Travaux en cours [INSTITUT MONTAIGNE]






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Avec en moyenne une publication toutes les six semaines, l’Institut Montaigne confie en permanence de nouveaux projets d’études à des groupes de travail spécifiquement mis en place et à des chercheurs associés en mission pour trois mois à un an. Ainsi l’Institut Montaigne donne-t-il la parole à des acteurs de la société civile venus de divers horizons et cherchant à s’affranchir des schémas de pensées préexistants. Ils formulent leurs propositions en toute indépendance en s’appuyant sur leur recherche personnelle mais aussi en s’appuyant sur des exemples étrangers pertinents. Voici les travaux en cours de réalisation.

 


"Services économiques interpersonnels"


Groupe de travail présidé par Danielle Nees, consultante en stratégie et création d’offre, docteur en économie appliquée, ULB (Bruxelles)


Au vieux schéma social (jeunes inactifs, adultes actifs, vieux inactifs) se substitue l’articulation suivante : des juniors en nombre croissant (qui étudient plus longtemps), des adultes en nombre décroissant (confrontés à un parcours professionnel volatile, avec une charge fiscale accrue), des seniors qui forment aujourd’hui un tiers de la population française (avec 80 ans d’espérance de vie) divisés en deux groupes sociaux (60-75 ans, alertes, en relative bonne santé, 75-90 ans, plus fragiles – émergence d’un 4ème âge).

Les étudiants (dans l'enseignement supérieur) et les jeunes retraités, jusqu’ici en marge du marché du travail, veulent, peuvent, doivent souvent assurer leur autonomie financière. Ils pourraient le faire en devenant des entrepreneurs d'un type nouveau dans le domaine des services. Il y a là un potentiel économique important.

En résumé, il s’agit de travailler sur les gisements économiques potentiels que présentent deux extrêmes du spectre démographique. Non pas enquêter sur les personnes comme objets (destinataires) de services (rendus par des sociétés), mais comme sujets de services (rendus à d’autres personnes). On estime à plusieurs millions la population concernée.

 

 

"Ecole primaire"


Groupe de travail présidé par Bernard Hugonnier,
Deputy Director for Education OCDE


Chaque année, 120 000 jeunes issus du système scolaire français ne sortiront pas du système secondaire avec les atouts suffisants pour s’insérer dans la société. Ces 15 % d’une classe d’âge sont déjà dans une situation plus que préoccupante à la sortie de l’école primaire. Ils ne maîtrisent pas le "socle" à l'entrée en 6ème, et dans certaines zones urbaines, il ne s’agit pas de 15 % mais de 40 %.

Cet état de fait explique en grande partie les dysfonctionnements de notre système éducatif secondaire et supérieur. L’accès aux grandes écoles se prépare en effet dès l'école primaire.

In fine, comme l’avait signalé Georges Charpak, la France sélectionne ses élites comme un pays de 6 millions d'habitants (cf. publications de l’Institut Montaigne sur les grandes écoles et l’école primaire).

L’Institut Montaigne voudrait regarder de près ce qui se passe dans ce "trou noir" qu’est l’école primaire, suivant l’expression de Christian Forestier. Le rapport du Haut Conseil de l'Education en France souligne à ce sujet que personne ne sait trop bien ce qui s’y passe...

 


"Qu'est-ce qu'être Français ?"

 

Recueil de contributions


Qu’est-ce qu’être français ? Cette question, l’Institut Montaigne l’a posée à dix-huit personnalités. Dix-huit auteurs de formations, de cultures, de professions, de nationalités, d’origines très différentes. Certains sont immigrés ou enfants d’immigrés, d’autres sont naturalisés ou jouissent d’une double nationalité, d’autres encore ont élu la France pour patrie.

Dix-huit regards sur la francité constitueront l'ouvrage. Sans redites mais convergents. Sans réserves mais exigeants. Sans concessions mais bienveillants. Au-delà de la variété des parcours, dix-huit approches riches, ouvertes, positives, où s’illustre la pensée de l’historien Fernand Braudel : la France est diversité.

 

 

"Faciliter les passages public-privé"


Groupe de travail présidé par Thierry Bert, conseiller spécial du directeur général du Groupe Caisse d’Epargne


On a souvent l'impression que le passage du public au privé est réservé à une petite élite, et que l'inverse est rendu très difficile par l'existence de corps et de statuts. La réalité est sans doute beaucoup plus nuancée, notamment dans les métiers techniques. Mais nous n'en avons pas la mesure, et le passage entre les deux sphères reste quand même marginal dans notre pays, alors qu'il semble très aisé dans les pays nordiques ou anglo-saxons.

Cette étanchéité est regrettable du point de vue de la sphère publique et de la sphère privée (fertilisation croisée impossible), mais elle est surtout très regrettable du point de vue des salariés qui sont en quelque sorte "professionnellement hémiplégiques", leur horizon des possibles étant plus limité.

Cela réduit les possibilités de mobilité professionnelle, laquelle est le principal déterminant d’une mobilité sociale très insuffisante dans notre pays.

- Quel est l’état des lieux de la réalité actuelle ?
- Quelles sont les explications légales, réglementaires, culturelles à cet état de fait ?
- Pourquoi y a-t-il plus de souplesse à l’étranger ?
- Comment faciliter les passages public-privé ou privé-public à tous les niveaux, là où ils sont aujourd’hui, en France, réservés à une toute petite élite ?

 

 

 

"Spécialisation économique internationale de la France"


Groupe de travail présidé par
Philippe Wahl,
Conseiller du Board, The Royal Bank of Scotland

 

Si l’excédent commercial ne saurait être recherché pour lui-même, il est un bon indicateur au sens où il renvoie une image de l’évolution de notre appareil productif et pèse sur les politiques économiques. Ainsi, l’Allemagne enregistre-t-elle des excédents commerciaux records, alors que le commerce extérieur français, lui, ne cesse de se dégrader depuis 2000.

Partant de ce constat, notre groupe de travail s’est donné pour objectif de déterminer si la France a une spécialisation industrielle, si cette spécialisation a un impact sur les performances du pays et si, le cas échéant, elle peut utilement être modifiée.

Les toutes premières séances de travail nous ont enseigné que cette spécialisation économique ne saurait expliquer à elle seule la détérioration des parts de marchés de notre pays. Celle-ci résulte plus sûrement de la combinaison d’un ensemble de facteurs macro et micro-économiques que notre groupe de réflexion s’est donné pour mission d’identifier.

Le travail du groupe s’achèvera comme le veut l’usage à l’Institut Montaigne sur une série de recommandations concrètes, mais c’est le diagnostic qui nourrirait l’essentiel du rapport.

 

 

 

"Co-développement"


Groupe de travail présidé par
Lionel Zinsou,
Membre du Comité Exécutif, PAI partners



"Propriété intellectuelle"


Groupe de travail présidé par
Bernard Charlès,
Président et CEO, Dassault Systèmes