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Exemple : Education, Europe, Santé
  • Ouvrir les grandes écoles à la diversité

    PUBLICATION - janvier 2006
Auteurs
Romain Geiss, Eric Keslassy, Daniel Laurent
Ceux qui ont contribué à ce travail
Groupe de travail
Romain Geiss Rapporteur
Daniel Laurent Professeur des universités, Marne-la-Vallée
Yonathan Arfi Ancien président de l’UEJF
Benjamin Blavier Directeur Responsabilité & Innovation sociale, groupe SFR
Maurad Cheurf Directeur associé, MConseil
Madani Cheurfa, Jay Dharmadhikari, Mohamed Ketata Membres de la commission «Ouverture des grandes écoles» du XXIe siècle
Anny Forestier Proviseur du lycée Janson de Sailly (Paris)
Christian Forestier Inspecteur général de l’Éducation nationale, membre du Haut Conseil d’éducation et du Comité directeur de l'Institut Montaigne
Jean-Marc Fournier Fondateur de l’association Tremplin
Isabel Jubin Directeur du lycée Sainte-Geneviève (Versailles)
Melvin Manchau Founder & CEO chez Frontier Markets Capital
Françoise Mélonio Directrice adjointe de l’ENS
Dominique Perrin Directeur de L’ESIEE
Bernard Ramanantsoa Directeur général du groupe HEC
Marie Reynier Directrice de l’ENSAM - Membre du groupe de travail « Ouverture sociale des grandes écoles » de la CGE
Olivier Quang-Tri Truong Chercheur à Paris I et administrateur du FASILD
Aujourd’hui, intégrer les grandes écoles relève pour les élèves de « milieux modestes » sinon de l'exploit, au moins de l'exception. Ils ont 20 fois moins de chances d'y parvenir que les enfants de « milieux supérieurs », et leur représentation ne cesse de baisser depuis 30 ans. Cette situation remet en cause la promesse républicaine d'égalité des chances et illustre la panne de l'ascenseur social.
Pour faire sauter le verrou social qui existe à l'entrée de ces « fabriques » à élites, l'Institut Montaigne formule ici une série de propositions concrètes. Avec un seul objectif : favoriser des recrutements plus diversifiés, mais toujours méritocratiques.

Alors que dans le passé des élèves brillants étaient rapidement identifiés puis orientés vers les filières d’excellence indépendamment de leur origine sociale, le système de formation de nos élites est devenu profondément endogame.

Malgré quelques initiatives méritoires pour essayer de remédier à cette situation, le mode de recrutement des grandes écoles reproduit, en les amplifiant, les dysfonctionnements de notre système scolaire qui commencent dès l’école primaire.

Les enfants issus des classes populaires souffrent de handicaps socioculturels qui les empêchent d’intégrer les filières les plus prestigieuses. En effet, sous l’apparence de critères objectifs, certains concours d’entrée aux grandes écoles légitiment une « bonne culture », c’est-à-dire une culture relevant d’un environnement socialement élevé.

Par ailleurs, des facteurs « objectifs » permettent également de comprendre cette forte inégalité des chances. Il y a d’abord, pour les familles populaires, la difficulté d’être initié à ce qui est aujourd’hui un véritable labyrinthe scolaire. De même, la différence de ressources peut être un frein – au moins supposé (méconnaissance de l’existence de bourses par exemple) – à des ambitions scolaires élevées.
 
Téléchargements
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