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Paris

2 228 409 habitants
Maire sortant Anne Hidalgo (PS)

Toulouse

479 638 habitants
Maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR)

Baromètre

Indicateur
Part des logements sociaux19,9 % (2016)
Part des logements vacants8,1 % (2015)
Evolution du nombre de logements dont la commune a autorisé la construction-22 % (2014-2018)
Evolution du nombre de m² dont la commune a autorisé la construction-36 % (2014-2018)
Taux de propriétaires parmi les résidences principales33 % (2015)
Evolution des zones végétales et boisées 0 % (2013-2016)

Que faut-il en retenir ?

Le logement représente un des principaux enjeux à Paris dans un contexte de dynamique très forte des prix de l’immobilier (+ 55 % en 10 ans, avec un prix moyen au m² qui dépasse désormais les 10 000 €). Dans ce contexte, la priorité a été donnée par la municipalité au développement du parc de logements sociaux qui représente désormais plus de 20 % des logements, contre 15,6 % en 2008 et 18,46 % en 2014. Le taux de 25 % en 2025 devrait être atteint. En parallèle, la ville de Paris a mis en place une politique d’encadrement du prix des loyers et engagé des actions contre les plateformes de location saisonnière.

Paris se caractérise par une densité très importante, de l’ordre de 210 habitants à l’hectare. Le nombre total de logements à Paris est de 1,4 million, dont 84 % de résidences principales, et le stock de logements évolue peu. Le taux de propriétaires occupants est relativement bas et inférieur à la moyenne des 11 villes étudiées dans le cadre de cette opération (33 %). Le stock de logements vacants relativement élevé (8,1 %), bien que conforme à la moyenne des autres villes étudiées.

L’offre de logements se développe peu : le nombre de constructions nouvelles autorisées chaque année oscille aux alentours de 4 000, en diminution de 22 % par rapport à 2014, avec 5 235 logements autorisés cette année-là. A noter néanmoins que ce chiffre est en hausse de 11 % par rapport à la situation il y a 10 ans, puisqu’en 2008 le nombre de logements dont la ville de Paris avait autorisé la construction s’établissait à 3 662.

Le développement de l’offre concerne en particulier les 15 zones d’aménagement concerté (ZAC) en vigueur. Les ZAC sont un dispositif juridique permettant à une commune de mettre en œuvre, sur un périmètre délimité, un projet d’aménagement urbain “sur mesure” intégrant généralement des logements, des commerces et des bureaux.

Sources

IndicateurSource
Part des logements sociaux

Site de la ville

Part des logements vacants
Evolution du nombre de logements et de m² dont la commune a autorisé la construction

http://developpement-durable.bsocom.fr/Statistiques/TableViewer/tableView.aspx?ReportId=14235

Taux de propriétaires parmi les résidences principales

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3564300?sommaire=3561690#consulter

Evolution des zones végétales et boisées de la commune

www.cerema.fr/system/files/documents/2018/05/evol_naf_com_2006_2016.ods

 

Indicateur
Part des logements sociaux21,6 % (2018)
Part des logements vacants8,2 % (2015)
Evolution du nombre de logements dont la commune a autorisé la construction+17,3 % (2014-2018)
Evolution du nombre de m² dont la commune a autorisé la construction+38,2 % (2014-2018)
Taux de propriétaires parmi les résidences principales33 % (2015)
Evolution des zones végétales et boisées -0,02 % (2013-2016)

 

Le dynamisme démographique toulousain a créé d’importants défis sur le front du logement. La municipalité y a notamment répondu en autorisant davantage de constructions. Ainsi, en 2018, 6 550 logements ont été autorisés, soit 17,3 % de plus qu’en 2014 (5 584 logements) et 49,1 % de plus qu’en 2009 (3 746 logements). Cette dynamique transparaît également sur les livraisons de logements neufs, qui ont crû de 68 % en 2018 en comparaison avec 2014 (de 2 752 à 4 633 logements).

Le taux de logements sociaux est par ailleurs passé de 20,2 % à 21,6 % entre 2014 et 2018, plaçant Toulouse en dessous des obligations de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) et dans la moyenne des 11 villes étudiées.

De surcroît, en dépit de la forte hausse des prix des logements (20 % en 4 ans selon le baromètre Se Loger-LPI), la portion de propriétaires occupants s’est maintenue entre 2010 et 2015 pour s’établir à 33 % cette année-là, un chiffre néanmoins inférieur à la moyenne des 11 villes étudiées. La part des logements vacants a, elle, légèrement augmenté, passant ainsi de 7,9 % en 2010 à 8,2 % en 2015, un chiffre conforme à la moyenne des autres villes.

Les grands projets d’urbanisme de Toulouse menés durant la mandature sont :

  • la transformation du quartier de la gare Matabiau, mêlant une offre nouvelle de logements, de commerces et de bureaux ;
  • le nouveau parc des expositions (projet initié en 2010), 3ème parc des expositions de France en superficie d’exposition hors Paris ;
  • l’aménagement des quais avec le projet Grand Parc Garonne ;
  • et la poursuite du chantier de l’écoquartier de la Cartoucherie sur l’ancien site du ministère de la Défense.

Les espaces boisés et végétalisés naturels de la ville de Toulouse reculent (- 1,2 % entre 2008 et 2016) face à la pression urbaine. Néanmoins, il est à noter que la Ville de Toulouse s’est engagée fin 2017 sur des objectifs de réduction, d’ici à 2030, de 40 % les émissions de gaz à effet de serre (base 2008) et de 20 % la consommation énergétique finale. Une baisse des émissions globales, de l’ordre de 5 %, est déjà constatée depuis 2010.