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  • Quel patriotisme économique au XXIe siècle?

    PUBLICATION - Décembre 2005
Auteurs
Augustin Landier et David Thesmar
Ceux qui ont contribué à ce travail
Groupe de travail
Augustin Landier Professeur à l'École d'économie de Toulouse
David Thesmar Professeur associé de finance et d’économie à HEC Paris
Le capitalisme mondialisé donne aux Français le sentiment d’être dépossédés de leur outil de production. Pour ceux qui nous gouvernent, le refus de céder les fleurons de notre économie à l’étranger est une posture politiquement payante. Mais dissuader les investisseurs étrangers de prendre le contrôle des entreprises françaises, en adoptant notamment une législation limitant le marché des OPA, constitue une forme de protectionnisme financier au coût économique élevé. La priorité d’un gouvernement qui croit au « patriotisme économique » devrait être plutôt de faire de ses citoyens, via la bourse, les propriétaires de leur économie.
Qui contrôle nos emplois ? Où se prennent les décisions les concernant ? La mondialisation des marchés de capitaux donne aux Français le sentiment aigu d’être dépossédés de leur outil de production, et donc d’être dessaisis du contrôle de leur destin collectif. Le "patriotisme économique" peut-il constituer une réponse appropriée à ces anxiétés ?

Un premier patriotisme économique, "défensif", visant à dissuader les investisseurs étrangers de prendre le contrôle des entreprises françaises, en adoptant par exemple une législation limitant le marché des OPA, constitue une forme de protectionnisme qui aurait un coût économique élevé.

C’est pourquoi cette note recommande un autre patriotisme économique, plus "offensif". Pour que nos concitoyens reprennent le contrôle de leurs entreprises (et aussi… qu’ils mesurent les coûts d’un patriotisme défensif), il faut réformer notre système financier avec un objectif simple : que les épargnants français redeviennent les actionnaires des entreprises françaises.
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