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Février 2015 | Etude

Marché du travail : la grande fracture

Analysant la polarisation induite par le progrès technologique entre les métiers très qualifiés, d’une part, et les emplois de service, plus précaires et moins bien rémunérés, d’autre part, cette étude interroge les conditions de la création d’emplois dans une économie post-industrielle.

Auteurs Sylvain Catherine, Augustin Landier et David Thesmar

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NOS IDÉES DANS LES MÉDIAS

Depuis 30 ans, notre marché du travail subit un formidable choc inégalitaire lié à la transformation de notre économie sous l’effet des nouvelles technologies. Cette transformation induit une polarisation du marché du travail qui contraint la population la moins qualifiée à basculer vers des emplois de services plus précaires et moins rémunérés. Cherchant à contenir la montée des inégalités de revenus, l’Etat a généré en France un chômage de masse concentré sur les plus faiblement qualifiés. Mais le chômage de masse n’est pas une fatalité et l’économie de services n’est pas une économie sans emplois.

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3 commentaire(s)

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De jacky.guillaume 07:32 03 Mai 2015

bonne analyse. Le défaut de formation est bien connu, le fait que nous soyons en décroissance industrielle aussi.Les solutions proposées restent très classiques. Baisser les charges ou les salaires est un trompe l’œil. Elle entraîne un sureffectif dans les PMI PME. Transférer des charges sur les hauts salaires n'est pas productif, il diminue l'offre des entreprises et le pouvoir d'achat des cadres. Certes il reste des emplois à pourvoir mais peu attractifs et mal payés. Que voulons nous plus d'emplois ou plus de richesses. On peut aujourd'hui créer des richesses sans créer beaucoup d'emplois. C'est bon pour l'état qui prélève des taxes mais nul pour l'emploi. On nous dit que la croissance créera des emplois; c'est faux. Elle en créera peu encore faut il relancer la recherche et le développement; dans quels domaines? Programme à long terme donc mais on ne verra plus d'entreprises avec des milliers d'employés..Pour les moins qualifiés reste ce que je nomme l'économie modeste c-a-d les petits boulots couplés aux aides sociales, les emplois de proximité, les scop, les associations etc.On voit donc qu'à l'avenir il existera dans la mesure où on saura les préserver deux mondes de l'emploi, ce que le regrette mais qui me parait inéluctable.

De touslegumesmoches 20:18 27 Juillet 2015

L'analyse est claire. Mais dans cette comparaison, on ne parle pas des écarts de comportement entre recruteurs français et recruteurs d'autres pays cités dans l'étude. Enfermés dans les logiques discriminantes, ils sont aussi pour partie responsables du maintien au chômage d'une partie des demandeurs d'emploi qui sont et restent compétents et employables. Je propose une autre approche, au croisement de la RSE, de l'engagement citoyen et de l'économie circulaire, qui pourrait faire baisser significativement et le chômage, et les dépenses publiques directes et induites de 2,75 M€ par an. Tout est question de perspective et d'engagement. Mes contributions sont téléchargeable sur Facebook https://www.facebook.com/MerlinVoiforte?ref=hl ou sur demande par mail touslegumesmoches@gmail.com. Toute l'actu Twitter @MerlinVoiforte.

De jcb 14:12 12 Septembre 2015

L'analyse est intéressante et juste. Ce qui est étonnant est que de telles évidences ne soient pas évidentes pour tout le monde. En régime de marché, même très imparfait, il y a une pression à la hausse sur ce qui est recherché (les travailleurs qualifiés pouvant générer des revenus pour leur employeur) et une pression à la baisse sur ce qui n'est pas recherché. La solution au problème est donc simple : faire en sorte que la catégorie des non recherchés se résorbe. Baisser les charges sur les salaires des non recherchés ne marche que tant que ces charges sont encore élevées. Quand elles s'approchent de zéro et que ces catégories ne génèrent plus de quoi payer leur coût (salaire+charges), les employeurs s'en détournent inéluctablement. Il faut alors soit se résoudre à baisser le smic, soit à remettre à niveau cette population insuffisamment productive. Si l'on n'accepte ni l'un ni l'autre, alors le taux de chômage ne peut que continuer à monter et les prélèvements sur les catégories au travail atteignent forcément le niveau du ras le bol ! On n' a donc pas vraiment le choix, il faut des incitations très fortes pour que les non qualifiés fassent l'effort de se rendre employables et il faut bien sur mettre en place un système de formation efficace et adapté aux besoins.

 
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