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Avec en moyenne une publication toutes les six semaines, l’Institut Montaigne confie en permanence de nouveaux projets de recherche à des groupes de travail spécifiquement mis en place et à des chercheurs associés en mission pour trois mois à un an. Ainsi l’Institut Montaigne donne-t-il la parole à des acteurs de la société civile venus de divers horizons et cherchant à s’affranchir des schémas de pensées préexistants. Ils formulent leurs propositions en toute indépendance en s’appuyant sur leur recherche personnelle mais aussi en s’appuyant sur des exemples étrangers pertinents. Voici les travaux en cours de réalisation.
"Pour un Eurobond Etude de Frédéric Bonnevay, macro-économiste
L’édifice monétaire européen se trouve depuis sa création dans une situation préoccupante : les taux de croissance structurellement faibles et les évolutions économiques différentes dans les pays de l’Union le rendent fragile. Les conséquences de la crise financière récente accentuent l’urgence d’une action tout à la fois volontaire et précise. Plus encore que l’immédiat creusement des déficits publics – et la forte hausse des endettements qui en résulte –, la divergence des politiques budgétaires menace la stabilité comme la cohérence de la zone euro : comment maintenir la monnaie unique si les besoins de financement des uns et des autres deviennent tels qu’ils ne parviennent plus à endiguer des inflations nationales ou des réductions drastiques de leur train de vie ? Par surcroît, des tensions accrues sur les marchés de la dette souveraine menacent la crédibilité des gouvernements (voyez la Grèce récemment, d’autres prochainement ?), d’autant que l’hypothèse de solidarité entre États membres est de plus en plus contestée. Des écarts toujours plus prononcés entre les pays finissent par gêner considérablement l’action d’une Banque centrale, garante de la stabilité monétaire en Europe.
"Ecole primaire" Groupe de travail présidé par Bernard Hugonnier, Chaque année, 120 000 jeunes issus du système scolaire français ne sortiront pas du système secondaire avec les atouts suffisants pour s’insérer dans la société. Ces 15 % d’une classe d’âge sont déjà dans une situation plus que préoccupante à la sortie de l’école primaire. Ils ne maîtrisent pas le "socle" à l'entrée en 6ème, et dans certaines zones urbaines, il ne s’agit pas de 15 % mais de 40 %.
"Des jeunes adultes aux jeunes retraités : Groupe de travail présidé par Danielle Nees, Au vieux schéma social (jeunes inactifs, adultes actifs, vieux inactifs) se substitue l’articulation suivante : des juniors en nombre croissant (qui étudient plus longtemps), des adultes en nombre décroissant (confrontés à un parcours professionnel volatile, avec une charge fiscale accrue), des seniors qui forment aujourd’hui un tiers de la population française (avec 80 ans d’espérance de vie) divisés en deux groupes sociaux (60-75 ans, alertes, en relative bonne santé, 75-90 ans, plus fragiles – émergence d’un 4ème âge).
"Spécialisation économique internationale de la France"
Si l’excédent commercial ne saurait être recherché pour lui-même, il est un bon indicateur au sens où il renvoie une image de l’évolution de notre appareil productif et pèse sur les politiques économiques. Ainsi, l’Allemagne enregistre-t-elle des excédents commerciaux records, alors que le commerce extérieur français, lui, ne cesse de se dégrader depuis 2000.
Note de Barbara Ngouyombo, chef d'entreprise (Anoigma) et présidente de Cloud Santé en France L’Institut Montaigne va publier au mois de janvier une étude sur le Dossier Médical Personnel (DMP) et sa mise en œuvre en France. Ce projet a été initialement introduit par le Ministère de la Santé en août 2004 et relancé en 2009 après un premier échec. Alors que les pouvoirs publics en France comme à l’étranger consacrent des sommes importantes à l’expérimentation d’un DMP national et que les retours sur investissement sont faibles voire nuls pour les projets qui ont vu le jour, de plus en plus de patients se tournent vers des solutions privées et gèrent leur dossier médical sur Internet, comme leur compte bancaire ou leur dossier fiscal. L’étude de l’Institut Montaigne analyse les obstacles aujourd’hui réels et fictifs au déploiement d’un tel système d’information et propose également une comparaison avec des initiatives prises par nos voisins européens et dans certains pays émergents.
"Energies renouvelables et réseaux" Alors que les énergies renouvelables sont vouées à prendre une part de plus en plus importante dans la production et la consommation éléctrique d'un pays comme la France, leur raccordement au réseau global d'éléctricité demeure complexe. Comment adapter le réseau éléctrique du futur (à la fois en tant que système physique et pour sa gestion) à la nouvelle donne des énergies renouvelables décentralisées et aux nouvelles technologies, notamment pour le stockage et la gestion de la demande?
"Informatisation de la société"
L’informatique a révolutionné la société et a transformé les secteurs de la santé, de l’éducation, des loisirs, ainsi que la vie de famille : sans elle, pas de carte bancaire, de téléphone mobile ou d’Internet, etc. Ce phénomène représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises mais aussi une formidable opportunité de repenser les politiques publiques. Comment tirer profit de cet outil tout en conservant la maîtrise de systèmes de plus en plus complexes ? L’informatisation a radicalement modifié la façon de travailler, si bien qu’aujourd’hui, près de la moitié du temps de travail de la population active française se déroule dans un espace totalement informatisé. Dans les foyers, l’avènement d’Internet a accentué le processus d’informatisation. En 1997, un ménage sur cinq était équipé d’un ordinateur contre 83% aujourd’hui (dont 65% disposent du haut débit). En Finlande, le haut débit va même accéder au statut de droit fondamental. "Une culture de l’écran est apparue", constate Olivier Donnat, auteur d’une étude sur les nouvelles pratiques culturelles des Français, publiée en septembre dernier. Jusque dans les années 1990, les pratiques de l’écran se limitaient à la consommation de programmes télévisés. Aujourd'hui, les Français consacrent environ 10 heures par semaine aux écrans hors télévision (ordinateur et DVD) soit la moitié du temps qu’ils passent devant leur télévision (21 heures). Cette révolution culturelle a apporté de nouvelles possibilités mais aussi des dérives : pannes, erreurs diverses, intrusions malveillantes, délits financiers, téléchargements illégaux, etc. Comment prévenir ces emballements et éviter que la complexité des systèmes ne dilue les responsabilités ? La maîtrise de l’informatique et de toutes ses opportunités constitue un défi majeur pour les sociétés contemporaines et un enjeu géopolitique pour les nations et leur compétitivité : malheur à celles qui auront trop tardé à s’informatiser, car elles subiront la puissance des autres. Dans les années 1980, l’industrie informatique française était comparable à celle des pays asiatiques comme le Japon, la Corée du Sud ou Singapour. Or, aujourd’hui, les entreprises françaises accusent un retard important, consécutif à un manque de maturité et une inconscience face aux risques, et ce, malgré de brillantes exceptions. Il importe de porter cet enjeu à la conscience des responsables économiques et politiques afin d’éclairer leurs décisions pour que le système productif et, plus généralement, la vie en société, soient les grands bénéficiaires de cette innovation technologique fondamentale.
"Faciliter les passages public-privé" Groupe de travail présidé par Thierry Bert,
Cette étanchéité est regrettable du point de vue de la sphère publique et de la sphère privée (fertilisation croisée impossible), mais elle est surtout très regrettable du point de vue des salariés qui sont en quelque sorte "professionnellement hémiplégiques", leur horizon des possibles étant plus limité. Cela réduit les possibilités de mobilité professionnelle, laquelle est le principal déterminant d’une mobilité sociale très insuffisante dans notre pays. - Quel est l’état des lieux de la réalité actuelle ?
"Co-développement"
"Propriété intellectuelle"
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