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[Sondage] - COP21 : 5 ans après, quel bilan dressé par les Français ?

BLOG - 3 Décembre 2020

Par Institut Montaigne

Tous les mois, l'Institut Elabe interroge les Français pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio Classique, ce mois-ci les Français et les 5 ans de l’accord sur le Climat.

Pour 9 Français sur 10, la situation de l’environnement ne s’est pas améliorée depuis la COP21

58 % des Français considèrent que, depuis 5 ans, la situation de l’environnement n’a pas changé. 30 % estiment qu’elle se dégrade. Elle ne s’améliore que pour 12 % d’entre eux.

Politiquement, les différents électorats estiment majoritairement que la situation environnementale en France n’a pas évolué ces dernières années (70 % François Fillon, 62 % Emmanuel Macron, 54 % Marine Le Pen). Celui de Jean-Luc Mélenchon fait figure d’exception puisque 43 % de ses électeurs estiment que la situation de l’environnement n’a pas changé contre une majorité pour qui elle s’est dégradée (51 %). L’électorat de Marine Le Pen aussi, bien que dans une moindre mesure, considère davantage que la situation se dégrade (34 %). Les électeurs d’Emmanuel Macron sont à peine plus convaincus : seuls 2 électeurs sur 10 pensent qu’elle s’améliore (17 %).

L’opinion selon laquelle la situation n’a pas changé est majoritaire au sein de toutes les catégories de population.

Toutefois, d’un point de vue socio-économique, les cadres portent un regard moins sévère sur les résultats de la COP21. En effet, si 44 % d’entre eux partagent le sentiment que la situation de l’environnement est globalement restée inchangée, 21 % considèrent qu’elle s’est améliorée en cinq ans. À l’inverse, les catégories populaires se montrent plus sévères puisque 35 % d’entre elles estiment que la situation s’est dégradée.

En termes d’âge, les 65 ans et plus sont particulièrement nombreux à penser que la situation n’a pas changé (65 %), et les 18-24 ans qu’elle se dégrade (35 %).

 

 

Relance économique et protection de l’environnement : 2 objectifs conciliables pour la majorité des Français

56 % des Français jugent que le redémarrage économique et la protection de l’environnement sont deux objectifs conciliables. À l’inverse, pour 44 % d’entre eux il est nécessaire de faire un arbitrage entre les deux. Parmi ces derniers, 31 % considèrent qu’il faudrait privilégier le redémarrage de l’économie et 13 % qu’il faudrait privilégier la protection de l’environnement.

Sur le plan politique, les électeurs d’Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont majoritairement convaincus d’une conciliation possible des deux objectifs (respectivement 74 %, 63 % et 61 %). À l’inverse, les électeurs de François Fillon (47 % conciliables ; 52 % pas conciliables) et de Marine Le Pen (42 % conciliables ; 58 % conciliables) pensent majoritairement qu’il faut faire un choix entre relance économique et protection de l’environnement. Entre ces deux objectifs, ces deux électorats arbitrent en faveur de la relance économique (47 % relance économique pour les électeurs de François Fillon contre 5 % protection de l’environnement, 49 % des électeurs de Marine Le Pen relance économique contre 9 % protection de environnement).

En termes d’âges, les 35-49 ans (61 %) et les 50-64 ans (57 %) considèrent majoritairement que les deux objectifs sont conciliables. Les 65 ans et plus sont plus partagés (51 % conciliables ; 49 % pas conciliables). En outre, les 18-24 ans sont les moins convaincus par la possibilité de concilier ces deux objectifs (47 % conciliables ; 53 % pas conciliables). Si ces derniers sont partagés entre relance économique (27 %) et protection de l’environnement (26 %), notons néanmoins que les plus jeunes sont plus nombreux à trancher en faveur de la cause environnementale (26 % des 18-24 ans et 19 % des 25-34 ans contre 12 % des 35-64 ans et 8 % des 65 ans et plus).

D’un point de vue socio-économique, 71 % des cadres estiment que les deux objectifs sont conciliables contre 51 % des catégories populaires, plus partagées. Et 62 % des personnes connaissant des fins de mois très aisées sont convaincues de la possibilité de concilier relance économique et protection de l’environnement.

 

Une action environnementale de l’Union Européenne et de différents pays (intra et extra UE) encore jugée trop timide par les Français

Aux yeux des Français, les États-Unis (87 %) et la Chine (86 %) font figure de mauvais élèves pour réduire les émissions de CO2 et limiter le réchauffement climatique. Ils sont majoritairement critiques mais dans une proportion moindre s’agissant de l’Union Européenne (62 %) et la France (58 %). Ils sont en revanche plus partagés sur le cas de l’Allemagne : si 49 % des Français pensent qu’elle n’en fait pas assez, 46 % considèrent qu’elle fait juste ce qu’il faut.

Sur le plan politique, les électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon portent un regard plus sévère sur l’action politique de l’Union Européenne (pas assez, respectivement 70 % et 71 %). De même, ces deux électorats condamnent plus nettement le manque d’action des pays appartenant à l’Union Européenne. Ainsi, la France n’en fait pas assez pour 7 électeurs sur 10 de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon (respectivement 72 % et 70 %) et l’Allemagne pour plus d’1 électeur sur 2 (respectivement 57 % et 51 %). L’électorat de François Fillon est quant à lui moins sévère sur l’action environnementale de ces deux pays (47 % pas assez pour la France et l’Allemagne).

Pour les pays n’appartenant pas à l’Union Européenne, les États-Unis et la Chine, ce sont les électeurs d’Emmanuel Macron qui condamnent le plus fermement leur manque d’action en faveur de l’environnement, même si tous les électorats partagent cette conviction. Ainsi, 93 % des électeurs d’Emmanuel Macron estiment que les États-Unis n’en font pas assez (contre 82 % de ceux de Marine Le Pen, soit un écart de 11 points). Et 92 % des électeurs d’Emmanuel Macron pensent que la Chine n’en fait pas assez.

En termes socio-économiques, les catégories sociales supérieures sont globalement plus sévères concernant l’action des différents pays et de l’Union Européenne. 92 % d’entre elles jugent que les États-Unis n’en font pas assez et environ 6 sur 10 que l’Union Européenne, la France et l’Allemagne n’en font pas assez (respectivement 67 %, 64 % et 54 %).

 

 

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