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[Sondage] - 74 % des Français favorables au prélèvement à la source

BLOG - 7 Février 2019

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci la question posée portait sur le prélèvement à la source qui rentrait en vigueur le 1er janvier 2019.

Trois quarts des Français favorables

Près de trois quarts des Français (74%) y sont favorables, une mesure en hausse de 6 points depuis sa mise en place.

Un mois après sa mise en place, le prélèvement à la source est accueilli favorablement : 25 % (+4) des Français y sont très favorables et 49 % (+2) y sont plutôt favorables. La progression sur le total "favorable" atteint par ailleurs 9 points sur 3 mois.

A l’inverse, 25 % des Français y sont plutôt (18 %, -2) ou très opposés (7 %, -5).

L’approbation au prélèvement à la source est légèrement supérieure auprès des Français qui s’acquittent de l’impôt sur le revenu (76 % vs 72 % pour ceux qui ne payent pas l’impôt).

Si cette approbation reste largement majoritaire auprès de l’ensemble de la population, elle est légèrement plus forte auprès des retraités (80 %) et des catégories populaires (77 %) qu’auprès des catégories supérieures (73 %).

D’un point de vue politique, l’approbation est majoritaire quel que soit le segment électoral, mais ce sont les électeurs d’Emmanuel Macron qui y apportent le plus large soutien (85 %, +2). Cette opinion est par ailleurs en progression de 9 points auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (75 %) et de François Fillon (73 %). Les électeurs de Marine Le Pen (63 %, =) sont ceux qui soutiennent le moins cette mesure.

Des Français de mieux en mieux informés sur la mise en place du prélèvement à la source

Deux tiers des Français (65 %, + 9 points), et trois quarts des personnes payant l’impôt sur le revenu (71 %), s’estiment bien informés.

Plus précisément, 16 % se déclarent être "très bien informé" et 49 % "assez bien informé". A l’inverse, 35 % se déclarent être "assez mal informé" (26 %) ou "très mal informé" (9 %).

Alors que l’information était une faiblesse relative du dispositif avant sa mise en place, les Français se déclarant bien informées sont en hausse de 9 points sur 2 mois et de 12 points sur 3 mois. Logiquement, les Français ayant à payer l’impôt sur le revenu se déclarent sensiblement plus informés (71 %) que ceux qui n’y sont pas assujettis (59 %).

Dans le détail, le sentiment d’être informé dépend fortement de l’âge des répondants. Ainsi, "seuls" 37 % des 18-34 ans se déclarent bien informés alors qu’ils sont 78 % à faire de même après 65 ans.

Les retraités (78 %) se déclarent par ailleurs plus informés que les actifs (64 %), population recevant pourtant des informations de la part de leur employeur.

Enfin, d’un point de vue politique, les électeurs d’Emmanuel Macron (80 %) et de François Fillon (80 %) au premier tour de l’élection présidentielle se déclarent plus informés que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (62 %) et de Marine Le Pen (55 %).

Des erreurs à la mise en place

14 % des Français s’acquittant de l’impôt sur le revenu déclarent avoir constaté une erreur lors du prélèvement du mois de janvier.

Dans l’ordre de citations, ces erreurs correspondent d’abord à des erreurs de taux de prélèvement : taux de prélèvement inadapté, non prise en compte de la modification du taux de prélèvement et erreur du taux et du montant de prélèvement par rapport au taux indiqué par l’administration fiscale.

En termes politiques, les opposants au président de la République se montrent moins indulgents et sont les premiers à relever des erreurs : ils sont 24 % auprès des électeurs de Marine Le Pen, 15 % auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 13 % auprès des électeurs de François Fillon et 7 % auprès des électeurs d’Emmanuel Macron.

De nombreux avantages perçus par les Français...

Les avantages que l’on peut tirer à titre personnel du prélèvement à la source sont mieux perçus depuis sa mise en place : l’étalement du paiement sur 12 mois est le premier avantage perçu.

Invités à lister parmi six propositions les avantages du prélèvement à la source, les Français mettent de plus en plus en avant les avantages personnels de ce système : il en est ainsi de "l’étalement du paiement sur 12 mois" (52 %, +6) – premier bénéfice identifiés des Français –, de la simplification de la gestion de ses revenus (38 %, +5) et de l’adaptation rapide aux variations de revenus (33 %, +8).

A l’inverse, l’opinion quant aux bénéfices pour l’administration est quasiment stable, qu’elle concerne la simplification pour l’administration fiscale (24 %, -1 point) ou la réduction du nombre d’erreurs de prélèvement (7 %, =).

Par ailleurs, les Français ne voyant pas d’avantage à ce nouveau système sont en baisse de 4 points sur 2 mois et de 8 points sur 3 mois.

Enfin, les Français payant l’impôt sur le revenu sont légèrement plus nombreux à percevoir des avantages au prélèvement à la source. C’est notamment le cas concernant le bénéfice de simplification pour l’administration fiscale (36 % vs 32 % pour ceux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu) et l’adaptation plus rapide aux variations de revenus (28 % vs 24 %).

... mais aussi des désavantages.

Les bugs techniques sont le premier sujet d’inquiétude. Il est néanmoins est en baisse de 9 points sur deux mois.

Dans le détail, les inquiétudes que les Français peuvent avoir quant au paiement du bon niveau d’impôt sont en baisse depuis 2 mois, qu’il s’agisse des craintes de bugs techniques (42 %, -9 points), de la modification du système de crédit d’impôt (18 %, -1 point) ou de l’obligation de paiement mensuel (16 %, - 3 points).

Les craintes liées à sa propre capacité personnelle à appréhender ce changement de modèle sont également en régression, qu’il s’agisse de la peur de modifier ses habitudes (20 %, - 6 points) ou de la difficulté à gérer ses revenus (15 %, -9 points)

À l’inverse, les craintes liées à la bonne gestion par l’employeur sont stables ou en progression : il en est ainsi de la crainte liée à la confidentialité des données (34 %) et de la crainte d’une complexité trop forte à gérer pour les entreprises (32 %, +6).

Enfin, les Français n’ayant pas d’inquiétude quant à la mise en place du prélèvement à la source (20 %) sont en progression de 4 points sur deux mois et de 7 points sur 3 mois.

La quasi-totalité des aspects négatifs sont davantage mis en avant par les Français ne payant pas l’impôt sur le revenu : à titre d’exemples il sont 46% à craindre les bugs techniques (contre 38 %), 37 % à s’inquiéter du manque de confidentialité (contre 30 %) et 23 % de la modification des habitudes personnelles (contre 17 %). A l’inverse, la crainte liée à la modification du système de crédit d’impôt est d’abord exprimée par ceux qui s’acquittent de l’impôt sur le revenu (22 % vs 16 %). Ces derniers sont également plus nombreux à n’exprimer aucune inquiétude (22 % vs 18 %).

Les Français et leur pouvoir d'achat

Trois quarts des Français payant l’impôt sur le revenu (76 %) estiment que le prélèvement à la source ne change rien à leur pouvoir d’achat. À l’inverse, 21 % considèrent qu’il le réduit.

Seuls 2 % des Français s’acquittant de cet impôt considèrent que ce nouveau système augmente leur pouvoir d’achat.

Le sentiment que le prélèvement à la source n’a pas d’impact sur son pouvoir d’achat est fortement lié à l’âge du répondant : cet avis est partagé par 55 % des Français imposables âgés de 18 à 24 ans (42 % considèrent que le prélèvement à la source réduit leur pouvoir d’achat), par 77 % de ceux âgés de 50 à 64 ans (vs 20 %) et par 86 % des de ceux âgés de 65 ans et plus (vs 13 %).

Il est en revanche équilibré que les répondants imposés appartiennent aux catégories supérieures (72 %) ou populaires (74 %).

Ce sentiment est également très fort auprès des électeurs d’Emmanuel Macron (84 %) et de François Fillon (85 %). Bien que toujours majoritaire, il est moins fortement exprimé auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (71 %) et de Marine Le Pen (60 %).

Une majorité neutre

Une majorité relative de Français (44 %) n’expriment pas de préférence entre les deux systèmes : 33 % préfèrent néanmoins le nouveau quand 22 % font le choix de l’ancien.

D’un point de vue socio-économique, l’absence de préférence pour l’un ou l’autre système est l’attitude privilégiée quelle que soit la population (entre 39 % et 51 %).

Parmi ceux qui expriment un choix, le nouveau système est préféré par l’ensemble de la population à l’exception des Français âgés de 18 à 24 ans qui se montrent très partagés (25 % en faveur du nouveau et 26 % en faveur de l’ancien). Cette préférence pour le nouveau système atteint son maximum auprès hommes (38 %), des retraités (36 %), des catégories populaires (36 %), des habitants de l’agglomération parisienne (36 %) et des Français s’acquittant de l’impôt sur le revenu (36 %).

D’un point de vue politique, le nouveau système est préféré des électeurs d’Emmanuel Macron (46 % vs 13 % pour l’ancien et 40 % sans préférence) et de François Fillon (38 % vs 24 % pour l’ancien et 36 % sans préférence). Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen se montrent quant à eux très partagés entre ancien système (respectivement 28 % et 26 %) et nouveau système (respectivement 25 % et 27 %).

 

Consulter l'intégralité de l'étude

 

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