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[Sondage] Les Français et la réforme de l’assurance chômage

BLOG - 6 Juin 2019

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci la question posée portait sur l'assurance chômage.

Un système d'indemnisation qui n'encourage pas au retour à l'emploi

Interrogés sur les principales raisons du niveau de chômage en France, 42 % des Français (dont 26 % en 1er) citent le système d’indemnisation du chômage qui n’encourage pas au retour à l’emploi, 39 % (dont 20% en 1er) citent les charges qui pèsent sur les entreprises, 36 % (dont 17 % en 1er) citent les formations (formation initiale et formation professionnelle) qui ne sont pas adaptées au marché du travail actuel, 32 % (dont 13 % en 1er) citent les politiques publiques de l’emploi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi qui sont inadaptées à la reprise d’un emploi, 25 % (dont 14 % en 1er) citent le fait que les entreprises n’embauchent pas assez, et 18 % (dont 9% en 1er) citent un manque d’offres d’emplois.

Le système d’indemnisation du chômage qui n’encourage pas au retour à l’emploi est notamment cité comme raison du niveau de chômage en France par 49 % des retraités, 47 % des catégories sociales supérieures, 61 % des électeurs de François Fillon et 53 % de ceux d’Emmanuel Macron au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017.

Les charges qui pèsent sur les entreprises sont notamment citées par 45 % des 35-49 ans, 46 % des 50-64 ans, 47 % des ouvriers, 50 % des électeurs de Marine Le Pen et 45 % de ceux de François Fillon au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017.

Les formations (formation initiale et formation professionnelle) qui ne sont pas adaptées au marché du travail actuel sont notamment citées par 46% des personnes âgées de 65 ans et plus et par 49 % des électeurs d’Emmanuel Macron au 1 er tour de l’élection présidentielle de 2017.

Les politiques publiques de l’emploi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi qui sont inadaptées à la reprise d’un emploi sont notamment citées par 38 % des 50-64 ans et 38 % des résidents de communes rurales.

Le fait que les entreprises n’embauchent pas assez est notamment cité par 29 % des catégories sociales populaires et moyennes, 30 % des résidents de l’agglomération parisienne, 33 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 32 % des abstentionnistes au 1er tour de l’élection présidentielle de 2017.

Enfin, le manque d’offres d’emplois est notamment cité comme raison du niveau de chômage en France par 37 % des 18-24 ans et par 26 % des abstentionnistes au 1 er tour de l’élection présidentielle de 2017.

La mise en place d'un bonus/malus

Près des trois quarts des Français sont favorables à l’instauration d’un système de bonus/malus qui pénaliserait les entreprises faisant trop souvent appel aux contrats courts et à la mise en place d’une dégressivité des allocations chômage pour les plus hauts revenus. 73 % des Français sont favorables à l’instauration d’un système de bonus/malus qui pénaliserait les entreprises faisant trop souvent appel aux contrats courts (+1 point par rapport à l’enquête Elabe-Les Echos-Radio Classique-Institut Montaigne du 6 septembre 2018) et 27 % y sont opposés (-1 point). Dans le détail, 24 % y sont très favorables (+2 points), 49 % assez favorables (-1 point), 21 % assez opposés (+1 point) et 6 % très opposés (-2 points).

74 % des Français sont favorables à la mise en place d’une dégressivité des allocations chômage pour les hauts revenus et 24 % y sont opposés. Dans le détail, 33 % y sont très favorables, 41 % assez favorables, 17 % assez opposés, 7 % très opposés et 2 % n’ont pas d’opinion sur cette question. L’ensemble des catégories sociales est majoritairement favorable à ces deux mesures. C’est chez les retraités que le soutien à ces deux mesures est le plus élevé puisqu’ils sont 81 % à soutenir l’instauration d’un système de bonus/malus qui pénaliserait les entreprises faisant trop souvent appel aux contrats courts et 85 % à soutenir la mise en place d’une dégressivité des allocations chômage pour les plus hauts revenus.

À noter que bien que les cadres et les professions intellectuelles supérieures soient moins favorables que la moyenne des Français à la mise en place d’une dégressivité des allocations chômage pour les plus hauts revenus, ils sont tout de même 60 % à l’approuver. Politiquement, ce sont les électeurs d’Emmanuel Macron au 1 er tour de l’élection présidentielle de 2017 qui soutiennent le plus ces deux mesures : ils sont plus de 8 sur 10 à y être favorables.

 

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