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Portrait de Matteo Salvini - ministre de l’Intérieur italien

BLOG - 21 Décembre 2018

Nous avions publié cet été sur ce blog une série de portraits – dus à des plumes autorisées – de personnages que nous avons qualifiés de "Néo-autoritaires". M. Poutine ouvrait la série et M. Trump fermait le ban, avec entre ces deux hérauts M. Orban, M. Erdogan, le maréchal Sissi, MBZ et MBS, réunis dans un double portrait, Bachar el-Assad, M. Modi et M. Xi Jinping. Notre parti-pris – mettre dans le même sac des dirigeants appartenant à des cultures politiques très différentes – a fait débat. Le fait est cependant que la démonstration a porté : l’air de famille entre ces chefs d’Etat et de gouvernement si hétérogènes est bien l’une des composantes de l’air de notre temps.

On nous a donc suggéré de demander à d’autres auteurs également compétents une seconde galerie de portraits. Nous restons fidèles à notre choix assumé d’une distribution arbitraire. Voici pour commencer Matteo Salvini, dépeint par Marc Lazar, professeur à Sciences Po et éminent connaisseur de l’Italie. Le ministre de l’Intérieur italien n’est pas un dictateur. Les libertés pour l’instant ne sont pas menacées en Italie. Le chef de la Ligue incarne cependant un composé d’autoritarisme, de nationalisme et de rejet des immigrants dont on presse qu’il ne peut que conduire à une mise en cause des institutions démocratiques classiques. Quel modèle alternatif a-t-il en tête ? 

Michel Duclos, conseiller spécial géopolitique, rédacteur en chef de cette série


Son parti a obtenu 17,4 % des voix à la Chambre des députés aux élections de mars dernier, et il est crédité aujourd’hui de plus de 33 % des intentions de vote selon les différents instituts de sondages. L’écrasante majorité des Italiens déclare apprécier son action de Ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement, quand bien même il n’y passe guère de temps. Ses déclarations et ses décisions sur les immigrés, la lutte contre la délinquance et en faveur de la sécurité de la vie quotidienne sont plébiscitées. Partout où il passe dans la péninsule – l’intéressé est en campagne permanente –, des foules enthousiastes l’accueillent. Selon l’institut Demos & Py, une grande partie des Italiens voient en lui "l’homme fort" de l’Italie et "l’homme du futur". Ses soutiens proviennent surtout des petits commerçants, des artisans, des travailleurs indépendants, des chefs des petites et moyennes entreprises, des femmes au foyer, des ouvriers, des chômeurs, des personnes les moins instruites, des habitants de communes de moins de 10 000 habitants, enfin des personnes situées dans les tranches d’âge 35-49 ans et 50-64 ans nous apprend Ipsos Italia. Qui est donc Matteo Salvini et comment expliquer sa popularité particulièrement consistante ?

Matteo Salvini est né le 9 mars 1973 dans une famille de la moyenne bourgeoisie milanaise. Après des études dans un très bon lycée de la métropole lombarde, il s’inscrit à l’Université d’Etat de Milan en Sciences Politiques puis en Histoire. Mais atteint par le virus de la politique, il déserte les amphithéâtres et les salles de cours. En effet, inscrit depuis 1990 à la Ligue du Nord, il a commencé à vraiment militer l’année suivante. Il entame alors une pleine carrière d’activiste et de professionnel de la politique dans le mouvement des jeunes "leghisti", dans le parti lui-même et au Conseil communal de Milan où il a été élu à 20 ans, un mandat auquel il se montre très attaché et qu’il exercera durant près de deux décennies. Parallèlement, il est journaliste dans la rédaction du journal La Padania de 1997 à 1999, date à laquelle il commence à travailler à la radio Padania libera où il fait preuve d’un réel et grand talent. Au sein de la Ligue du Nord, il anime un petit courant dit des "communistes padans", ce qui lui permettra de se faire élire au "Parlement de la Padanie", une institution voulue par le fondateur du parti, Umberto Bossi, qui siège à Mantoue mais dénuée de la mondre valeur juridique en Italie. En 2004, Matteo Salvini est élu au Parlement européen. Il en démissionne deux ans plus tard pour se faire réélire conseiller communal à Milan.

Matteo Salvini va assez rapidement négocier un virage complet de son parti, en transformant la Ligue du Nord en Ligue de Matteo Salvini.

En 2008, il est élu au Parlement italien, qu’il abandonne l’année suivante pour repartir au Parlement européen. En 2012, il devient secrétaire de la Ligue lombarde, la principale des ligues régionalistes qui compose la Ligue du Nord. En 2013, il est élu au Parlement italien mais renonce à son poste pour demeurer à celui de Strasbourg. A la fin de cette année-là, il se fait élire contre Umberto Bossi, secrétaire de la Ligue du Nord. Le parti est alors en pleine crise. Il a à peine recueilli 4 % des voix aux élections générales de 2013 (contre le double en 2008). Umberto Bossi est affaibli par la maladie, et au cœur de divers scandales qui touchent d’autres représentants de la direction du parti.
 

Matteo Salvini va assez rapidement négocier un virage complet de son parti, en transformant la Ligue du Nord en Ligue de Matteo Salvini. Les Italiens, depuis presque une décennie, vivent une profonde crise économique engendrant une réelle souffrance sociale – chômage élevé, creusement des inégalités, augmentation de la pauvreté – qui perdure jusqu’à nos jours malgré, en 2018, une timide reprise de la croissance et un commerce extérieur florissant. En sont rendus responsables, entre autres, les partis du centre gauche et du centre droit qui ont gouverné le pays et mené des politiques d’austérité dans la lignée de celles imposées par Mario Monti lorsqu’il était président du Conseil entre 2011 et 2013. D’où l’aspiration à un changement radical et la quête éperdue de la nouveauté. Salvini parvient justement à se présenter comme un homme neuf alors qu’il est depuis 28 ans en politique.

Dans le passé, il était la parfaite incarnation de la Ligue du Nord, arborant volontiers la chemise verte de son parti, injuriant et dénigrant les habitants du Sud ou fustigeant l’Italie. Ainsi, de manière spectaculaire, il avait refusé de serrer la main du président de la République Carlo Azeglio Ciampi en visite officielle à Milan en 2013, déclarant qu’il ne se sentait pas représenté par lui. Or, désormais Salvini cesse d’attaquer les méridionaux et le "parasitisme" de la capitale, Rome. De même, il s’en prend avec encore plus de virulence que ne le faisait jusqu’ici la Ligue du Nord à l’Union européenne et aux immigrés. La première a profondément déçu les Italiens qui, après avoir été les plus europhiles du continent, ont basculé désormais dans l’euroscepticisme. Ce changement historique s’est produit en quatre temps. D’abord, avec l’introduction des critères de Maastricht qui ont mis un terme à des dépenses publiques considérables qui profitaient aux Italiens. Ensuite, avec la monnaie unique mal vécue par les consommateurs transalpins, d’où leur attachement mitigé à l’euro qui demeure néanmoins majoritaire mais s’avère le plus faible de tous les pays de la zone euro. Puis à cause de la crise financière et économique de 2007-2008 qui a durement frappé la péninsule. Enfin, du fait d’une dernière crise, celle ouverte par l’arrivée massive de migrants à partir de 2013. Aussi, pour les Italiens, l’Europe n’est-elle plus comme auparavant synonyme de prospérité et de protection. Par ailleurs, nombre d’entre eux ressentent comme un traumatisme les cinq millions d’immigrés réguliers, quatre fois plus qu’en 2001, le demi-million de clandestins et précisément le flux de migrants arrivés sur les côtes italiennes. En outre, depuis plus d’un quart de siècle, la globalisation, l’européanisation et les chocs migratoires ont amené les Italiens à s’interroger à nouveaux frais sur leur identité. Une question récurrente depuis l’unité italienne en 1861.

Une sensibilité nationale qui s’affirme, d’autant plus que les Italiens ont le sentiment, tout d’abord, d’être humiliés par "l’arrogance" de certains pays européens, notamment, pour des raisons différentes, l’Allemagne et la France, mais aussi de subir un déclin – économique et démographique (avec des taux de natalité de 7,8 pour 1 000 et de fécondité de 1,34 enfant par femme, les plus bas de l’Union européenne) – ; et, enfin, d’avoir été abandonnés, en particulier par la France, face à l’arrivée des réfugiés. Or Salvini se présente comme le héraut d’une nation italienne dont il donne une définition ethnique et culturelle, la religion catholique, dans sa version traditionnelle, différente de celle du Pape François, constituant selon lui l’un de ses piliers fondamentaux. Il ne cesse de proclamer la prééminence de la souveraineté nationale : "d’abord, les Italiens" est l’un de ses slogans favoris. Bref, avec lui et grâce à lui, la Ligue du Nord est devenue une sorte de Ligue nationale.

Salvini se présente comme le héraut d’une nation italienne dont il donne une définition ethnique et culturelle, la religion catholique, dans sa version traditionnelle, différente de celle du Pape François, constituant selon lui l’un de ses piliers fondamentaux.

Elle n’est plus simplement localisée dans le nord du pays, son grand bastion, mais a largement percé dans le centre de la péninsule (Emilie-Romagne, Toscane, Marches, Ombrie), jusqu’ici zone de force historique de la gauche, et a commencé à s’implanter dans le Mezzogiorno. Au niveau européen, la Ligue affirme désormais sa proximité avec les partis et des mouvements populistes d’extrême-droite européens, à commencer par le Rassemblement National, surtout dans la perspective des élections européennes. Toutefois, l’ambition de Salvini de devenir un leader européen – contre celui qu’il a désigné comme son grand ennemi Emmanuel Macron – en rassemblant toutes les formations populistes dans une "Ligue des Ligues en Europe" comme il l’a proclamé en meeting en juillet dernier se heurte à de sérieux obstacles dus aux divergences de stratégies et à la conception de la défense des intérêts nationaux de chacun des partis populistes auxquels il tend la main.

Enfin, Salvini a cherché et réussi à renverser le rapport de force en sa faveur dans la coalition de droite et de centre droit à laquelle appartenait son parti pour les élections de 2018, profitant de l’affaiblissement de Forza Italia de Silvio Berlusconi : bien plus, tous les sondages démontrent qu’il a maintenant complètement marginalisé celui-ci. Dans les intentions de vote, la Ligue est devenu le premier parti italien. Il se situe devant le Mouvement 5 étoiles, qui avait obtenu le plus de suffrages (32,7 %) lors du scrutin du mois de mars, avec lequel la Ligue gouverne le pays depuis le mois de juin. Cela après qu’ils eurent écrit un contrat de gouvernement improbable, du fait qu’ils étaient jusqu’alors en concurrence, qu’ils sont en désaccord sur de très nombreux sujets et qu’ils représentent des intérêts divergents. Davantage, lui qui est non seulement ministre de l’Intérieur mais aussi vice-président du Conseil, a rapidement pris l’ascendant sur son acolyte, l’autre vice-président du Conseil Luigi Di Maio, le dirigeant du Mouvement 5 étoiles, ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales. Salvini intervient sur tous les sujets et éclipse également le Président du Conseil, Giuseppe Conte. En d’autres termes, Matteo Salvini est l’homme-clef du gouvernement italien.

Il espère pouvoir sceller en position de force des alliances avec Forza Italia et d’autres petits partis, ce qui lui permettrait d’occuper l’espace allant du centre droit à l’extrême-droite.

Il s’avère un communicant remarquable. Il est partout : à la télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux ou en meetings. Actif et réactif continûment. Avec un langage simple, efficace, brutal, ironique, cinglant, vulgaire, la vulgarité administrant, pour ceux qui le soutiennent, la preuve irréfutable de son authenticité. Par la mise en scène systématique de sa propre personne souvent vêtue d’un jean et d’une chemise largement ouverte, à l’image d’un homme ordinaire. 

Afin d’élargir davantage son socle électoral, il s’efforce de combiner une position :

  • d’extrême-droite, par rapport aux étrangers, en recourant à des propos xénophobes voire racistes qui ont contribué à la multiplication des injures et des agressions contre les étrangers dans le pays, 
  • de populiste, par exemple en opposant la légitimité conférée par le suffrage universel aux magistrats non élus qui le poursuivent, 
  • mais également de dirigeant responsable se prononçant en faveur des entreprises, voulant la poursuite des travaux pour la construction de ligne de train à grande vitesse qui relierait Lyon à Turin que cherche à arrêter le Mouvement 5 étoiles ou modérant certaines attaques contre les journalistes lancées par Luigi Di Maio. 

A dire vrai, les propos de Matteo Salvini sont souvent contradictoires. Il dénonce Bruxelles en termes violents mais déclare à l’occasion vouloir "respecter les contraintes" de la Commission européenne. Il se dit sensible aux exigences et aux revendications des chefs d’entreprise en allégeant leurs impôts, mais veut permettre les départs anticipés à la retraite. En fait, il surfe sur les sondages et se prépare sans doute à des élections politiques anticipées qui pourraient survenir après une rupture avec le Mouvement 5 étoiles. Il espère pouvoir sceller en position de force des alliances avec Forza Italia et d’autres petits partis, ce qui lui permettrait d’occuper l’espace allant du centre droit à l’extrême-droite et d’espérer l’emporter pour gouverner à ses conditions.

Matteo Salvini symbolise-t-il le retour du fascisme comme le prétendent certains de ses critiques, davantage au demeurant hors d’Italie qu’au sein de la péninsule ? Certaines de ses déclarations et attitudes font penser au Duce et sont sans doute conçues comme des messages subliminaux adressés à l’inconscient collectif des Italiens. Ainsi, lorsqu’en mai 2018, le président de la République Sergio Mattarella, arguant de l’article 92 de la Constitution, avait refusé de nommer Paolo Savona au ministère de l’économie, la Ligue avait-elle pensé un moment en appeler à "une marche sur Rome", ce qui évoquait celle de Mussolini en octobre 1922 qui lui ouvrit les portes du pouvoir. Ou encore quand Matteo Salvini n’hésite pas à recourir à des phrases célèbres de Mussolini ou qui lui sont attribuées, comme celle qu’il prononça le 29 juillet 2018 (Mussolini était né le 29 juillet 1883) : "Tant d’ennemis, tant d’honneur".  De même, lorsque le leader de la Ligue se laisse photographier torse nu sur les plages, il sait parfaitement qu’il fait resurgir dans la mémoire des Italiens les célèbres images du Duce faisant la moisson. Mais les différences avec le fascisme sont nombreuses. Le contexte historique bien évidemment n’est pas comparable. Et surtout, les fascistes recouraient à la violence physique afin de terroriser leurs adversaires. Ils tentèrent assez rapidement de forger une véritable doctrine et de déployer un projet totalitaire visant à donner toute puissance à l'État-parti, et à engendrer un homme nouveau. Rien de tel avec la Ligue.

En revanche, Matteo Salvini entend répondre à l’attente de sécurité et d’ordre des Italiens que toutes les enquêtes d’opinions enregistrent. D’où ses propos et ses mesures contre les immigrés désignés comme les bouc-émissaires, ou son décret de septembre 2018 restreignant le droit d’asile. De même, il n’a de cesse d’afficher sa proximité avec Vladimir Poutine : la Ligue a d’ailleurs signé un accord de coopération avec le parti du dirigeant russe très populaire au demeurant en Italie. Et, dans le même temps, fût-ce de façon quelque peu paradoxale, il exprime sa sympathie pour Donald Trump. De la sorte, Salvini s’efforce de se hisser dans le Panthéon des hommes forts. Matteo Salvini se veut donc un leader politique incarnant la fermeté, l’autorité mais il n’est pas à proprement parler un chef autoritaire.

Matteo Salvini se veut donc un leader politique incarnant la fermeté, l’autorité mais il n’est pas à proprement parler un chef autoritaire.

En vérité, le chef de la Ligue est surtout un homme politique de notre temps. Celui de ce qu’avec Ilvo Diamanti nous appelons la "peuplecratie" que les populistes en Italie comme ailleurs promeuvent, qu’ils gagnent ou pas les élections. Ils imposent en effet leurs thèmes, leur style, leur manière de faire de la politique, leur temporalité, leur vision simplificatrice complotiste et binaire du monde, l’idée que le peuple souverain est tout puissant, sans limite aucune. De la sorte, la démocratie libérale et représentative vacille. Et émerge donc, comme potentialité encore pour le moment, la "peuplecratie", synonyme de démocratie immédiate, sans corps intermédiaires, qui instaure une sorte d’agora digitale au sein de laquelle joue un rôle plus fondamental que jamais le leader, en l’occurrence Matteo Salvini.

Enfin, la popularité de celui-ci s’inscrit dans une longue durée historique. Car une large proportion d’Italiens tend parfois à suivre des hommes qui leur promettent des miracles : Mussolini dans l’entre-deux-guerres, le socialiste Bettino Craxi dans les années 1970-1980, et plus récemment Silvio Berlusconi ou Matteo Renzi. Ces leaders diffèrent radicalement par le contenu de leurs politiques comme par leurs personnalités. Néanmoins, tous incarnent à des degrés divers des figures d’hommes providentiels, porteurs d’une forme de césarisme conçu comme réponse à de profonds moments de crises. Cela atteste le faible ancrage du libéralisme politique dans ce pays. Et une certaine fragilité de la démocratie italienne, qui ne l’a cependant pas empêché de relever de redoutables défis dans le passé, dont celui du terrorisme des années 1970-1980. Cependant, si Matteo Salvini ne revêt pas la posture du leader autoritaire, au sens plein du terme, c’est que la quête de l’autorité qu’expriment les Italiens ne signifie pas pour autant qu’ils aspirent à l’autoritarisme ou qu’ils souhaiteraient une "démocrature" voire, pire, l’instauration d’une dictature. Mais elle témoigne d’une fascination récurrente pour le "decisionismo" comme on dit en italien. Et donc pour l’homme qui exhibe sa force, voire sa virilité. Qui allie la puissance du verbe et l’aptitude à l’agir. Qui s’affranchit des exténuantes délibérations parlementaires et se dispense des multiples médiations. Matteo Salvini est actuellement cet homme-là. Jusqu’à quand ? A quel prix ? Autant de questions sans réponses. Pour l’instant.

 

Bibliographie
En français :
Ilvo Diamanti, Marc Lazar, Peuplecratie. La métamorphose de nos démocraties, Paris, Gallimard, à paraître en mars 2019. 
"Italie : le temps du populisme. Entretien avec Matteo Salvini, par Richard Heuzé", Politique internationale, n°161, automne 2018, p. 23-36.

En italien :
Gianluca Passarelli, Dario Tuorto, La Lega di Salvini. Estrema destra di governo, Bologne, Il Mulino, 2018.

 

Dessin : David MARTIN pour l'Institut Montaigne.

 

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