Nos propositions en un coup d’œil

>> Missionner un référent insertion en entreprise

Propositions issues du rapport "Pauvreté, exclusion : ce que peut faire l’entreprise" -  Février 2006

 


L’entreprise n’a pas naturellement les compétences pour traiter les questions périphériques à l’emploi que posent les collaborateurs en insertion professionnelle. Elle s’appuie généralement sur la bonne volonté et l’expérience de son personnel et des services généraux des ressources humaines. L’efficacité de ces méthodes est cependant souvent limitée.

 

Créer dans l’entreprise un poste de « référent insertion en entreprise » ou missionner un collaborateur actuel, au sein des ressources humaines, chargé de soutenir les tuteurs et parrains accompagnant les collaborateurs en insertion professionnelle.


L’objectif est de permettre ainsi à chaque entreprise de travailler avec une personne connaissant la problématique de l’insertion également capable de l’aider à traiter les questions périphériques à l’emploi. Ce référent travaillerait aussi bien en interne avec la direction des ressources humaines, les tuteurs et les parrains sur le terrain qu’en externe avec les organismes de l’action sociale.

 

Dans le cas où l’entreprise n’aurait pas les moyens de créer un poste de référent insertion, elle peut s’associer avec une entreprise d’insertion, un organisme public, un syndicat, une association ou autres, pour effectuer le suivi de ses collaborateurs. Elle peut également recourir à un intervenant externe pour épauler son référent insertion. Cette formule ne peut être efficace que si l’intervenant extérieur a un ou des correspondants clairement identifiés au sein de l’entreprise excluant ainsi tout force de « soustraitance » qui risquerait de déresponsabiliser les collaborateurs de l’entreprise.

 

Pour aller plus loin dans cette démarche d’accompagnement des collaborateurs en insertion professionnelle, l’Institut Montaigne propose de :

 

Professionnaliser le tutorat dans l’entreprise
Le tutorat a fait ses preuves en termes d’intégration, d’adaptation et de formation des nouveaux collaborateurs. Soutenir une personne longtemps exclue est délicat. Dès lors la fonction de tuteur mériterait d’être mieux valisée : reconnaître son rôle et lui accorder les moyens nécessaires à ses interventions, notamment le temps. Il serait utile de considérer le temps consacré au tutorat comme un temps travaillé, ce qui correspond à la réalité.


 

Développer le parrainage par des personnes extérieures à l’entreprise
L’entreprise n’ayant pas toujours les ressources nécessaires pour accompagner les collaborateurs qui commencent avec elle leur réinsertion, peut recourir à un parrain. A la différence du tuteur, le parrain ne fait pas partie de l’entreprise. Dès lors, il est nécessaire d’organiser un mécanisme de médiation entre l’entreprise et le parrain afin de recruter, former et évaluer les parrains. Une collectivité territoriale, un groupement d’entreprises, un syndicat, des personnes privées etc., formeront une association ou un groupement d’intérêt économique afin de développer, mutualiser et professionnaliser le parrainage de leurs collaborateurs.