Nos propositions en un coup d’œil
>> Rendre au Parlement les moyens de ses missions
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| Propositions Issues du rapport "Comment améliorer le travail parlementaire" - Octobre 2002
La Constitution de la Vème République semble parfois être animée d’un principe unique : la méfiance de l’exécutif face au pouvoir parlementaire, facteur d’indécision, de délais et de mauvais compromis. Cette méfiance à l’égard du Parlement a conduit à une forme de détournement de la démocratie : là où le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif devraient s’équilibrer sans empiéter sur leurs prérogatives respectives, la France s’est orientée vers un régime de quasi-irresponsabilité de l’exécutif, en privant le Parlement des moyens d’influence et de contrôle qui devraient être les siens.
S’il est légitime que le Parlement ne puisse pas réduire la puissance publique à l’inaction, il n’est plus acceptable qu’il ne puisse pas remplir efficacement ses deux principales missions : examiner attentivement les projets de loi et contrôler l’action du gouvernement. Enfin, les bénéfices du bicaméralisme sont fortement réduits du fait que le rôle particulier du Sénat reste imparfaitement défini.
Augmenter le nombre des commissions permanentes Des commissions permanentes de l’éducation, de l’environnement ou des transports devraient être créées. La spécialisation des parlementaires dans des commissions plus nombreuses permettra à un plus grand nombre d’entre eux de mettre en valeur leurs compétences et d’en acquérir de nouvelles.
Rationaliser la procédure législative
Partager plus équitablement la maîtrise de l’ordre du jour et des procédures de vote:
Evaluer systématiquement les conséquences des lois votées et en informer le Parlement
Chaque loi importante votée par le Parlement doit prévoir un calendrier de suivi et d’évaluation des résultats et des coûts. Dans certains cas, la loi pourrait même prévoir que sa pérennisation est conditionnée à un
Ce souci de systématiser le retour d’expérience vers les parlementaires doit conduire à développer la pratique de l’expérimentation. Si l’évaluation montre que les résultats sont mauvais ou trop coûteux, les adaptations
Ouvrir les commissions d’enquête à l’opposition et renforcer leurs prérogatives La possibilité actuellement ouverte à chaque groupe de proposer un sujet d’enquête par an devrait être transformée en un véritable droit d’initiative ouvert aux groupes de l’opposition. Afin d’éviter que l’opposition ne
Les commissions d’enquête pourraient recevoir elles-mêmes le pouvoir d’infliger des amendes à ceux qui refusent de témoigner ou prononcent un faux témoignage. Si ce pouvoir de sanction était confié aux commissions, un appel devrait être organisé soit devant le juge judiciaire soit, devant le Conseil constitutionnel.
Enfin, l’interdiction faite au Parlement de diligenter des commissions d’enquête sur les affaires faisant l’objet d’une instance judiciaire, interdiction que rien ne justifie, devrait être levée.
Donner les moyens au Parlement de contrôler effectivement le bon emploi des fonds publics
Rendre toute sa légitimité au Sénat dans le cadre de missions mieux définies Le rôle du Sénat est double : il garantit une représentation de tous les territoires dans le processus législatif, y compris les zones rurales et les régions peu peuplées et introduit dans le processus législatif, la garantie d’une plus grande indépendance du Parlement face au gouvernement. Cependant, le rôle de représentation des territoires ne pourra être réellement rempli que si elle paraît équilibrée au regard de la répartition de la population, des compétences et des budgets entre les différents
Une double réforme doit donc être engagée :
Dans le même temps, afin de conforter sa fonction de représentant des collectivités territoriales, le Sénat devrait développer d’autres missions liées à cette fonction. Il pourrait ainsi évaluer, et parfois engager, des expérimentations institutionnelles ou de gestion dans les collectivités locales. Il pourrait enfin servir de cadre privilégié pour des négociations globales entre Etat et collectivités décentralisées, sur le modèle des pactes allemands entre Bund et Länder sur le partage de la responsabilité des déficits publics. |
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