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Mars 2014 | Etude

Alléger le coût du travail pour augmenter l’emploi : les clés de la réussite

Cette étude présente une évaluation inédite de l’impact du dispositif « zéro charges » et montre qu’une baisse des charges réalisée au niveau des bas salaires a un effet fort et rapide sur l’emploi.

Auteurs Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo

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Cette étude montre que l'emploi au niveau des bas salaires est très sensible au coût du travail. Elle s'appuie notamment sur une évaluation du dispositif zéro charges, réalisée par les deux auteurs en collaboration avec Thomas Le Barbanchon. Ce dispositif qui exonérait de cotisations patronales les embauches au niveau du SMIC entre décembre 2008 et décembre 2009 dans les entreprises de moins de 10 salariés a eu un impact fort et rapide sur l’emploi. Ainsi, une diminution de 1 % du coût du travail a entraîné un accroissement de 2 % de l’emploi au bout d’un an et l’impact sur l’emploi apparaît dès 3 mois. Cette évaluation montre également que le coût net d’un emploi créé grâce à "zéro charges" avoisine zéro pour les finances publiques.

En extrapolant les résultats de "zéro charges" à l’ensemble de l’économie, une mesure annulant complètement les charges patronales au niveau du SMIC pourrait créer jusqu’à 800 000 emplois.

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1 commentaire(s)

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De gg.dattilo 21:02 28 Décembre 2014

Voici une proposition que j’ai élaboré. Qu’en pensez-vous ? Pour alléger le coût du travail, et redonner de l’oxygène aux entreprises, il faut supprimer l’intégralité des cotisations de base (maladie, Unedic, vieillesse et Famille) : la part patronale et la part salariale. Ce besoin de financement pour remplacer les cotisations de base (salariales et patronales) est d’environ 270 milliards d’euros. Instaurer à la place une Taxe généralisée de 1% sur les mouvements financiers, sur tous les mouvements de fonds qui transitent par le système bancaire et financier. Toutes les transactions émises par tous les agents économiques (particuliers, entreprises) par virement, prélèvement, chèque, carte bancaire. Tout le monde est concerné, y compris toutes les activités illégales, les échanges boursiers et les transferts de fonds. L’assiette prend une telle ampleur que la taxe devient d’un taux ridiculement bas. Par rapport aux mouvements vers l’étranger, une partie au moins de ces mouvements venant ou partant de l’état contribuera aussi à cette taxe. Autre avantage, la facturation au noir n’est pas incitée. Dernier avantage : les taxes payées sont strictement proportionnelles. Elle est par essence la plus juste qui soit. Le montant total des transactions de paiement en France représente plus de 27 000 milliards d’euros par an rapport annuel de la Banque de France, chiffre pour 2012. http://www.fbf.fr/Web/Internet2010/Content.nsf/DocumentsByIDWeb/87BCNH/ En prenant cette assiette pour financer 270 milliards de dépenses en remplacement des charges sociales (d’assurance maladie, des retraites de base, assurance chômage et de politique familiale) il faudrait instaurer une taxe d’environ 1%. (27.000 x 1% = 270). Cette contribution sera prélevée sur le compte bancaire des émetteurs de ces transactions (entreprises, particuliers, administrations). Les organismes bancaires seront donc à charge de verser ces sommes à une Caisse centrale (l’URSSAF par exemple) qui se chargera ainsi de répartir les recettes de cette contribution unique entre les différents régimes. On réalisera le prélèvement à la source sans complications paperassières, offrant à l’État et à la Sécu les facilités et les économies de gestion que cela représente. Cette technique moderne présente en outre un avantage considérable : elle peut être mise en application dans un court délais sans aucun investissement, sans création d’un nouvel organisme. Tout est disponible. Il n’y a rien à créer. Il suffit d’un accord avec les organismes financiers agréés fixant le coût de leur intervention. Les avantages en seront les suivants : une amélioration de la compétitivité des entreprises et de leurs charges d’exploitation une augmentation des salaires nets de 10 % avec effet immédiat sur le pouvoir d’achat (120 euros de plus pour un salarié au SMIC, 200 euros de plus pour un salarié moyen).

 
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