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Exemple : Education, Europe, Santé

Vous avez dit indépendance ?

ARTICLES - 3 Août 2009

La presse française se passionne pour la gouvernance des entreprises et particulièrement pour le salaire des patrons. Après avoir dénoncé la carence des Etats, les défauts des réglementations et la faiblesse des contrôles, elle pointe du doigt les entreprises, ou mieux encore leurs dirigeants mal gouvernés par des conseils trop consanguins. Pour éviter tout dysfonctionnement elle a la solution : les administrateurs indépendants. Quelle erreur !

Le moins que l’on puisse dire est que la notion d’administrateur "indépendant" n’est pas claire. Il s’agit, en gros, d’une personnalité qui n’entretient a priori aucun rapport avec l’entreprise. Or, ce que l’on attend d’un administrateur, c’est la compréhension du métier de l’entreprise, la capacité de juger une stratégie puis d’en suivre l’exécution, l’art de choisir les dirigeants, d’être capable de les soutenir mais aussi de leur résister voire de s’en séparer si nécessaire. On lui demande aussi et surtout de se passionner pour l’entreprise, son rôle économique, ses hommes, ses clients, ses fournisseurs, etc. Car c’est cette affectio societatis qui dynamisera le conseil, donc l’entreprise.

Et ce n’est pas le fait d’être indépendant qui garantit l’existence de ces qualités. Avant l’indépendance, c’est le courage qu’il faut rechercher. Le courage de prendre des décisions difficiles, en particulier celle, cruciale, de contredire et d’éventuellement changer un patron déficient avec lequel on aura tissé, au long des séances du conseil, des liens humains qui facilitent toutes les lâchetés.

Gérer une entreprise est une aventure à risque. Ce n’est pas seulement une gestion qui coule comme "un long fleuve tranquille". Compétence, disponibilité, affectio societatis et courage, voilà les (seules ?) qualités indispensables.

 

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    Soumis par Institut Montaigne le mer 05/05/2010 - 13:46

    Grèce, euro, Union européenne. Souvenez-vous.
    Manipulation, mensonge, morgue ou panique contenue ? Toute la plate-bande européiste verrouille la pensée unique. Traités de Maëstricht, de Lisbonne, création de l'euro ? Le terrorisme politico-intello-médiatique interdit d’évoquer le commencement de l’ombre d’un doute quelconque. Et pourtant, souvenez-vous...

    Le social ? Souvenez-vous !
    "Le traité de Maëstricht est le premier traité européen qui comporte un grand volet social"- M.Rocard, sept1992.
    ‘’Comment peut-on dire que l'Europe sera moins sociale demain qu'aujourd'hui? Alors que ce sera plus d'emplois, plus de protection sociale et moins d'exclusion..." Mme Aubry, discours à Béthune, 12sept1992. (en 2012 : quels autres sornettes et mensonges ?).
    "J'aimerai convaincre chaque français que le traité d'union européenne se traduira en France par plus de croissance, plus d'emploi, plus de solidarité." M.Sapin, "Le Figaro" 20août1992.
    "Pour la France, la monnaie unique, c'est la voie royale pour lutter contre le chômage", M.Sapin, sept 1992. (car, en plus, il insiste lourdement !).
    "Chaque Etat conservera la maîtrise de sa politique budgétaire et fiscale, dans des limites qui ne seront pas plus étroites que celles d'aujourd'hui." M.Balladur, "Le Monde", 29avril1992. (étroite ? vous avez dit étroite ? Quelle vision !).

    L’économie ? Souvenez-vous !
    ‘’On ne peut pas tout attendre de l’Etat. L’économie ne peut plus désormais être administrée.’’ M.Jospin- 12sept1999-FR2, plan de licenciement chez Michelin.
    "Les Européens doivent apprendre à acheter leur vin en Australie ou en Californie, leur viande en Argentine ou au Mexique, leur blé en Ukraine ou aux Etats-Unis". M.Lamy, président OMC ! août 2003. (merci pour les Paysans français et vive l’écologie ! Pertes et profits : suicides).
    "Ce que nous devons faire, c'est favoriser les délocalisations au sein de l'Europe". Danuta Hübner, polonaise, commissaire européen, février 2005.
    "Les délocalisations sont des décisions que les entreprises peuvent et doivent prendre". M.Barroso, Président de la Commission européenne, février 2005. (avec la bénédiction de tous les gouvernements français, Gauche, Droite et syndicats confondus).

    La démocratie ? Souvenez-vous !
    "Il faut savoir que les pays ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent". Pedro Solbes, espagnol, alors Commissaire européen, février 2001.
    "Faire l'empire européen, tout le monde le veut !" Dominique Strauss-Kahn, juin 2004. (en 2012 : quelle autre utopie ? quel autre facétie ?).
    "Ce référendum est une connerie. Nous avons fait la connerie de le demander et Jacques Chirac a fait la connerie de le convoquer". M.Strauss-Kahn, janvier 2005. (Serait-ce plus facile de dissoudre la France ? Le dire en 2012 !).
    "Si la réponse est non, il faudra recommencer le vote car il faut absolument que ce soit oui !". M. Dehaene, ancien premier ministre belge, juillet 2004. (C’était sans compter l’entourloupe de M.Sarkosy et du Congrès pour trahir les Français).
    "La Constitution européenne nous apportera un ministre des affaires étrangères qui nous permettra de parler d'une seule voix tout en gardant la nôtre". M.Copé, février 2005, (alors Porte-Parole du Gouvernement. Quel porte-voix !)
    "Le traité de Maëstricht fait la quasi-unanimité de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels !" Mme Badinter, septembre 1992.(une vraie démocrate ! rire ou pleurer ? mais elle sévit toujours et avec elle tant d’autres).

    Soumission ou coopération ? Souvenez-vous !
    "Pour faire l'Europe, il faut défaire un peu la France". M.Von Thadden, ancien coordinateur des relations franco-allemandes, juin 2001. (réactions de MM.Chirac et Jospin ? avachissement).

    L’UE (laboratoire de la mondialisation furieuse) s’affirme toujours davantage pour ce qu’elle est : la connivence factuelle et sournoise des internationalistes et des capitalistes. Un agrégat d’idéologues. Comme M.Guiliani (fondation Schumann- Fr5-Cdans l’air- 3mai2010), ils jubilent ! certains de pouvoir imposer davantage de dictature supranationale à des populations désespérées et bâillonnées. Ils méprisent les Peuples, détruisent les Nations et neutralisent l’efficience des Etats.

    Les Grecs aujourd’hui, demain beaucoup d’autres dont les Français, lobotomisés par quarante ans d’idéologies internationaliste et capitaliste, vont ré-apprendre deux réalités : la souveraineté et l’indépendance ennoblissent, responsabilisent et sanctionnent.
    Elles sanctionnent- positivement ou négativement- en proportion du respect que l’on porte à ces deux valeurs universelles et salvatrices.

    Castelin michel-13600 La Ciotat- 03mai2010

    castelin michel castelin.michel@orange.fr

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