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Taiwan 2022 : le choix de la guerre ?

ARTICLES - 11 Janvier 2022

La série "La Chine en 2022 : l’armée au cœur des enjeux", rédigée par le directeur de notre programme Asie, Mathieu Duchâtel, se poursuit avec une analyse du risque de guerre dans le détroit de Taiwan. La Chine exerce une pression militaire considérable sur Taiwan depuis 2019, mais Xi Jinping peut-il prendre la décision rationnelle d’initier un conflit en cette année de Congrès du Parti ?

2022 ne sera vraisemblablement pas l’année d’une offensive chinoise sur Taiwan. Le scénario d’une défaite de l’Armée populaire de libération est trop probable pour une telle prise de risque par Pékin - et l’échec d’une offensive ouvrirait un champ de bouleversements politiques au sein du Parti communiste chinois et de l’armée. La dissuasion américano-taïwanaise fonctionne, de plus en plus renforcée par le poids du Japon sur le dossier taïwanais, et dans une moindre mesure, par celui de l’Australie. Elle n’empêche pourtant pas une situation actuelle qui voit, selon le ministre de la Défense taïwanais Chiu Kuo-cheng, les "pires tensions en 40 ans". Si le choix de la guerre est improbable, la voie de la crise militaire n’en est-elle pas moins possible ? Une crise ponctuelle serait-elle dans l’intérêt de Xi Jinping en cette année de congrès du Parti ? 

La coercition comme seule carte à jouer 

Avec sa présence quasi permanente dans la zone d’identification de défense aérienne (en anglais air defense identification zone, ADIZ) autour de Taiwan depuis 2019, l’armée de l’air chinoise envoie au monde entier le message de sa détermination à imposer l’unification à Taiwan par la force. Il suffirait de quelques miles supplémentaires aux avions de chasse et aux bombardiers chinois pour pénétrer dans l’espace aérien de Taiwan et provoquer une crise majeure. En ce début d’année 2022, le ministère de la Défense chinois est allé jusqu’à contester les statistiques officielles taïwanaises : selon lui, ce ne seraient pas 950 incursions aériennes dans l’ADIZ taïwanaise en 2021, une augmentation spectaculaire par rapport aux 380 vols de l’année 2020, mais davantage encore.

Ces opérations d’intimidation, et la communication qui les entoure, poursuivent plusieurs objectifs : décourager la population de Taiwan, dissuader le mouvement indépendantiste, répliquer à chaque succès taïwanais en matière de relations avec les États-Unis et de politique étrangère, mais aussi se préparer à certaines opérations qui adviendraient en temps de guerre, comme la suppression des défenses aériennes de Taiwan, et la neutralisation des opérations sous-marines et anti-sous-marines ennemies dans le canal de Bashi.

La croissance spectaculaire des liens humains et économiques peut alors laisser penser que l’intégration économique favorisera l’unité politique.

Le basculement de la politique taïwanaise de la Chine dans la coercition est relativement récent. Il souligne le manque cruel de cartes à jouer pour la Chine, à l’heure où les choix de Xi Jinping ont gravement écorné l’image de son pays dans le monde démocratique. Depuis la fin des années 1980, date à laquelle les deux rives ont commencé à entretenir des relations économiques, la Chine a beaucoup misé sur les promesses de son marché et de sa croissance pour séduire la population taïwanaise. En pratique, sa politique à l’égard de Taiwan s’est caractérisée par un dosage entre coercition et force d’attraction dont la composition a varié plusieurs fois.

L’abandon par Taiwan de sa politique des "trois non" (pas de contact, pas de négociation, pas de compromis avec les communistes : 不接觸,不談判,不妥協) coïncide avec la fin de la loi martiale en 1987 et le début de la démocratisation de l’île, et fait entrer les deux rives dans une nouvelle ère. La croissance spectaculaire des liens humains et économiques peut alors laisser penser que l’intégration économique favorisera l’unité politique.

Mais cette stratégie de l’aimant ne peut fonctionner que si elle dispose de relais suffisants à Taiwan. Or le marché politique de l’intégration économique n’y est plus assez vaste pour que l’opposition au Parti démocrate progressiste puisse espérer remporter une élection sur ce thème. La formulation d’une telle offre a pu sourire au Kuomintang en 2008 et en 2012, lors des deux victoires de Ma Ying-jeou à la présidentielle. Or pour les entrepreneurs taïwanais, le continent chinois n’est plus l’horizon de développement irrésistible qu’il a pu représenter dans le passé. Le commerce Chine/Taiwan a certes continué d’augmenter l’année dernière : 248,3 milliards de dollars pour les onze premiers mois de l’année, contre 216,2 en 2020, et un excédent historique de 95 milliards de dollars pour Taiwan. En revanche, les flux d’investissement taïwanais vers la Chine se tarissent. Après un pic à plus de 10 milliards de dollars par an dans les années 2010-2015, ils sont aujourd’hui en dessous de leur niveau du début des années 2000, à 4,8 milliards pour les onze premiers mois de 2021, après 5,9 milliards en 2020 et 4,1 milliards en 2019.

Surtout, le retour des investissements à Taiwan et l’expansion en Inde et au Vietnam sont aujourd’hui des alternatives crédibles. Politiquement, le discours favorable à l’intégration économique entre Taiwan et la Chine, qui avait résisté à toutes les montées de tension entre les deux rives, a laissé place aux thèmes de la résilience et des opportunités liées à la restructuration des chaînes de valeur pour les technologies de l’information et de la communication. 

Le retour des investissements à Taiwan et l’expansion en Inde et au Vietnam sont aujourd’hui des alternatives crédibles. 

Et l’année 2021 a été exceptionnelle pour l’économie taïwanaise : 6 % de croissance, un taux au plus haut depuis onze ans, et un revenu moyen par habitant qui a dépassé 30 000 dollars, se situant ainsi dans la moyenne haute de l’Union européenne.

La Chine n’en a pas pour autant interrompu sa politique qui consiste à distribuer des avantages sectoriels et catégoriels ciblant certaines parties de la population taïwanaise - une approche comparable à des achats de voix. Chaque année apporte son lot de mesures incitatives ciblées : "22 mesures" annoncées par la Chine pour les agriculteurs taïwanais en 2021, après les "11 mesures" pour les entrepreneurs taïwanais de 2020, les "26 mesures" de 2019 et les "31" mesures de 2018. Mais sans relai politique crédible au sein de la démocratie taïwanaise pour promouvoir l’idée de l’intégration économique entre les deux rives comme alternative à la recherche de diversification internationale, le poids relatif de la coercition dans la stratégie de Pékin devient mécaniquement plus important pour exercer une influence sur une société qui ne s’est jamais autant détournée du continent chinois, comme le montrent de nombreux sondages.

Éviter une défaite

La coercition a déjà lieu. La présence aérienne chinoise dans l’ADIZ taïwanaise et les franchissements de la ligne médiane dans le détroit obligent l’armée de l’air taïwanaise à un état d’alerte quasi incessant et maintiennent un état de tension perpétuelle. La Chine peut-elle aller plus loin en 2022 ? Dans ses vœux à la nation chinoise, Xi Jinping a qualifié la "réunification complète de la mère-patrie" d’"aspiration commune des peuples des deux rives" (两岸同胞的共同心愿). Le terme n’évoque pas une mobilisation militaire immédiate. Et de fait, Xi Jinping, malgré sa tendance à la coercition, n’a jamais encore remis en question le grand choix stratégique de politique taïwanaise effectué en 2004/2005 sous son prédécesseur Hu Jintao, au moment de l’adoption de la loi anti-sécession, et qui peut se résumer ainsi : pas de calendrier d’unification imposé à Taiwan. Il est certes possible d’interpréter l’horizon 2050 fixé par Xi Jinping pour accomplir la "grande réjuvénation de la nation chinoise" comme un objectif. Même s’il s’agit selon Xi d’une "nécessité historique", un horizon lointain n’a pas valeur d’ultimatum. Plus que son prédécesseur, Xi Jinping cherche dans sa politique taïwanaise à promouvoir l’unification, et non plus seulement à dissuader une marche taïwanaise vers une déclaration formelle d’indépendance. Pourtant, comme Hu Jintao, il reste dans l’ambiguïté sur le point crucial du calendrier. 

Les défenses aériennes et les forces missilières sont désormais deux poches d’excellence chinoises, susceptibles de compliquer toute franchissement de la première chaîne d’îles [...] par une force d’intervention américaine. 

Les défenses aériennes et les forces missilières sont désormais deux poches d’excellence chinoises, susceptibles de compliquer toute franchissement de la première chaîne d’îles (qui va d’Hokkaidō à Bornéo en passant par les îles Ryukyu, Taiwan et les Philippines) par une force d’intervention américaine. Malgré les F-35 et les F-22 américains, la supériorité aérienne serait contestée, et non assurée pour les États-Unis. L’on mesure le chemin parcouru par la Chine puisque lors de la dernière crise du détroit de Taiwan, en 1995-1996, c’était l’armée de l’air taïwanaise qui détenait la supériorité dans le détroit. La Chine a renversé l’équilibre, alors même que le système le plus performant de l’APL, le S-400 - acheté à la Russie -, n’est pas encore déployé sur la côte orientale du pays où il rendrait risquées des opérations aériennes par les États-Unis, Taiwan ou le Japon.

Cette réalité objective explique l’intention américaine de déployer des missiles de courte et moyenne portée en Asie maintenant que la sortie du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) rend cette option possible. Les États-Unis développent des versions du missile Tomahawk et du SM-6 pour l’armée de terre, afin de disposer d’une capacité supplémentaire pour supprimer les défenses aériennes et menacer les bases de l’armée de l’air chinoise. Cette approche est similaire à la stratégie chinoise visant à employer un nombre limité de missiles balistiques pour paralyser l’armée de l’air taïwanaise, en détruisant les bases et en rendant les pistes d’atterrissage impraticables en début de conflit.

À cette incertitude américaine quant à la possibilité de conquérir la supériorité aérienne s’ajoute une menace sérieuse qui pèse sur la flotte de surface de l’US Navy. L’APL s’appuie sur le missile balistique anti-navires DF-21D et sur l’installation d’un véhicule de glisse hypersonique sur le DF-17, et peut-être sur d’autres missiles balistiques. La flotte chinoise est équipée d’un arsenal de plus en plus important de missiles mer-mer supersoniques de portée supérieur à 200 miles nautiques, comme les YJ-18 sur ses nouveaux destroyers

Cela force la marine américaine à lancer un programme similaire, pour des missiles de portée supérieure à 300 miles nautiques. Si l’on ajoute à cela l’investissement chinois dans les drones sous-marins et les options d’attaque de la flotte américaine par la voie aérienne si les États-Unis échouent à imposer une suprématie dans les airs, on comprend combien la conquête du contrôle de l’espace maritime à l’intérieur de la première chaîne d'îles serait un objectif formidable pour les États-Unis. Sans certitude de supériorité aéronavale, les États-Unis doivent procéder autrement pour "dissuader la Chine de ce qu’elle tente d’accomplir, y compris la prise de Taiwan", "responsabilité ultime" de l’US Navy selon le secrétaire de la Marine américaine, Carlos Del Toro. Comment y parvenir ? En faisant porter des risques très élevés de coûts prohibitifs à la marine et l’armée de l’air chinoise, en détenant le contrôle de l’escalade, et en amenant le Japon et l’Australie dans le jeu de la dissuasion.

La Chine ne contrôle pas les accès à l’intérieur de la première chaîne d’îles, malgré ses manœuvres fréquentes dans les détroits de Miyako et de Bashi. Le franchissement des détroits par des sous-marins nucléaires d’attaque américains ouvre la voie à de nombreuses opérations contre la flotte de surface de l’APL, mais aussi contre ses sous-marins et contre des installations terrestres. La supériorité sous-marine américaine est nécessairement un facteur de risque très élevé dans toute planification chinoise d’un scénario d’invasion de Taiwan. 

La supériorité sous-marine américaine est nécessairement un facteur de risque très élevé dans toute planification chinoise d’un scénario d’invasion de Taiwan.

D’autant que cet avantage est creusé par le programme de sous-marins de Taiwan, dont le premier doit entrer en service en 2023, et par les progrès des senseurs de détection des mouvements de flotte ennemie du côté américain. Pour la Chine, l’un des enjeux d’un conflit de haute intensité dans le détroit de Taiwan serait la survie de sa propre marine.

La deuxième source de dissuasion tient à la supériorité américaine dans le domaine nucléaire. Le format réduit des forces nucléaires chinoises et la doctrine de dissuasion ne sont adaptés qu’à des stratégies défensives. Dissuasion minimale, une posture déclarative de non-frappe en premier : la Chine ne recherche que la riposte assurée. Cette approche est-elle compatible avec une offensive sur Taiwan ? Affaiblie par les défenses anti-missiles américaines, rendue plus incertaine par les défauts de la classe en service des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, la dissuasion chinoise est aujourd’hui l’objet d’une réforme ambitieuse : nouvelle classe de SNLE en développement, construction de silos dans l’ouest chinois qui lui permettraient de tripler son arsenal de 350 têtes à l’horizon 2030, développement d’armes dans la catégorie hypersonique pour contourner les défenses anti-missiles. L’objectif de ces décisions est clair : contester aux États-Unis le contrôle de l’escalade en cas de conflit, et donc peser sur la décision américaine d’entrée en guerre. À plus court terme, cette transformation du format des forces nucléaires chinoises suggère des doutes sur la crédibilité de la riposte assurée, qui ne peuvent qu’avoir un impact sur l’évaluation des risques de stratégies offensives par la Chine. 

De même, dans sa planification militaire et stratégique, la Chine doit prendre en compte la possibilité d’une implication japonaise et australienne. Rien ne permet d’affirmer avec certitude que la marine australienne disposera dans les vingt prochaines années des sous-marins nucléaires d’attaque promis dans le cadre de l’AUKUS, mais c’est bien avec l’intention d’apporter un soutien aux opérations américaines en Asie orientale que le gouvernement Morrison a engagé son pays dans ce programme. Le gouvernement japonais maintient quant à lui une certaine ambiguïté quant à son implication directe dans un conflit taïwanais. Mais les déclarations politiques dissuasives à l’intention de Pékin se multiplient, qu’elles viennent de Tarō Asō, de Shinzō Abe ou de Yasuhide Nakayama. Il y a très peu de chance qu’une guerre à Taiwan soit circonscrite au territoire de Taiwan. Du côté chinois, comment paralyser les États-Unis suffisamment de temps pour lancer une offensive contre l’île sans frapper les bases américaines à Kadena et Yokosuka (une question qui se pose aussi à la Corée du Sud) ? Et une telle prise de risque ne s’accompagnerait-elle pas d’une tentative d’occupation des îles Senkaku/Diaoyu, sous administration japonaise mais revendiquées par la Chine comme extension insulaire du territoire taïwanais ? 

Plutôt que les déclarations politiques, certains choix d’équipement soulignent combien le Japon se prépare à cette éventualité et souhaite peser sur les équilibres.

Plutôt que les déclarations politiques, certains choix d’équipement soulignent combien le Japon se prépare à cette éventualité et souhaite peser sur les équilibres. C’est le cas aujourd’hui de la nouvelle classe Taigei de sous-marins et des missiles de croisière de portée 500/900 kilomètres pour les F-35 de l’armée de l’air. Le Japon se dirige-t-il vers l’acquisition de missiles de croisière d’attaque terrestre et de sous-marins nucléaires d’attaque? Un budget de la défense porté de 1 % à 2 % du PIB est-il possible ? Ces idées circulent dans le débat public. 

La crédibilité de la dissuasion américaine est cruciale au maintien de la paix, mais celle-ci dépend au préalable de la détermination de la population taïwanaise à rejeter l’unification par la force. Si quelques frappes chinoises amenaient en trois jours à une capitulation de la part de Taiwan, une intervention américaine ne serait, à l’évidence, pas envisageable. La capacité de Taiwan à absorber une attaque et à enliser le conflit est donc l’élément décisif de tout scénario. L’effort de défense de Taiwan s’intensifie sous la présidence de Tsai Ing-wen, qui a augmenté le budget de la défense de 50 % depuis 2016 (pour atteindre 16,89 milliards de dollars aujourd’hui, sans compter les budgets spéciaux) et lancé d’importants programmes de défense, en particulier pour la marine. Cet effort vise à conserver des capacités propres à imposer des coûts élevés à une force d’invasion, mais aussi à lui rendre impossible le contrôle du territoire taïwanais. En plus de forces mobiles pour des opérations anti-aériennes et anti-navires, l’armée taïwanaise se prépare à la possibilité d’une guérilla urbaine dans l’immense conurbation de la côté ouest de l’île, et ses officiers politiques demandent à la Chine par voie de presse si elle a bien la "détermination ou la capacité de perdre une jambe et un bras". 

Les mérites d’une crise vus de Pékin

Sans garantie d’inaction de la part des États-Unis, la Chine prendrait un risque démesuré en lançant une offensive contre Taiwan. Sa politique actuelle vise à amener progressivement les conditions d’une neutralisation américaine. Les investissements dans le déni d’accès doivent permettre, à l’avenir, d’accompagner une administration américaine de tendance isolationniste jusqu’à l’abandon de Taiwan. Il est très improbable que ce soit le cas de l’administration Biden tant elle a redoublé d’efforts pour rendre crédible sa posture de dissuasion dans le détroit de Taiwan.

Une crise serait dans l’intérêt de la Chine si elle facilitait, ou accélérait un repli isolationniste américain, tout en démoralisant la société taïwanaise. Les crises transforment les équilibres, et il est sans doute inévitable que la Chine en initie une, au moins pour tester la détermination de Taiwan et des États-Unis à résister. Sur le court terme, l’année 2022 ne semble pas favorable à un tel scénario. La préparation du Congrès du Parti est prioritaire pour Pékin et demande une attention soutenue de la part de la direction du Parti, et surtout de Xi Jinping. Seuls deux évènements pourraient amener le Parti au choix rationnel de déclencher une crise. L’absorption des ressources américaines par la gestion d’une autre crise, sur le front oriental de l’Europe ou autour du nucléaire iranien, pourrait créer un effet d’aubaine. Il faudrait cependant que son intensité soit suffisante pour détourner l’administration Biden de la priorité affirmée avec clarté sur la compétition avec la Chine. La perception à Pékin d’une tentative du gouvernement taïwanais de profiter des bonnes dispositions de l’administration Biden pour avancer un agenda pro-indépendance pourrait aussi amener à une surréaction chinoise. Jusqu’à présent, Taipei a fait preuve de grande prudence et de retenue, même si de fait, l’enveloppe constitutionnelle de la "République de Chine", pourtant le nom officiel de Taiwan, est progressivement passée sous silence - Tsai Ing-wen ne l’a même pas mentionnée dans ses vœux à la nation pour 2022. Si 2022 ne présente donc que des risques modérés, il est probable que Xi Jinping fixe des avancées sur la question de Taiwan comme priorité stratégique du 20ème Comité central, après le Congrès de l’automne. 

 

Copyright : Sam Yeh / AFP

 

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