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Bien vieillir : propositions pour maintenir les seniors en activité

ARTICLES - 19 Juin 2015

Par Institut Montaigne

En 2045, 31% de la population aura plus de 60 ans. Comment notre pays se prépare-t-il à ce choc démographique ? Comment faire du vieillissement de notre population une source d'opportunités économiques et sociales tout en renforçant le lien intergénérationnel ? 

Afin d'élaborer des propositions à destination des pouvoirs publics et des acteurs privés qui vont être appelés à mettre en œuvre et à financer ce changement social et économique majeur, l'Institut Montaigne publie d’ici au 10 juillet une série de cinq notes pour faire du bien-vieillir un projet de société:

Découvrez aujourd’hui le premier volet : Emploi des seniors : levier de croissance et de bien-être, téléchargeable sur notre site.


Pendant trente ans, l’inactivité des seniors a constitué, en France, la variable d’ajustement du marché du travail
Bien qu’il ait récemment augmenté, le taux d’activité des seniors en France demeure aujourd’hui l’un des plus bas au sein des pays développés. En 2007, il était de :
•   55,3 % pour les 55-59 ans (contre 62,1 % en moyenne dans les pays de l’OCDE)
•   19,4 % pour les 60-64 ans (contre 37,8 %)
•   7,3 % pour les plus de 65 ans (contre 17,2 %)


Des pré-retraites à l’assurance chômage : le partage du travail au cœur des politiques de lutte contre le chômage
À partir du milieu des années 1970, la montée du chômage de masse incite les pouvoirs publics à mettre en place des dispositifs de préretraites visant à permettre aux entreprises de sortir de leur effectif les salariés de 60 à 64 ans (à l’époque, l’âge légal de la retraite est de 65 ans).

La prise de conscience du coût des différents dispositifs de préretraites amène à l’extinction de certains dispositifs et au durcissement des conditions d’accès à d’autres. Mais la disparition progressive des préretraites « publiques » va être remplacée à partir du milieu des années 1980 par l’assurance-chômage dont les conditions d’attribution des allocations pour les seniors vont être substantiellement modifiées.

Se met ainsi en œuvre une préretraite généralisée (la dispense de recherche d’emploi en témoigne), sans conditions spécifiques (si ce n’est d’une durée préalable de cotisations) et intégralement portée par le régime d’assurance-chômage. À partir de 57,5 ans, le chômage devient, de fait, une préretraite jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein.

Les réformes récentes ont permis une augmentation du taux d’activité des seniors mais non un meilleur taux d’emploi.

Graphique_veillissement_3.jpg
 
Si la réforme de l’assurance-chômage constitue un volet important pour inciter les seniors à renouer avec une activité professionnelle, il faut également agir en direction des entreprises tant l’activité des plus de 50 ans est un enjeu aux multiples conséquences.

Le maintien de l’activité des seniors répond à des enjeux de long terme
À la fois d’ordre économique et social, les problématiques liées au faible taux d’activité des seniors ont des répercussions pour les différents types d’acteurs que sont l’État, l’entreprise et le citoyen.

Pour l’Etat, les conséquences se traduisent en priorité par un déficit accru des régimes de retraite ainsi qu’un accroissement du coût du chômage, de la santé et de la dépendance.
Les entreprises subissent la perte du savoir-faire et de l’expérience des seniors, engendrant indirectement des conséquences négatives sur leur croissance.
Les citoyens voient leur protection sociale affaiblie avec, pour certains, un risque de précarisation lié à la perte de revenus alors que l’espérance de vie augmente. Le maintien en activité répond en ce sens à la question du bien-être : les seniors qui restent en emploi se sentent en moyenne plus intégrés dans la société et sont en meilleure santé que ceux qui, au même âge, sont déjà partis à la retraite.

De nombreux pays sont parvenus à rehausser le niveau de l’activité des seniors
L’OCDE distingue trois grands types de mesures permettant de favoriser l’emploi chez les seniors :
1.   la mise en place d’incitations financières à travailler ;
2.   la levée des obstacles et des réticences chez l’employeur
3.   l’amélioration de l’employabilité des plus âgés.

Il est possible et il est urgent de passer de la rupture générationnelle à la coopération intergénérationnelle. Trois propositions pour y parvenir :
1.   Créer une prime « maintien d’emploi » pour les seniors retardant leur départ à la retraite
2.   Instaurer une cessation progressive d’activité avec baisse du temps de travail
3.   Créer un Contrat Volontaire Senior pour les retraités volontaires

 

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