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04/10/2018

[Sondage] Les Français et l’Union européenne

[Sondage] Les Français et l’Union européenne
 Institut Montaigne
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Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci la question posée portait sur l'Union Européenne.

38 % des Français estiment que l'Union Européenne a plus d'inconvénients que d'avantages

Les Français sont partagés sur les bénéfices liés à l’appartenance de la France à l’Union européenne : 38 % estiment qu’elle a plus d’inconvénients que d’avantages et 24 % l’inverse. 38 % affirment qu’elle a autant d’avantages que d’inconvénients.

Le sentiment que l’appartenance à l’Union Européenne représente un bénéfice pour la France est en baisse (24 %, -7 points par rapport à mars 2017). Cette baisse est compensée par une hausse de la proportion de Français jugeant qu’il y a autant d’avantages que d’inconvénients (+6 points, de 32 % à 38 %). A noter que cette baisse concerne toutes les catégories de population.
 


    Dans le détail, l’appartenance à l’Union européenne est différemment perçue selon les catégories socio-professionnelles :

    • Les cadressont partagés entre plus d’avantages que d’inconvénients (38 %) et autant d’avantages que d’inconvénients (36 %).
    • Les classes moyennes et classes populaires sont partagées entre plus d’inconvénients que d’avantages (respectivement 39 % et 45 %) et autant d’avantages que d’inconvénients (36 % et 40 %).

    Les jeunes portent un regard plus optimiste que les seniors sur l’appartenance à l’UE : 44 % des 18-24 ans estiment qu’il y a autant d’avantages que d’inconvénients, et 32 % plus d’avantages que d’inconvénients. Les personnes âgées de 65 ans et plus sont quant à elle partagées entre plus d’inconvénients que d’avantages (39 %) et autant (36 %).

    Le positionnement à l’égard de cette appartenance diffère nettement selon le segment politique :

    • Majoritairement pessimistes, 67 % des électeurs de Marine Le Pen du 1er tour affirment que l’appartenance de la France à l’Union européenne occasionnent plus d’inconvénients que d’avantages.
    • Les électeurs de François Fillon, de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon sont partagés.
    • Plus optimistes, une majorité relative des électeurs d’Emmanuel Macron jugent qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients (44 %), 36 % autant.

    Emmanuel Macron peut-il faire évoluer l'Union Européenne ?

    Interrogés sur les capacités du chef de l’Etat à faire évoluer les choses à l’échelon européen, 64 % des Français (+3 points par rapport à fin mai 2018) estiment qu’Emmanuel Macron n’arrivera pas à faire bouger les lignes, dont 23 % (+3) pas du tout.
    A l’inverse 36 % (-2) affirment qu’il est en mesure de faire évoluer l’Union européenne.

    • Très majoritairement pessimistes, 86 % (+5) des électeurs de M. Le Pen et 75 % (-5) de ceux de J-L. Mélenchon ne croient pas en les capacités d’E. Macron pour faire bouger les lignes.
    • Partagés fin mai, les électeurs de B. Hamon (65 % non, +10) et de F. Fillon (64 %, +19) sont maintenant majoritairement pessimistes, après une hausse importante en 4 mois.
    • Seuls les électeurs d’E. Macron affirment majoritairement (malgré une baisse) qu’il pourra faire bouger les lignes au niveau européen : 71 % (-6).

    Le projet d’Emmanuel Macron pour l’Union européenne est mal connu par plus de 3 Français sur 4.

    76 % des Français reconnaissent mal connaître le projet d’Emmanuel Macron pour l’Europe, dont 53 % assez mal et 23 % très mal. A l’inverse 23 % des Français déclarent bien le connaître, dont 20 % assez bien et seulement 3 % très bien.

    Cette méconnaissance est majoritaire parmi toutes les catégories de population, y compris chez les électeurs d’E. Macron (62 % connaissent mal dont 53 % assez mal).

    Consulter l'intégralité de l'étude.

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