Bientôt dans le débat - Travaux en cours [INSTITUT MONTAIGNE]






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Avec en moyenne une publication toutes les six semaines, l’Institut Montaigne confie en permanence de nouveaux projets de recherche à des groupes de travail spécifiquement mis en place et à des chercheurs associés en mission pour trois mois à un an. Ainsi l’Institut Montaigne donne-t-il la parole à des acteurs de la société civile venus de divers horizons et cherchant à s’affranchir des schémas de pensées préexistants. Ils formulent leurs propositions en toute indépendance en s’appuyant sur leur recherche personnelle mais aussi en s’appuyant sur des exemples étrangers pertinents. Voici les travaux en cours de réalisation.

 


Publications à venir

 

 

"Pour un Eurobond
Une stratégie coordonnée pour sortir de la crise"


Etude de Frédéric Bonnevay, macro-économiste

 

L’édifice monétaire européen se trouve depuis sa création dans une situation préoccupante : les taux de croissance structurellement faibles et les évolutions économiques différentes dans les pays de l’Union le rendent fragile. Les conséquences de la crise financière récente accentuent l’urgence d’une action tout à la fois volontaire et précise. Plus encore que l’immédiat creusement des déficits publics – et la forte hausse des endettements qui en résulte –, la divergence des politiques budgétaires menace la stabilité comme la cohérence de la zone euro : comment maintenir la monnaie unique si les besoins de financement des uns et des autres deviennent tels qu’ils ne parviennent plus à endiguer des inflations nationales ou des réductions drastiques de leur train de vie ? Par surcroît, des tensions accrues sur les marchés de la dette souveraine menacent la crédibilité des gouvernements (voyez la Grèce récemment, d’autres prochainement ?), d’autant que l’hypothèse de solidarité entre États membres est de plus en plus contestée. Des écarts toujours plus prononcés entre les pays finissent par gêner considérablement l’action d’une Banque centrale, garante de la stabilité monétaire en Europe.

La France et l’Allemagne, piliers européens pourtant étroitement intégrés, sont aujourd’hui engagées sur des trajectoires politiques parallèles : le plafonnement des déficits fédéraux (désormais inscrit dans la Constitution) pèse sur l’agenda français, de même que le Grand Emprunt hexagonal singularise une relance allemande souvent jugée modeste. Revivifier l’Europe suppose un bloc moteur solide autant que stimulant pour l’ensemble de l’Union. A cette fin, créer un centre de gravité franco-allemand au sein de la zone euro revêtirait un sens fort, non seulement symbolique mais aussi très concret. Il serait notamment décisif d’instituer un mécanisme de coordination budgétaire crédible – car contraignant – mais efficace – car flexible. L’Institut Montaigne a déjà formulé des propositions dans ce sens, par exemple la mise en place d’instruments financiers communs aux deux pays (Entre G2 et G20, l'Europe face à la crise financière). Cette nouvelle étude a pour objet d’en réaffirmer l’importance, d’en décrire les modalités mais aussi de les compléter par de nouvelles recommandations.

 

 

 

"Ecole primaire"


Groupe de travail présidé par Bernard Hugonnier,
Deputy Director for Education OCDE


Chaque année, 120 000 jeunes issus du système scolaire français ne sortiront pas du système secondaire avec les atouts suffisants pour s’insérer dans la société. Ces 15 % d’une classe d’âge sont déjà dans une situation plus que préoccupante à la sortie de l’école primaire. Ils ne maîtrisent pas le "socle" à l'entrée en 6ème, et dans certaines zones urbaines, il ne s’agit pas de 15 % mais de 40 %.

Cet état de fait explique en grande partie les dysfonctionnements de notre système éducatif secondaire et supérieur. L’accès aux grandes écoles se prépare en effet dès l'école primaire.

In fine
, comme l’avait signalé Georges Charpak, la France sélectionne ses élites comme un pays de 6 millions d'habitants (cf. publications de l’Institut Montaigne sur les grandes écoles et l’école primaire).

L’Institut Montaigne voudrait regarder de près ce qui se passe dans ce "trou noir" qu’est l’école primaire, suivant l’expression de Christian Forestier. Le rapport du Haut Conseil de l'Education en France souligne à ce sujet que personne ne sait trop bien ce qui s’y passe...

 

 

 

 

"Des jeunes adultes aux jeunes retraités :
émergence d'une nouvelle économie du travail"


Groupe de travail présidé par Danielle Nees,
consultante en stratégie et création d’offre,
docteur en économie appliquée, ULB (Bruxelles)


Au vieux schéma social (jeunes inactifs, adultes actifs, vieux inactifs) se substitue l’articulation suivante : des juniors en nombre croissant (qui étudient plus longtemps), des adultes en nombre décroissant (confrontés à un parcours professionnel volatile, avec une charge fiscale accrue), des seniors qui forment aujourd’hui un tiers de la population française (avec 80 ans d’espérance de vie) divisés en deux groupes sociaux (60-75 ans, alertes, en relative bonne santé, 75-90 ans, plus fragiles – émergence d’un 4ème âge).

Les étudiants (dans l'enseignement supérieur) et les jeunes retraités, jusqu’ici en marge du marché du travail, veulent, peuvent, doivent souvent assurer leur autonomie financière. Ils pourraient le faire en devenant des entrepreneurs d'un type nouveau dans le domaine des services. Il y a là un potentiel économique important.

En résumé, il s’agit de travailler sur les gisements économiques potentiels que présentent deux extrêmes du spectre démographique. Non pas enquêter sur les personnes comme objets (destinataires) de services (rendus par des sociétés), mais comme sujets de services (rendus à d’autres personnes). On estime à plusieurs millions la population concernée.

 

 

 

 

 

"Spécialisation économique internationale de la France"


Groupe de travail présidé par
Philippe Wahl,
Directeur général France, Belgique
et Luxembourg,
The Royal Bank of Scotland

 

Si l’excédent commercial ne saurait être recherché pour lui-même, il est un bon indicateur au sens où il renvoie une image de l’évolution de notre appareil productif et pèse sur les politiques économiques. Ainsi, l’Allemagne enregistre-t-elle des excédents commerciaux records, alors que le commerce extérieur français, lui, ne cesse de se dégrader depuis 2000.

Partant de ce constat, notre groupe de travail s’est donné pour objectif de déterminer si la France a une spécialisation industrielle, si cette spécialisation a un impact sur les performances du pays et si, le cas échéant, elle peut utilement être modifiée.

Les toutes premières séances de travail nous ont enseigné que cette spécialisation économique ne saurait expliquer à elle seule la détérioration des parts de marchés de notre pays. Celle-ci résulte plus sûrement de la combinaison d’un ensemble de facteurs macro et micro-économiques que notre groupe de réflexion s’est donné pour mission d’identifier.

Le travail du groupe s’achèvera comme le veut l’usage à l’Institut Montaigne sur une série de recommandations concrètes, mais c’est le diagnostic qui nourrirait l’essentiel du rapport.

 

 

 

 

"Dossier médical personnel"


Note de Barbara Ngouyombo, chef d'entreprise (Anoigma) et présidente de Cloud Santé en France


L’Institut Montaigne va publier au mois de janvier une étude sur le Dossier Médical Personnel (DMP) et sa mise en œuvre en France. Ce projet a été initialement introduit par le Ministère de la Santé en août 2004 et relancé en 2009 après un premier échec. Alors que les pouvoirs publics en France comme à l’étranger consacrent des sommes importantes à l’expérimentation d’un DMP national et que les retours sur investissement sont faibles voire nuls pour les projets qui ont vu le jour, de plus en plus de patients se tournent vers des solutions privées et gèrent leur dossier médical sur Internet, comme leur compte bancaire ou leur dossier fiscal. L’étude de l’Institut Montaigne analyse les obstacles aujourd’hui réels et fictifs au déploiement d’un tel système d’information et propose également une comparaison avec des initiatives prises par nos voisins européens et dans certains pays émergents.

Doit-on continuer de miser sur un système complètement centralisé ? Faut-il décentraliser les solutions ? Cette réflexion mérite d’être conduite sans quoi le DMP national attendu depuis 5 ans déjà risque d’être dépassé lorsqu’il sera un jour opérationnel.

 

 

Travaux en cours

 

 

 

"Energies renouvelables et réseaux"

Groupe de travail coordonné par
Jean-Paul Tran Thiet,
Avocat associé (White & Case) - membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne


Alors que les énergies renouvelables sont vouées à prendre une part de plus en plus importante dans la production et la consommation éléctrique d'un pays comme la France, leur raccordement au réseau global d'éléctricité demeure complexe. Comment adapter le réseau éléctrique du futur (à la fois en tant que système physique et pour sa gestion) à la nouvelle donne des énergies renouvelables décentralisées et aux nouvelles technologies, notamment pour le stockage et la gestion de la demande?

 

 

 

"Informatisation de la société"


Groupe de travail présidé par
Michel Volle,
consultant, spécialiste des systèmes d’information

 

L’informatique a révolutionné la société et a transformé les secteurs de la santé, de l’éducation, des loisirs, ainsi que la vie de famille : sans elle, pas de carte bancaire, de téléphone mobile ou d’Internet, etc. Ce phénomène représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises mais aussi une formidable opportunité de repenser les politiques publiques. Comment tirer profit de cet outil tout en conservant la maîtrise de systèmes de plus en plus complexes ?

L’informatisation est un phénomène aussi important et massif que le furent les deux révolutions industrielles des XVIIIe et XXe siècles. Mais elle est de nature différente : alors que la mécanique est venue soulager l’effort physique qu’exigeait la production, l’ordinateur en réseau assiste l’effort mental. Il touche ainsi à notre organe le plus complexe, le cerveau.

L’informatisation a radicalement modifié la façon de travailler, si bien qu’aujourd’hui, près de la moitié du temps de travail de la population active française se déroule dans un espace totalement informatisé. Dans les foyers, l’avènement d’Internet a accentué le processus d’informatisation. En 1997, un ménage sur cinq était équipé d’un ordinateur contre 83% aujourd’hui (dont 65% disposent du haut débit). En Finlande, le haut débit va même accéder au statut de droit fondamental.

"Une culture de l’écran est apparue", constate Olivier Donnat, auteur d’une étude sur les nouvelles pratiques culturelles des Français, publiée en septembre dernier. Jusque dans les années 1990, les pratiques de l’écran se limitaient à la consommation de programmes télévisés. Aujourd'hui, les Français consacrent environ 10 heures par semaine aux écrans hors télévision (ordinateur et DVD) soit la moitié du temps qu’ils passent devant leur télévision (21 heures).

Cette révolution culturelle a apporté de nouvelles possibilités mais aussi des dérives : pannes, erreurs diverses, intrusions malveillantes, délits financiers, téléchargements illégaux, etc. Comment prévenir ces emballements et éviter que la complexité des systèmes ne dilue les responsabilités ?

La maîtrise de l’informatique et de toutes ses opportunités constitue un défi majeur pour les sociétés contemporaines et un enjeu géopolitique pour les nations et leur compétitivité : malheur à celles qui auront trop tardé à s’informatiser, car elles subiront la puissance des autres. Dans les années 1980, l’industrie informatique française était comparable à celle des pays asiatiques comme le Japon, la Corée du Sud ou Singapour. Or, aujourd’hui, les entreprises françaises accusent un retard important, consécutif à un manque de maturité et une inconscience face aux risques, et ce, malgré de brillantes exceptions.

Il importe de porter cet enjeu à la conscience des responsables économiques et politiques afin d’éclairer leurs décisions pour que le système productif et, plus généralement, la vie en société, soient les grands bénéficiaires de cette innovation technologique fondamentale.

 

 

 

 

"Faciliter les passages public-privé"


Groupe de travail présidé par Thierry Bert,
consultant (Inspecteur général des Finances)


On a souvent l'impression que le passage du public au privé est réservé à une petite élite, et que l'inverse est rendu très difficile par l'existence de corps et de statuts. La réalité est sans doute beaucoup plus nuancée, notamment dans les métiers techniques. Mais nous n'en avons pas la mesure, et le passage entre les deux sphères reste quand même marginal dans notre pays, alors qu'il semble très aisé dans les pays nordiques ou anglo-saxons.

Cette étanchéité est regrettable du point de vue de la sphère publique et de la sphère privée (fertilisation croisée impossible), mais elle est surtout très regrettable du point de vue des salariés qui sont en quelque sorte "professionnellement hémiplégiques", leur horizon des possibles étant plus limité.

Cela réduit les possibilités de mobilité professionnelle, laquelle est le principal déterminant d’une mobilité sociale très insuffisante dans notre pays.

- Quel est l’état des lieux de la réalité actuelle ?
- Quelles sont les explications légales, réglementaires, culturelles à cet état de fait ?
- Pourquoi y a-t-il plus de souplesse à l’étranger ?
- Comment faciliter les passages public-privé ou privé-public à tous les niveaux, là où ils sont aujourd’hui, en France, réservés à une toute petite élite ?

 

 

 

 

"Co-développement"


Groupe de travail présidé par
Lionel Zinsou,
membre du Comité exécutif, PAI partners


Le champ d’étude du groupe de travail ne se limite pas à la seule question du "co-développement", entendu stricto sensu comme la volonté de faire contribuer les migrants au développement de leur pays d’origine. Il est beaucoup plus large. Il s’agit de voir, de façon générale, comment les relations entre la France et l’Afrique peuvent être modernisées sur la base d’un partenariat économique renouvelé, afin d’en faire un jeu à somme positive mutuellement profitable aux deux parties.


"Propriété intellectuelle"


Groupe de travail présidé par
Bernard Charlès,
Président et CEO, Dassault Systèmes