Pour les Français, le mot "réforme" est révolutionnaire, disait le Général de Gaulle. Après les deux pas en arrière de 1982 (réduction de 65 à 60 ans de l’âge légal), voici un pas en avant (allongement de 60 à 62 ans). Autrement dit, la France ne parvient pas à adopter une position claire et simple en matière de retraites. Tout y invite pourtant : l’état de nos finances publiques comme de nos comptes sociaux, les réformes mises en œuvre par nos voisins – voulues ou contraintes (Allemagne, Suède, Pays-Bas, notamment) –, la démographie, l’augmentation de l’espérance de vie, la volonté de nombreux Français de travailler autrement. Certes, le plus petit déplacement comme le plus grand des voyages commence toujours par un premier pas, mais tout centrer sur la notion d’âge légal risque fort d’être insuffisant. Faudra-t-il remettre une nouvelle fois l’ouvrage sur le métier d’ici peu ?
Ces bégaiements ne sont guère propices à une refonte globale de notre système, à quoi l’Institut Montaigne appelle : unifier les dizaines de régimes différents, passer des annuités aux points, respecter la neutralité actuarielle. Après l’
Etude publiée en 2009, l’Institut Montaigne vous propose une
Note de synthèse. Nous espérons ainsi contribuer à la clarification du sujet.
François Rachline
Directeur Général