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Exemple : Education, Europe, Santé

[Sondage] - Les Français et l'Union européenne face à la crise du coronavirus

BLOG - 6 Août 2020

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci les français et l'Union européenne.

Les Français sont partagés sur les bénéfices liés à l’appartenance de la France à l’Union européenne : 34 % estiment qu’elle a plus d’inconvénients que d’avantages et 27 % l’inverse. 39 % affirment qu’elle a autant d’avantages que d’inconvénients

Le sentiment que l’appartenance à l’Union Européenne représente un avantage pour la France est en hausse (27 %, +3 points par rapport à octobre 2018). À l’inverse, on observe une baisse de la proportion de Français jugeant qu’il y a plus d’inconvénients que d’avantages (-4 points, de 38 % à 34 %). Cette hausse du sentiment d’un bénéfice pour la France est particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 35 ans (+11 points). D’un point de vue politique, c’est chez l’électorat d’Emmanuel Macron (+11) que l’évolution est la plus forte. Chez l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, le jugement négatif à l’égard de l’appartenance à l’UE est même en recul de 10 points (+4 pour le jugement positif et +7 sur autant d’avantages que d’inconvénients).

Structurellement, les cadres restent plus favorables à l’appartenance de la France à l’UE (40 %) que les classes moyennes (28 %) et les catégories populaires (19 %), tout comme l’électorat d’Emmanuel Macron (55 %) par rapport aux autres électorats. Si celui de Marine Le Pen reste très largement critique vis-à-vis de l’appartenance de la France à l’UE (68 %), les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (25 % plus d’avantages, 28 % plus d’inconvénients, 47 % autant l’un que l’autre) et de François Fillon (28 % plus d’avantages, 35 % plus d’inconvénients, 37 % autant l’un que l’autre) sont partagés.

 

Crise du coronavirus : malgré une amélioration ces 3 derniers mois, L’Union Européenne et l’État français restent largement critiqués et jugés plus sévèrement que les échelons locaux

Pour 58 % des Français, l’Union Européenne n’a pas été à la hauteur lors de la crise du coronavirus, contre 30 % qui ont un jugement favorable. L’action de l’État français est elle aussi critiquée : 55 % jugent qu’il n’a pas été à la hauteur, contre 38 % qui estiment qu’il l’a été.

Cependant, la critique de l’UE et de l’État reculent respectivement de 11 et 9 points par rapport au 6 mai 2020 (juste avant le début du déconfinement et bien avant le récent accord européen). Ce recul de la critique de l’UE en temps de crise du coronavirus concerne l’ensemble des catégories de population et l’ensemble des électorats, à l’exception de celui de Marine Le Pen qui reste tout aussi critique qu’il y a 3 mois. Les échelons locaux sont quant à eux nettement mieux perçus : 68 % estiment que les communes ont été à la hauteur, 61 % pour les régions et 61 % pour les départements.

 

Concernant l’Union Européenne, la critique de la gestion de la crise sanitaire (62 % "pas à la hauteur") est légèrement plus forte que celle de la crise économique (56 %).

Ainsi, seuls 27 % et 32 % jugent qu’elle a été à la hauteur de la crise sanitaire et de la crise économique. Le léger écart positif de perception sur le volet économique par rapport au volet sanitaire s’observe principalement chez les électeurs d’Emmanuel Macron (+14), de Benoît Hamon (+15) et de François Fillon (+12). D’un point de vue sociodémographique, ce sont les cadres (+9), classes moyennes (+8) et retraités (+13) qui dissocient le plus leur jugement à l’égard de l’UE entre économie et gestion sanitaire.

 

Accord européen : 4 Français sur 10 pensent que l’emprunt commun sera efficace pour faire face à la crise économique

42 % des Français estiment que l’emprunt commun entre les 27 États de l’UE (750 milliards dont 390 milliards de dons aux pays le plus touchés) sera efficace pour faire face à la crise économique, contre 38 % qui jugent qu’il ne le sera pas. 20 % ne sont pas en capacité de s’exprimer sur ce sujet.

D’un point de vue politique, l’électorat d’Emmanuel Macron est celui qui est le plus largement convaincu de l’efficacité de cet emprunt commun (67 % contre 18 % "pas efficace"). Une majorité de l’électorat de Benoît Hamon (59 % contre 22 %) et de François Fillon (51 % contre 27 %) le sont aussi. À l’inverse, 63 % de l’électorat de Marine Le Pen est sceptique quant à l’efficacité de ce dispositif (contre 19 % "efficace"). L’électorat de Jean-Luc

Mélenchon est assez partagé : 49 % pensent qu’il sera efficace pour faire face à la crise économique, 40 % qu’il ne le sera pas.

Assez logiquement, le pronostic de l’efficacité de l’emprunt et le jugement de la balance avantages/inconvénients de l’appartenance de la France à l’UE sont très liés.

 

 

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