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Exemple : Education, Europe, Santé

[SONDAGE] - L'environnement au cœur des priorités politiques des Français

BLOG - 6 Février 2020

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci la question posée portait sur les Français et les politiques environnementales.

Environnement : pour 2 Français sur 3 l’exécutif n’en fait pas assez

Interrogés sur l’action d’Emmanuel Macron et du gouvernement d’Édouard Philippe concernant le dérèglement climatique et la protection de l’environnement, 66 % des Français considèrent qu’ils n’en font pas assez (-3 points par rapport au 31 juillet 2019) , 25 % (+3) juste ce qu’il faut et "seulement" 9 % trop (=).

L’opinion selon laquelle l’exécutif n’en fait pas assez en matière d’environnement est majoritaire au sein de toutes les catégories de population. Elle est particulièrement forte et en hausse auprès des catégories populaires (72 %, +2), mais baisse auprès des cadres (64 %, -9) et des professions intermédiaires (69 %, -3).

En termes d’âges, les moins de 65 ans ont un jugement sévère sur l’action du Gouvernement (entre 67 % et 72 %) tandis que les plus de 65 ans apparaissent plus nuancés (53 % pas assez, 37 % juste ce qu’il faut, 10 % trop). Notons que les moins de 35 ans ont un jugement encore plus dur qu’il y a 6 mois (entre +2 et +6 points) tandis que les plus de 35 ans ont une opinion légèrement plus favorable (entre -4 et -8 sur pas assez).

Le manque d’implication dans la protection de l’environnement est une critique adressée à l’exécutif par la majorité de tous les électorats du 1er tour de la présidentielle 2017, notamment par les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (80 %, +5), des abstentionnistes (74 %, -2), de Benoît Hamon (71 %, -10) et de Marine Le Pen (63 %, -4). Enfin, les électeurs d’Emmanuel Macron (54 % pas assez, -6 ; et 44 % juste ce qu’il faut, +9), et ceux de François Fillon (50 % pas assez, -14 ; et 38 % juste ce qu’il faut, +10) ont une opinion plus nuancée qu’il y a 6 mois, mais restent néanmoins critiques.

 

 

6 français sur 10 jugent la conférence sur le climat inutile

Suite à l’annonce d’Emmanuel Macron à l’issue du "grand débat national" en début d’année 2019, une "convention citoyenne pour le climat" composée de 150 citoyens tirés au sort se réunit depuis le mois d’octobre 2019, pendant 7 week-ends. Son objectif est de "faire des propositions concrètes en faveur de l'environnement et de la transition écologique".

Exposés à cette mise à niveau, 59 % des Français jugent inutile cette conférence citoyenne pour le climat (+4 points par rapport au 2 octobre 2019), dont 38 % (+4) pas vraiment utile et 21 % (=) pas du tout utile. À l’inverse, ce cycle de débats est perçu comme utile par 41 % (-4) des Français, dont 34 % (-2) plutôt utile et seulement 7 % (-2) très utile.

D’un point de vue socio-économique, seuls les plus jeunes Français ont un point de vue positif sur ces débats : les 18-24 ans sont 59 % (-5) à les juger utiles. En revanche, les 25-34 ans qui étaient une majorité à percevoir l’utilité de ces débats il y a 4 mois, ont maintenant un point de vue majoritairement négatif (46 % utile, -11).

À l’exception des résidents de l’agglomération parisienne qui se montrent partagés (51% utile, 48 % pas utile), les autres catégories de population sont une majorité à juger ces débats inutiles. C’est notamment le cas des ouvriers, qui expriment une opinion plus dure qu’en juillet (70 % pas utile, +14).

Politiquement, seuls les électeurs d’Emmanuel Macron ont une opinion positive quant à l’utilité de ces débats, malgré une baisse importante (69 % utile, -9). Les autres électorats ont un point de vue plus négatif : la majorité des électeurs de Marine Le Pen (78 % pas utile, +13), de Benoît Hamon (66 %, +15), de Jean-Luc Mélenchon (63 %, -2), des abstentionnistes (62 %, -1), et de François Fillon (57 %, -1) remettent en cause leur utilité.

 

 

Vote aux Municipales 2020 : l’enjeu environnemental est important pour 7 Français sur 10

70 % des Français considèrent que les enjeux environnements constituent un enjeu important de leur vote aux prochaines municipales. Il s’agit d’un enjeu très important pour 27 % des Français et plutôt important pour 43 % d’entre eux. À l’inverse, ce n’est pas un enjeu majeur des élections municipales pour 29 % des Français (pas vraiment important pour 22 % d’entre eux, et pas du tout important pour 7 %).

D’un point de vue socio-économique, cet enjeu préoccupe davantage les cadres (80 %), les résidents des communes de province de 100 000 habitants et plus (77 %), les femmes (75 %) et mobilise plus fortement les 18-24 ans (80 %) que les autres catégories d’âge.

Largement partagé sur tout le territoire, la protection de l’environnement est un enjeu légèrement plus important pour les résidents des grandes villes que des petites villes : il sera pris en compte par 77 % des Français vivant au sein des communes de province de 100 000 habitants et plus, 72 % de l’agglomération parisienne, et 70 % des communes de 20 000 à 100 000 habitants, mais "seulement" par 67 % des habitants des communes rurales, et 61 % des communes de 2 000 à 20 000 habitants.

Politiquement, ce sont les électeurs de Benoît Hamon (84 %), d’Emmanuel Macron (79 %) et de Jean-Luc Mélenchon (76 %) qui prendront le plus en compte les enjeux environnementaux lors de leur vote en mars prochain. En revanche, ce sont les électeurs de Marine Le Pen qui portent le moins d’intérêt à ces enjeux dans le cadre du vote pour les municipales (57 %).

 

 

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