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Janvier 2014 | Note

Une nouvelle ambition pour l’apprentissage : dix propositions concrètes

Cette note formule dix propositions pour développer massivement l’alternance en France.

Auteur Bertrand Martinot

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NOS IDÉES DANS LES MÉDIAS

L’insertion durable des jeunes peu qualifiés sur le marché du travail reste extrêmement difficile en France et l’alternance permet à la fois d’élever le niveau de qualification des moins qualifiés et leurs perspectives d’embauche. Si le nombre de jeunes en alternance a triplé en France depuis le milieu des années 1980, à peine 7 % des jeunes français de 16-25 ans sont en alternance contre 17 % en Allemagne. Ainsi, cette note formule des propositions pour faire de l’alternance un véritable levier d’entrée sur le marché de l’emploi.

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1 commentaire(s)

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De Olivier.jeanjean 07:35 08 Mai 2014

S'il doit y avoir un dogme en matière d'éducation dans le secondaire, le seul qui tienne est celui du décloisonnement des filières de l'enseignement général et professionnel. Pour le mettre en œuvre, il faut une volonté forte, c'est évident. Toutefois, l'équité à défaut d'égalité à un prix de même que l'avenir de nos enfants. Le valorisation de l'enseignement technique passe par les enseignants eux-mêmes. La toute puissance de l'enseignement général conduit à l'échec actuel. On forme trop de bacheliers "Canada dry" qui ne savent pas faire autrement que de s'inscrire dans des filières dont il ne voient pas où elle les mène s'ils n'ont pas été capables de réussir un concours forcément très dur étant donné le nombre de candidats. Ils n'ont plus que la ressource de passer quelques années de transitions l'université, puis de faire du commerce. Mais pour vendre quoi ? Confère l'état de notre tissu industriel. Il faut inscrire dans les gènes de nos enseignants la vocation à servir l'ensemble des élèves en leur offrant quelque soit leur filière le niveau d'enseignement qui leur permettra de réussir selon leurs capacités à s'épanouir dans une voie d'enseignement suffisamment souple. Il est intolérable d'assister à des conseils de classe de seconde générale au cours desquels le professeur de maths trône de façon illégitime dans le rôle de décideur de l'avenir de l'élève selon ses capacités dans cette matière. Soit on a de bons résultats et l'on peut poursuivre en S ou ES, soit on est mauvais et juste bon à suivre une filière technique. Qu'est-ce que cet autre dogme qui consiste à maintenir le collège unique, s'il n'intègre pas des matières techniques ? Il faut décloisonner ! Il faut donner la possibilité aux collégiens de voir ce que c'est qu'un métier technique, il faut poser aux enseignants des lycées d'enseignement général, un quota d'heures obligatoires dans les lycées d'enseignement professionnel, de façon à répondre aux besoins des élèves qui révèlent au cours de leur cursus un intérêt pour les maths et la physique ou les sciençes économiques par exemple. Ils seront les ingénieurs de demain. Pourquoi faut-il qu'ils attendent le BTS pour être considérés. Les idées ne manquent pas mais l'espoir d'un changement en profondeur s'étiole. Des qu'un politique dit quelque chose de sensée il est écarté. Ce fut encore le cas avec Mr Peillon qui a tout de même dit qu'il fallait changer de paradigme en passant de l'enseignement du savoir au savoir apprendre. L'essentiel est dans cette phrase. Bourrer le crâne n'a jamais rendu intelligent. Victime durable des maths modernes dès la sixième au détriment de la règle de trois et des problèmes de robinets et de trains qui se croisent, moins intellectuels mais ô combien moins abstraits et pratiques, je sui fondé à dire que le retour à des principes et des exigences simples permettrait de concourir à la construction d'un système plus juste et plus productif pour l'avenir du pays et des ses jeunes.

 
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