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[Sondage] - Les Français toujours partagés sur la réforme des retraites

BLOG - 5 Septembre 2019

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci la question posée portait sur la réforme des retraites.

Des Français encore partagés

Bien que les Français soient toujours partagés sur la réforme des retraites prévue par Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe, leur soutien à celle-ci est en hausse : 44 % y sont opposés (-3 points par rapport à l’étude ELABE pour Les Echos et l’Institut Montaigne du 4 juillet 2019), 33 % y sont favorables (+6). Dans le détail, 24 % y sont très opposés, 20 % assez opposés, 25 % assez favorables, 8 % très favorables, 22 % n’y sont ni favorables, ni opposés et 1 % ne se prononcent pas sur la réforme.

Si l’opposition à ce projet de réforme est l’opinion la plus exprimée parmi les Français, quelques catégories sociales et tranches d’âge se distinguent par leur plus fort soutien à la réforme des retraites :

  • Près de la moitié des personnes âgées de 65 ans et plus (49 %) soutient la réforme des retraites prévue par l’exécutif alors qu’un tiers ou moins des autres catégories d’âge partage cette opinion.
  • 55 % des cadres et professions intellectuelles supérieures soutiennent cette réforme, contre seulement 27 % des professions intermédiaires, 19 % des employés et 16 % des ouvriers.

Par rapport à début juillet, le soutien à la réforme des retraites augmente de 10 points parmi les catégories sociales supérieures passant de 28 % à 38 %, c’est notamment chez les cadres et les professions intellectuelles supérieures que l’augmentation est la plus prononcée : +12 points de 43 % à 55 %. Alors que chez les catégories sociales populaires, le soutien pour la réforme baisse de 2 points passant de 20 % à 18 %, c’est notamment chez les employés que la baisse est la plus prononcée : -4 points de 23 % à 19 %. Enfin, on observe une hausse du soutien de 5 points chez les retraités de 39 % à 44 %.

Politiquement, la réforme des retraites continue de cliver entre d’un côté les électeurs de François Fillon et d’Emmanuel Macron au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017, qui sont respectivement 64 % (+9 points par rapport à début juillet) et 62 % (+2) à être favorables à la réforme, et d’un autre côté les électeurs de Marine Le Pen, de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, qui sont respectivement 68 % (+3), 62 % (-7) et 54 % (-17) à y être opposés.

Entre ces deux pôles, les abstentionnistes sont eux aussi plutôt opposés à la réforme (49 %, =) mais près d’un tiers d’entre eux se déclare ni favorable ni opposé (31 %, -5).
 

Une question d'âge

63 % des Français jugent que la modulation de l’âge de départ à la retraite en fonction de la durée de cotisation est plus juste socialement que de fixer un âge pivot identique pour tous. Cette deuxième option est jugée plus juste socialement par 35 % des Français ; 2 % n’ont pas d’opinion sur cette question.

La modulation de l’âge de départ à la retraite en fonction de la durée de cotisation est considérée comme plus juste socialement que la fixation d’un âge pivot identique pour tous par l’ensemble des catégories d’âges, des catégories sociales et des électorats. Ce soutien est le plus prononcé chez les retraités (72 %) et chez les électeurs de François Fillon au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 (72 %).
 

Des Français sont divisés sur l’impact des négociations avec les partenaires sociaux

Interrogés sur la négociation avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme des retraites prévue par l’exécutif :

  • 56 % des Français estiment que la négociation avec les partenaires sociaux va ralentir le lancement de la réforme des retraites,
  • 55 % qu’elle va permettre une meilleure prise en compte des besoins des Français,
  • 46 % qu’elle va augmenter le soutien des Français à la réforme des retraites,
  • Et 43 % qu’elle va dénaturer et changer le contenu de la réforme des retraites.

Les électeurs d’Emmanuel Macron au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 expriment des opinions ambivalentes vis-à-vis de la négociation avec les partenaires sociaux :

  • ils sont 71 % à juger que la négociation avec les partenaires sociaux va permettre une meilleure prise en compte des besoins des Français et 62 % à considérer qu’une négociation avec les partenaires sociaux va augmenter le soutien des Français à la réforme des retraites ;
  • mais ils sont aussi 76 % à estimer que la négociation avec les partenaires sociaux va ralentir le lancement de la réforme des retraites.

Alors que les électeurs de François Fillon se distinguent par une opinion plus négative des conséquences de cette négociation sur la réforme : ils sont 68 % à estimer que la négociation avec les partenaires sociaux va ralentir le lancement de la réforme des retraites, et 52 % à juger que celle-ci va dénaturer et changer le contenu de la réforme.

À l’opposé, les électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon expriment davantage des opinions positives vis-à-vis de la négociation avec les partenaires sociaux puisque ils sont respectivement 70 % et 62 % à estimer que cette négociation va permettre une meilleure prise en compte des besoins des Français. Enfin, les électeurs de Marine Le Pen et les abstentionnistes n’expriment pas d’opinion tranchée sur les négociations avec les partenaires sociaux.
 

 

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