Nos idées dans les médias

>> L'Institut Montaigne cité dans les médias


L'Institut Montaigne propose de réformer les loyers du secteur HLM


Un rapport préconise de fixer les loyers des HLM en fonction du revenu des locataires. Cette proposition intervient alors que le gouvernement prépare un projet de loi sur le logement.

La France parviendra-t-elle un jour à dépasser le clivage entre partisans du logement social et du logement privé ? Le rapport intitulé "HLM, parc privé : deux pistes pour que tous aient un toit, rédigé par l'Institut Montaigne, cercle de réflexion réunissant universitaires et grands patrons, lance une série de propositions pour mettre fin à la crise du logement aggravée depuis quelques mois par le retournement de la conjoncture immobilière.

 

Pointant du doigt la "faible mobilité du parc locatif social et l'absence d'une offre locative accessible suffisamment abondante dans le parc privé", le rapport propose un nouveau concept, le "loyer mutuel", établi en fonction des revenus des locataires tout au long de leur séjour dans leur logement. Ainsi, les ménages habitant dans un appartement au niveau de loyer actuel très social devraient, si leurs salaires dépassent les plafond, verser un loyer correspondant au niveau standard. Les sommes supplémentaires dégagées seraient mutualisées pour aides les ménages les plus démunis, ceux pour qui les logements sociaux sont devenus trop chers. "Tout doit se faire dans la plus grande transparence. L'objectif n'est pas d'enrichir les bailleurs, mais de mutualiser les loyer pour contribuer à la fois à la mobilité et à la mixité sociale en faisant disparaitre les rentes de situation et en rendant solvables les ménages dont les revenus sont les plus faibles", ajoute le rapport qui préconise dans le même temps de favoriser le secteur privé.

 

Plus de 4 millions de logements
Le parc locatif privé compte 6,6 millions de logements et héberge un quart des métropolitains. Si le parc HLM compte plus de 4 millions de logements, les partisans du privé font remarquer que 78 % de leurs locataires (soit 4,9 millions de ménages) ont des revenus inférieurs au seuil du secteur HLM. Et 1,2 million d'entre eux peuvent être considérés comme pauvres. Depuis des années la Fondation Abbé Pierre dénonce les avantages fiscaux liés à l'investissement locatif (produits dits "Borloo" ou "Robien") jugés trop chers et surtout producteurs de logements aux loyers inabordables par les plus pauvres.

Le rapport préconise de lever les freins au développement des logements à loyers maîtrisés. Notant qu'en 2006, seuls 9 appartements à loyers très sociaux ont été produits à Paris - le marché le plus tendu -, l'Institut Montaigne demande une modulation plus forte de l'avantage fiscal, à la fois en fonction de l'effort de modération de loyer consenti par le propriétaire et en fonction de l'état du marché local. Il propose même une exonération totale de l'imposition sur les revenus des logements conventionnés sociaux et très sociaux, et la sortie de l'assiette de l'ISF pour la durée de la convention signée avec l'Etat.

 

Forte tension
Ce document est diffusé à un moment de forte tension. Le marché du logement est en phase de retournement après des années d'euphorie qui ont fait exploser le niveau des loyers. Le gouvernement prépare un projet de loi sur le logement et a déjà affiché son intention de renforcer le mécanisme des surloyers. Les discussions sont également difficiles sur le projet de création d'un mécanisme de garantie des revenus locatifs, entre les tenants d'un mécanisme englobant l'ensemble des propriétaires afin d'en faire baisser les prix et ceux qui préfèrent laisser plus d'initiative au privé.   


Télécharger
En savoir plus

Voir la vidéo de Christine Boutin lors des Libres Echanges Crise du logement : réponse publique ? Réponse privée ?

 

 undefined

 

Voir la vidéo de Marie-Noëlle Lienemann lors de nos Libres Echanges Crise du logement : réponse publique ? Réponse privée ?

undefined