discours de victoire, le 28 octobre. Huit minutes sur Facebook Live, en connexion avec 330 000 internautes depuis son domicile. Bolsonaro est assis devant une table blanche. Le décor est minimaliste : un cahier, un stylo Bic, un gobelet en plastique et quelques livres, dont la Bible et la Constitution brésilienne. Le nouveau Président la joue sobre. Mais c’est surtout un second discours, prononcé plus tard dans la soirée et retransmis en direct à la télévision, qui donne le ton du futur gouvernement. Seule la Record TV, puissant média contrôlé par l’évêque évangélique Edir Macedo (le fondateur de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu) est présente. La scène s’ouvre avec une bénédiction déclamée par le pasteur et chanteur Magno Malta, sénateur sortant et ami du nouveau président. L’oraison est ponctuée par le slogan de campagne de Bolsonaro : "Le Brésil au-dessus de tout. Dieu au-dessus de tous". Bolsonaro prend ensuite la parole : "je veux d’abord remercier Dieu, qui à travers les mains d’hommes et de femmes de [la clinique] Santa Casa de Juiz de Fora et de l’Hôpital Albert Einstein à São Paulo, m’a laissé en vie. Avec toute certitude, c’est là une mission de Dieu, que nous serons prêts à accomplir". Puis il entame la lecture de son discours en citant un verset de la Bible : "Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira" [Jean, 8.32].
 
Alea jacta est. C’est bien la religion qui va guider le mandat de Bolsonaro. Et les puissantes églises évangéliques affirment avec aplomb leur influence politique. Bolsonaro ne s’est tourné que tardivement vers la religion évangélique, après avoir rencontré en 2007 sa troisième femme, Michele Reinaldo Bolsonaro. Leur union a été célébrée en 2013 par le célèbre pasteur et télé-évangéliste Silas Malafaia. Puis Bolsonaro a été baptisé en mai 2016 dans le fleuve Jourdain (Israël) par le pasteur Everaldo, ministre évangélique de l’Assemblée de Dieu et président du Parti Social-Chrétien (PSC). Ses influences chrétiennes sont néanmoins lointaines. Il baigne depuis sa naissance dans la dévotion religieuse. Après une grossesse difficile, sa mère a même attribué à Dieu la naissance miraculeuse de cet enfant. Pour rendre hommage au Christ, elle avait même proposé Messias comme premier prénom. Jair lui a été préféré par son père, cette fois-ci en hommage à un joueur de la sélection brésilienne de football (Jair Rosa Pinto). Cependant, la trajectoire du nouveau Président ne peut pas être lue à la seule lumière de sa foi. Si le rapport à Dieu a profondément orienté sa carrière, Bolsonaro a un dévouement tout aussi inébranlable envers l’armée.

Jair Bolsonaro naît le 21 mars 1955, dans une famille catholique de six enfants, aux origines italiennes et allemandes. Son enfance est marquée par le contexte de Guerre Froide et la "menace communiste" (1955-1964), puis par l’avènement du régime militaire (1964-1985), dont il se dit aujourd’hui nostalgique. Il a neuf ans lorsque les militaires organisent, avec l’appui des Etats-Unis, le coup d’Etat du 31 mars 1964. Mais ne lui parlez pas de coup d’Etat. Pour lui, cet évènement fut une Révolution militaire. Bolsonaro grandit donc sous le régime militaire, dans la ville d’Eldorado (São Paulo).

Si le rapport à Dieu a profondément orienté sa carrière, Bolsonaro a un dévouement tout aussi inébranlable envers l’armée.

Au début des années 1970, il fréquente des militaires installés dans la région pour lutter contre un foyer de guérilla marxiste, et se passionne pour leur métier. D’après ses propres déclarations, il aurait alors contribué à la traque du célèbre guérillero Carlos Lamarca, en fournissant des informations à l’armée. L’année suivante, il entre à l’Ecole préparatoire des Cadets de l’armée. Il intègre ensuite la prestigieuse Académie militaire des Aiguilles Noires (AMAN), dont il sort diplômé en 1977. Après avoir servi dans l’Artillerie de campagne, il rejoint la Brigade d’infanterie parachutiste et devient capitaine. Mais sa carrière militaire connait plusieurs accrocs. Dans une fiche militaire produite en 1983, on lui reproche une "ambition excessive à s’accomplir financièrement et économiquement". L’un de ses supérieurs évoque une personnalité "immature", ayant "en permanence l’intention de diriger les officiers subalternes, ce qui suscitait toujours du rejet, tant en raison du traitement agressif envers ses camarades que par le manque de logique, de rationalité et d’équilibre dans la présentation de ses arguments". En 1986, Bolsonaro publie dans la presse, sans l’autorisation de ses supérieurs, une chronique intitulée "Le salaire est bas", dans laquelle il dénonce les mauvaises conditions salariales des militaires. On y lit notamment : "je rends public ce témoignage pour que le peuple brésilien connaisse la vérité sur ce qui arrive à la masse de professionnels préparés pour le défendre. (…) Le Brésil au-dessus de tout". Cette tribune lui vaut quinze jours d’emprisonnement, mais aussi un respect certain parmi les militaires. L’année suivante, il est au cœur d’un nouveau scandale, après avoir évoqué dans un entretien avec la revue Veja un projet d’attentat dans une caserne pour protester encore contre les mauvaises rémunérations. Il est révoqué par le Conseil de Justification Militaire, puis absous faute de preuves par le Tribunal Supérieur Militaire et réintégré en juin 1988. Bolsonaro devient alors officier de réserve et se lance en politique pour continuer à défendre les intérêts des militaires. Il est d’abord élu député de la ville de Rio de Janeiro (1988). Puis il siège à la Chambre fédéral de 1990 à 2018, sous les couleurs de sept partis politiques différents. Trente années de mandats. Une belle expérience pour quelqu’un qui se présente en 2018 comme un outsider et un candidat antisystème…

Jair Bolsonaro propose une réinterprétation militaro-religieuse de la devise du Brésil inspirée du positivisme comtien :"Ordre et Progrès".

Dans les années 1990, il s’oppose violemment au Président social-démocrate Fernando Henrique Cardoso (1995-2002), qu’il accuse d’humilier les militaires et qui aurait mérité, selon lui, d’être "fusillé". En 1999, il profite d’une interview télévisée pour clarifier sa vision de la démocratie :
 
"Les choses ne vont changer, malheureusement, que quand nous nous lancerons dans une guerre civile ici. Et en faisant le travail que le régime militaire n’a pas fait, en tuant trente mille personnes. A commencer par Fernando Henrique Cardoso" (TV Bandeirante, 1999).

Il défend alors des positions nationalistes et dénonce les programmes de privatisation portés par Cardoso. Tout le monde peut changer, rétorque-t-il maintenant à ses détracteurs, lorsque ceux-ci soulignent l’incohérence entre ces positions passées et le néolibéralisme outrancier qu’il défend actuellement. Dans le même esprit, il ne se cache pas d’avoir voté pour Lula en 2002, pour ensuite devenir le chef de chœur d’un "antipétisme" (rejet du Parti des travailleurs) radical et appeler ses sympathisants à fusiller les militants du PT.
 
Sous les gouvernements de Lula (2003-2010) puis de Rousseff (2011-2016), Jair Bolsonaro oriente son activité sur le terrain des valeurs et de la religion. Dieu s'affiche de manière plus ostensible dans son discours comme vecteur de son engagement. Il relâche quelque peu son ancrage militaire au profit de nouveaux étendards : la morale chrétienne, les valeurs familiales, l’éducation, la lutte contre le "communisme" et le "marxisme culturel", mais aussi la sécurité et, plus récemment, la corruption. Il propose une réinterprétation militaro-religieuse de la devise du Brésil inspirée du positivisme comtien :"Ordre et Progrès". On pourrait d’ailleurs transposer à son projet politique et social la formule prononcée par le maréchal de France Mac Mahon en 1873 : "Avec l'aide de Dieu, le dévouement de notre armée, qui sera toujours l'esclave de la loi, avec l'appui de tous les honnêtes gens, nous continuerons l'œuvre de la libération de notre territoire, et le rétablissement de l'ordre moral de notre pays". Cet ordre moral sous-tend une reprise en main vigoureuse de la société, le renforcement de l’éducation religieuse et une lutte farouche contre le radicalisme républicain. Ce sont là les principaux chantiers que se fixe Bolsonaro pour construire son Brésil du 21e siècle. Dans la brève notice biographique publiée sur son site web officiel, on peut d’ailleurs lire que Bolsonaro s’est illustré à travers différentes initiatives législatives : pour la défense des droits des militaires, contre l’érotisation infantile dans les écoles, pour plus de discipline dans les institutions d’enseignement, pour la réduction de la majorité pénale, pour la libéralisation du port d’armes et le droit à la légitime défense, pour la défense de la propriété privée, pour les valeurs chrétiennes et pour la famille traditionnelle. Autant de thèmes qui constituent le socle de sa participation aux élections de 2018.

Pourtant, un rapide survol de ses activités parlementaires met à jour un tout autre constat. Bolsonaro est un homme de rhétorique plus que d’action. Durant ses 7 mandats de député fédéral, il a prononcé 1 540 discours à la Chambre fédérale et a présenté plus de 150 projets de loi. Mais il n’est parvenu à faire adopter que deux lois mineures : l’une pour permettre que le matériel informatique soit exempté de l’impôt sur les produits industrialisés (IPI), l’autre pour autoriser la commercialisation et l’usage d’une "pilule du cancer" à l’efficacité douteuse.

En réalité, Bolsonaro n’a pas besoin du travail législatif pour exister politiquement. Il a une autre stratégie, qui consiste à créer la polémique.

Il n’a présidé aucune commission, n’a dirigé aucun groupe politique. Il a bien brigué trois fois la présidence de la Chambre fédérale (2005, 2011, 2017), mais n’a recueilli au total que quinze votes, dont quatre lors sa dernière tentative en février 2017. Déjà pré-candidat à l’élection présidentielle de 2018, il végétait à l’époque autour de 5 % d’intentions de vote.

Un observateur averti de la vie politique brésilienne résume ainsi la place de Bolsonaro dans le paysage politique national avant les élections de 2018 : "ce n’est pas un parlementaire important, il est médiatique. Il a de la visibilité en raison de son caractère autoritaire, mais c’est un parlementaire inefficace, qui ne pèse pas dans les décisions importantes". En réalité, Bolsonaro n’a pas besoin du travail législatif pour exister politiquement. Il a une autre stratégie, qui consiste à créer la polémique. C’est là sa grande spécialité, dont il jouit jusqu’à la caricature et sans états d’âme. Injures, apologie de la violence et de la torture, apologie du viol, incitation à la haine… Sa panoplie est garnie.

C’est d’ailleurs le député qui fait l’objet du plus grand nombre de procédures disciplinaires auprès du Conseil d’éthique du Congrès. Le florilège ci-après donne le ton :

  • "[Le dictateur chilien] Pinochet aurait dû tuer plus de monde" (1998) ;
  • "Je ne vais pas combattre ni discriminer, mais si je vois deux hommes s’embrasser dans la rue, je vais frapper" (2002) ;
  • "Je serais incapable d’aimer un fils homosexuel. Je préférerais que mon fils meurt dans un accident plutôt que de le voir apparaître avec un moustachu" (Playboy, 2011) ;
  • "Il n’y a pas de risque [que mes enfants sortent avec des femmes noires], ils ont été très bien élevés" (2011) ; "Je ne te violerai pas, parce que tu ne le mérites pas" (2014) ;
  • "L'erreur de la dictature [brésilienne] a été de torturer sans tuer" (2016).

Il laisse à ses sympathisants le soin de prendre le relai et d’œuvrer – dans les rues et via les réseaux sociaux – à la "bolsonarisation" de l’espace public.

Son dernier coup d’éclat a lieu le 17 avril 2016, lors de la très médiatisée procédure de destitution contre la présidente Dilma Rousseff. Chaque député dispose d’une poignée de secondes en plénière pour justifier son vote. Bolsonaro monte à la tribune. Il vote en faveur de la destitution et dédie son vote "à la mémoire du Colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, la terreur de Dilma Rousseff". Considéré comme le principal tortionnaire de la dictature militaire, Ustra commandait les sessions de torture dans le Centre d’Opérations de Défense Interne (Doi-Codi) de São Paulo, où Rousseff fut emprisonnée et torturée au début des années 1970.

Cet épisode confère une visibilité nationale à Bolsonaro, dont la notoriété était limitée à sa zone électorale (Rio de Janeiro) et à quelques secteurs de l’extrême-droite. Pour élargir sa base électorale et renforcer sa posture de présidentiable à l’approche du scrutin, Bolsonaro s’efforce ensuite de tempérer ses élans rhétoriques. Il laisse à ses sympathisants le soin de prendre le relai et d’œuvrer – dans les rues et via les réseaux sociaux – à la "bolsonarisation" de l’espace public.
 
S’il est une attraction médiatique, l’homme n’est pourtant pas un tribun. Il est même franchement austère, aux antipodes des grands orateurs latino-américains, des populistes classiques du siècle passé tels Vargas ou Perón, ou des dirigeants charismatiques du 21e siècle comme Lula ou Chávez. Il est particulièrement mal à l’aise dans les débats. Conscient de ses limites, il a refusé, pour des raisons "médicales et stratégiques", de participer aux six débats télévisés prévus dans l’entre-deux tours. Et il suffit d’écouter son premier discours en tant que président élu pour prendre la mesure de son style oratoire : ton monocorde, visage crispé, les yeux accrochés à ses notes. Les minutes paraissent des heures. C’est sur les réseaux sociaux que Bolsonaro excelle et s’affirme. Lorsqu’il faut condenser et simplifier. Lorsqu’il peut librement déformer les faits et jouer avec les chiffres pour produire ses "vérités", sans contradicteur. A la fois dans son époque et hors du temps, il mobilise les nouvelles technologies avec une touche rétro, voire vieillotte. A l’heure où certains testent des meetings par hologramme, lui organise des discours en duplex par téléphone portable. Son allocution récitée depuis la terrasse de sa résidence, dans un quartier huppé de Rio de Janeiro, et destinée à des milliers de militants amassés sur la principale avenue de São Paulo, est un modèle de modernisation désuète…
 
Les Brésiliens qui ont voté pour lui au second tour de l’élection présidentielle n’ont tenu rigueur ni de ses excès rhétoriques, ni de son inefficience en trente ans de mandats, ni même de la vacuité de son programme. Mais ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Chez Jair Bolsonaro, tout est limpide comme l’eau d’un bénitier. Le nouveau Président est une Bible ouverte : il affirme ce qu’il pense et il pense ce qu’il affirme. Ses paroles ont valeur de vérité. Une question demeure, alors qu’il doit prendre ses fonctions le 1er janvier 2019 : jusqu’où est-il prêt à aller pour faire aboutir son projet ? Le risque de voir la démocratie se déliter et le gouvernement dériver vers une forme d’autoritarisme ne doit pas être pris à la légère, tant le mépris de Bolsonaro pour les institutions démocratiques, les droits humains et les libertés fondamentales est prononcé.

 

Bibliographie
Flávio Bolsonaro, Jair Messias Bolsonaro - Mito ou Verdade, Rio de Janeiro: Altadena Editora, 2017.
 

Illustration de David MARTIN, pour l'Institut Montaigne.

 

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