Nos propositions en un coup d’œil

>> Favoriser la mobilité géographique

Propositions issues de la note : "Sortir de l’immobilité sociale à la française" - Novembre 2006


La mobilité professionnelle et la mobilité géographique sont étroitement liées dans l’ensemble des pays occidentaux. Un changement de poste au sein d’une même entreprise ou dans une structure nouvelle, peut exiger une mobilité géographique du salarié.

Les Français sont relativement peu mobiles : seuls 4 Français sur 10 ont changé de résidence dans les dix dernières années (contrairement aux Finlandais puisque près de 60% de la population a déménagé aux cours
de cette même période).

 

  • Les Français sont moins tentés par une mobilité vers les pays hors de l’Union européenne.
  • C’est majoritairement parce qu’ils ne sont pas satisfaits de leur domicile que les Français déménagent : les raisons professionnelles n’arrivent qu’en deuxième place.
  • Les raisons financières sont plus souvent évoquées par les Français que par leurs voisins comme facteur déterminant pour ne pas déménager.

 

Pourtant, les Français placent l’emploi avant le lieu de résidence : plus de 50% déclarent préférer déménager dans une autre région pour trouver du travail plutôt que de rester au même endroit et de s’inscrire au chômage.

 

Les Français ne sont donc pas a priori réticents à la mobilité géographique, ils sont même prêts à quitter leur région pour trouver du travail, mais ils se sentent plus souvent que les autres Européens freinés par des raisons financières. Autrement dit, en France la mobilité géographique réelle est inférieure à celle que les individus seraient prêts à réaliser.

 

Si, le dispositif français actuel prévoit de nombreuses aides à la mobilité pour les demandeurs d’emploi bénéficiaires de minima sociaux (aide à la double résidence, aide au déménagement, aide aux déplacements quotidiens et une aide du 1% logement proposée par les Comités interprofessionnels du logement), les mesures relatives à mobilité géographique choisie par le salarié en activité sont en revanche très modestes.

 

Pour favoriser la mobilité géographique, intimement liée à la promotion professionnelle, deux mesures s’imposent :

 

  • Accorder un crédit d’impôt aux salariés qui ont changé d’emploi et ont déménagé à une longue distance de leur emploi précédant. Les frais de déménagement pourraient aussi être acceptés comme des frais professionnels intégralement déductibles.

 

  • Supprimer les droits de mutation pour les salariés amenés à changer de lieu de résidence, à une longue distance de leur ancienne résidence, pour des raisons professionnelles. Pour les salariés propriétaires de leur logement, ces droits de mutation constituent un obstacle à la mobilité professionnelle choisie, réussie. D’autres pays, notamment ceux de l’Europe du Nord où la mobilité géographique est la plus élevée en Europe ne connaissent pas ou peu de freins de ce type.