Aller au contenu principal
Exemple : Education, Europe, Santé
  • La présidence française
    de l’Union européenne

    à la loupe

    Publication - Décembre 2021
Auteures
Georgina Wright et Cécilia Vidotto Labastie

Georgina Wright, Senior fellow et Directrice du Programme Europe à l’Institut Montaigne.
Cécilia Vidotto Labastie, Chargée de mission du Programme Europe à l’Institut Montaigne.

Introduction

Un temps fort à ne pas rater !

À compter du 1er janvier 2022, la France assumera pour une durée de six mois la présidence du Conseil de l’Union européenne (PFUE), une des deux institutions de l’Union européenne qui regroupe les 27 gouvernements de l’UE. Ce sera la treizième présidence pour la France, et il faudra laisser passer au moins 14 années pour que celle-ci puisse y prétendre à nouveau. Que peut-on en attendre ?

Dans ce dossier en plusieurs chapitres, Georgina Wright, Senior Fellow et directrice du programme Europe de l’Institut Montaigne, s’attache à analyser le rôle de la PFUE et son influence sur les grandes décisions et les principaux débats européens, comme la relance économique post-Covid-19, la définition de l’action extérieure de l’Union européenne, la transition verte et numérique ou encore la défense des valeurs communes en Europe.

Si ce décryptage n’a aucunement vocation à être exhaustif, il vise à alimenter le débat public sur la PFUE et à recentrer celui-ci sur la concrétisation des priorités de la France pour l’Europe.

Quels seront les rôles et les responsabilités de la France ?

La France présidera-t-elle l’Europe ? Pas exactement. Avant tout, la France sera impliquée dans la gestion de l’agenda européen : elle présidera la plupart des réunions du Conseil de l’UE et devra faciliter l'adoption de nouvelles lois européennes. Quand les 27 États membres ne parviennent pas à se mettre d’accord, ou quand il y a des différends entre les États membres et le Parlement européen ou la Commission européenne, c’est à la France que reviendra la responsabilité de trouver un compromis. Ce sera aussi l’occasion pour la France de mettre à l’agenda européen, le temps d’un semestre, ses propres priorités, de parler davantage de l’Europe en France et de promouvoir la culture, la langue et les spécificités françaises en Europe.

Un contexte particulier...

Cette PFUE s’inscrit dans un contexte spécifique pour l’Europe : l’UE doit répondre aux nombreux défis internes et externes tels que la relance de l’économie après la crise sanitaire du Covid-19, la hausse globale des prix de l’énergie, la contestation de certaines valeurs européennes par la Pologne et la Hongrie, sans oublier le dérèglement climatique et la rivalité sino-américaine. Le paysage européen est lui-même sur le point de se redessiner avec l’arrivée du nouveau gouvernement allemand dans les semaines à venir. Le Brexit continuera de figurer à l’agenda européen. Enfin, la PFUE arrive à l’heure où la Commission von der Leyen et le Parlement européen sont à mi-mandat.

Cette PFUE s’inscrit également dans une conjoncture particulière pour la France car elle a lieu en même temps que l’élection présidentielle française. Cette situation n’est pas nouvelle car en 1995, François Mitterrand avait assuré les quatre premiers mois de la présidence tournante avant de céder la main au nouveau Président, Jacques Chirac. Cependant, alors que François Mitterrand terminait son deuxième mandat et ne pouvait donc plus se présenter, Emmanuel Macron sera probablement candidat pour un second quinquennat. Le calendrier de la PFUE pourrait alors être interrompu par une période de réserve électorale qui réduirait mécaniquement la prise de parole de la France sur des grands dossiers européens.

Tout comprendre à la présidence de l’Union européenne

Fixer les priorités à l’agenda européen, présider la plupart des réunions entre États membres et trouver des compromis lors des négociations des directives européennes : voici seulement quelques-unes des missions qui incomberont à la France au cours des six premiers mois de 2022. Dans cette première note, Georgina Wright, Senior Fellow et directrice du programme Europe de l’Institut Montaigne et Cécilia Vidotto Labastie, chargée de mission du programme Europe à l’Institut Montaigne, expliquent ce qu’est une présidence du Conseil de l’UE, y compris les responsabilités qui en découlent.

Les priorités de la présidence française de l’Union européenne

Alors que le programme de la présidence française de l'Union européenne semble porter sur la quasi-totalité des travaux européens en cours, que faut-il en retenir ? Dans cette deuxième note, Georgina Wright, Senior Fellow et directrice du programme Europe de l’Institut Montaigne et Cécilia Vidotto Labastie, chargée de mission du programme Europe à l’Institut Montaigne, analysent les priorités énoncées par le gouvernement pour la PFUE, reviennent sur le calendrier et les échéances qui leur correspondent et mettent en lumière la marge de manoeuvre française en matière d'environnement, de santé, de numérique ou encore de défense à l'échelle européenne.

Sommet UE-UA : une nouvelle approche de la relation Afrique-Europe ?

Le sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine des 17 et 18 février s'est tenu dans un contexte particulièrement mouvementé des deux côtés de la Méditerranée. Dans cette troisième note, Mahaut de Fougières, responsable du programme Politique internationale de l’Institut Montaigne et Cécilia Vidotto Labastie, chargée de mission du programme Europe à l’Institut Montaigne, analysent les enjeux de ce sommet et expliquent ce que l’on peut en attendre. Loin d’un changement de cap immédiat pour le partenariat entre les deux continents, la nouvelle stratégie que propose l’UE vis-à-vis de ses partenaires africains pourrait faire évoluer le partenariat dans les années à venir.

5 leçons pour l’action de la France en Europe

Après six mois de présidence française du Conseil de l’UE, le temps est venu d’en dresser un premier bilan. Avec plus de 100 accords et 2000 réunions organisées, la PFUE a atteint de nombreux objectifs. Cependant, le bilan n’en reste pas moins nuancé. Dans cette quatrième et dernière note, Georgina Wright, Senior Fellow et directrice du programme Europe de l’Institut Montaigne, et Cécilia Vidotto Labastie, chargée de mission du programme Europe à l’Institut Montaigne, reviennent sur le semestre de présidence et tirent cinq leçons pour l’action de la France en Europe dans les années à venir.

Téléchargements

Envoyer cette page par email

L'adresse email du destinataire n'est pas valide
Institut Montaigne
59, rue la Boétie 75008 Paris

© Institut Montaigne 2017