L'Institut Montaigne est un think tank (laboratoire d'idées) dépourvu de toute attache partisane. A partir des analyses de ses groupes de travail et des travaux de ses chercheurs, il élabore en toute indépendance des propositions concrètes destinées aux pouvoirs publics. en savoir plus…
Matthias Leridon, président de Tilder et auteur de L’Afrique va bien (Nouveaux Débats Publics, 2010)
Croissance, démocratie, démographie, télécoms, mobile paiement... Le continent africain a vécu de profondes mutations ces 10 dernières années, comme l’explique ici Matthias Leridon.
Avec une croissance de 4,7 % qui tire celle de l’Europe, des progrès en matière de démocratie et une population (la plus jeune au monde) qui sera la plus importante du globe en 2050, l’Afrique s’impose aujourd’hui comme un marché de plus en plus porteur.
Pour l’auteur de L’Afrique va bien, la France, et l’Europe dans son ensemble, doivent changer leur manière d’appréhender ce continent et prendre conscience de son potentiel.
Comment va l'Afrique aujourd'hui ? Comment modifier notre relation avec le continent africain ? Télécoms : les entreprises françaises mesurent-elles le potentiel de ce marché en Afrique ? Universités : la France en fait-elle assez aujourd’hui ? Les réponses de Matthias Leridon dans cette vidéo.
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
L’Europe, sous l’égide du Comité européen des contrôleurs bancaires (CEBS), vient d’organiser ses propres stress tests, après les Etats-Unis. Des 91 banques ayant subi ces tests, seules 7 ont échoué. Parmi elles, aucun établissement français.
La méthode de ces tests de résistance est certes critiquable, mais ils permettent de restaurer la confiance et de retrouver une certaine forme de sécurité. L’Institut Montaigne se félicite de l’existence de ces tests qu’il avait appelés de ses vœux en 2009 (des tests semestriels organisés sous l’égide de la BCE). Il reste cependant nombre d’autres mesures à mettre en œuvre pour reconstruire solidement la finance...
Dans cet article, Nicolas Baverez, économiste et historien, membre du Comité directeur de l’Institut Montaigne, invite le lecteur à une véritable réflexion sur la stratégie macroéconomique de notre pays. Pour lui, la rigueur doit être envisagée comme un moyen et non pas comme une fin. Si la France a besoin de rigueur et de réformes, elle a aussi besoin de croissance et d’un nouveau compromis politique et social.
Nous l’avions déjà souligné ici, le discours de janvier 2010 du président Obama marquait un tournant majeur de la politique américaine en matière de régulation financière. Le tout récent vote du Congrès confirme la tendance en adoptant plusieurs types de mesures, tout à la fois destinées aux consommateurs et aux établissements financiers.
François Rachline, directeur général de l’Institut Montaigne et professeur d’économie à Sciences Po, est intervenu au colloque organisé par le groupe Xerfi sur le thème "La finance face à l’emploi - Logique des marchés et relocalisation des activités" (15/06/2010).
L’objet de ce colloque : attirer l’attention sur la nécessité de “remettre la finance au service du développement des entreprises sur le territoire français”. >> Voir l’intervention de François Rachline
Par Institut Montaigne,
vendredi 9 juillet 2010, publié dans Stratégie économique
Arnaud Vaissié, PDG d’International SOS
L’Institut Montaigne a lancé un groupe de travail sur la création et le développement d’entreprises en France. Pourquoi ce groupe de travail ? Comment a-t-il été formé ? Quelle méthode de travail met-il en œuvre ? Quels résultats souhaite-t-il atteindre d’ici la fin de l’année ?
Les réponses d’Arnaud Vaissié, PDG d’International SOS, président de la Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne et président du groupe “Création et développement d’entreprises en France" de l’Institut Montaigne.
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
Avec un PIB supérieur à celui des Etats-Unis et de la Chine, l’Europe est incontestablement une puissance économique. Mais une puissance faible, parce que désunie. Au dernier Sommet du G20 à Toronto, l’Europe réclamait des mesures allant dans le sens de la rigueur, voire de l’austérité. Les Etats-Unis, la Chine et l’ensemble du monde émergent votait pour la croissance.
Le G20 réuni à Toronto n’a pas permis à l’Europe d’imposer quoi que ce soit. Qui s’en étonnera ? Celle-ci s’est présentée désunie : non seulement les différentes capitales n’étaient pas sur la même longueur d’onde (Rome opposée aux taxes bancaires à l’inverse de Paris, Londres ou Berlin), mais l’Union représentait 23 pays membres à côté de l’Allemagne, de l’Angleterre, de la France et de l’Italie. Un peu comme si les Etats-Unis s’étaient assis à la table flanqués de la Californie, de la Floride, de l’Illinois et du Texas.
Lionel Zinsou, président du Comité exécutif de PAI Partners, membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne et président du groupe de travail qui a élaboré le Rapport Afrique-France : réinventer le co-développement (Institut Montaigne, juin 2010), sera ce soir "l’invité de l’éco" à 21h45 sur France 24 pour parler des relations entre l’Afrique et la France.
En France, la population des 25-55 ans couvre à elle seule près de 80 % des emplois alors qu’elle ne représente que 41 % de la population totale (OCDE).
Il est aujourd’hui capital de ranimer le marché du travail au profit des jeunes et des seniors pour sortir au mieux et au plus vite de la crise de l’emploi que traverse la France depuis 30 ans.
Selon l’Institut Montaigne, chaque Français devrait disposer de trois cartes tout au long de sa vie :
- la formation,
- le travail, notamment pour les jeunes et les seniors s’ils le souhaitent,
- le loisir.
Vidéo 1/3 : Interview de Lionel Zinsou, président du Comité exécutif de PAI Partners
Où en est la croissance de l’Afrique en 2010 ? 50 ans après les indépendances, qu’en est-il des relations entre l’Afrique et la France ? Quelle redéfinition du co-développement l’Institut Montaigne propose-t-il ?
Les réponses en vidéo de Lionel Zinsou, président du Comité exécutif de PAI Partners, membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne et président du groupe de travail qui a produit le Rapport Afrique-France : réinventer le co-développement (Institut Montaigne, juin 2010).
Le tic-tac des marchés financiers n’est pas celui du politique. Quand les premiers filent à la vitesse de la lumière, le second reste parfois embourbé dans les méandres de la négociation. Le bon sens, qui devrait mener le monde, n’est pas toujours à l’honneur.
La crise grecque n’en finit pas de montrer à quel point la démocratie exige du temps là où la finance impose sa célérité. Il a fallu plusieurs semaines à l’Allemagne pour admettre l’impératif de solidarité, plusieurs semaines aussi pour que des deux côtés du Rhin on se souvienne que sans le bloc-moteur franco-allemand l’Union européenne est en danger de mort. Pendant ce temps-là, le dollar passait de 1,45 à 1,19 €.
Arnaud Vaissié, créateur et Président-Directeur général d’International SOS, Président de la Chambre de Commerce française de Grande-Bretagne, Co-fondateur du think tank Le Cercle d’outre-Manche, explique en quoi l’ISF est l’un des principaux facteurs de la fuite hors de France des créateurs d’entreprises. Cet exode est pour partie engendré par un mécanisme fiscal qui prive la France de richesses essentielles – les hommes. Cet impôt incite les entrepreneurs à développer de la valeur ailleurs en Europe, aux Etats-Unis, voire dans certains pays émergents. Ceux qui ont réussi ne sont plus là pour aider les jeunes créateurs. Le dynamisme de notre système économique s’en ressent.
L’Institut Montaigne réfléchit en ce moment à la création d’entreprises et à leur développement.
Tribune commune de Claude Bébéar, président de l'Institut Montaigne, et Lionel Zinsou, CEO de PAI Partners, membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne, publiée dans "Les Echos" du jour :
La mondialisation oblige aujourd'hui à repenser les relations économiques entre pays du Nord et pays du Sud ainsi que leurs conséquences humaines et politiques. C'est particulièrement vrai pour la France et l'Afrique, un demi-siècle après les indépendances de 1960. L'Afrique de 2010 connaît une croissance économique soutenue : 6 % au moins avant la crise, encore 3 % en 2009.
La génération qui vient aux affaires en Afrique a devant elle le défi de rejoindre le groupe des pays émergents. L'Europe quant à elle est à la recherche des moyens de relancer sa croissance. Un défi dont l'Afrique peut devenir une des solutions. C'est une chance que donne la mondialisation : deux continents qui se connaissent bien et qui sont proches doivent au même moment trouver deux nouveaux modèles économiques.
Lionel Zinsou, président du Comité exécutif de PAI Partners
L’Europe, et tout particulièrement la France, doivent aujourd’hui repenser leur relation avec l’Afrique. Entré de plain pied dans la mondialisation, le continent africain n’est pas condamné à la pauvreté. Comment reconstruire une relation équitable, une relation gagnant-gagnant profitable à l’Afrique et à ses partenaires européens – au premier rang desquels la France ?
François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne
La plan de sauvetage pour consolider l’euro adopté les 8 et 9 mai derniers est considérable. Il mobilisera 750 milliards d’euros : 250 milliards provenant du FMI, 500 milliards de l’Union européenne.
Les lois de la gravité budgétaire auront finalement repris leurs droits. Le financement du Plan de relance, les transferts de dettes privées au bilan public, la chute des recettes fiscales occasionnée par la baisse de l’activité ont durablement grevé les comptes de l’État et fortement alourdi sa dette. Les modalités de comblement des déficits se trouvent aujourd’hui au cœur du débat.
Le bouclier fiscal, mesure emblématique de la première moitié du quinquennat, est violemment remis en cause.
Si les exportations sont un facteur de renforcement et d'accélération du développement, elles ne sauraient pour autant se substituer à ses dynamiques internes. Il s’agit d’un phénomène avant tout endogène. L’aide au développement doit aujourd’hui être repensée comme un levier favorisant progrès technique, croissance et distribution équitable des revenus.
Les PME avaient jusqu’au mercredi 31 mars 2010 pour conclure un accord ou définir un plan d’action en faveur de l’emploi des plus de 50 ans, qu’il s’agisse de leur recrutement ou de leur maintien dans l’emploi. 20 % d’entre elles n’ont pas réussi à mettre en œuvre la loi (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009).
Aujourd’hui, le taux d’emploi des seniors en France se situe en dessous de la moyenne européenne : il s’élève à 56% pour la classe d’âge des 55-59 ans contre 59% ; pour les 60-64 ans, il est de 16% contre 30%. Comment remédier à cette situation ?
Fruit d’un travail entamé il y a plus de 9 mois par un groupe de praticiens et de chercheurs, un rapport de l’Institut Montaigne paraîtra prochainement sur la question de l’emploi des seniors mais aussi sur celle des juniors. Le constat qu’il dresse est accablant.
L’euro, mais aussi l’Europe, sont potentiellement en danger.
L’Institut Montaigne propose une solution : mettre en place un Eurobond, un instrument de dette commun s’appuyant dans un premier temps sur le tandem franco-allemand, puis, dans un second temps, sur les autres pays membres de la zone euro.
L'Institut Montaigne en Une du "Monde" du 17 mars 2010 :
"(...) Pourtant, pour avoir une chance d'endiguer la spéculation, les Etats doivent impérativement être unis. Ils pourraient même illustrer leur entente en émettant des Eurobonds, suggère dans Le Monde, l'Institut Montaigne."
Article de François Rachline, directeur général de l'Institut Montaigne :
En ces temps d'incertitudes financières, les difficultés de la Grèce sont celles de l'Europe. Elles menacent l'euro. Les marchés n'ont pas encore voté massivement contre la monnaie unique mais la zone monétaire européenne tangue dans la tempête.
Par Institut Montaigne,
mercredi 17 février 2010, publié dans Stratégie économique
Pour un Eurobond, Frédéric Bonnevay
Que se passe-t-il en Grèce ? Quelle est la situation actuelle de l’Euro ? Que propose l’Institut Montaigne afin d'éviter que la crise grecque ne mette en danger la monnaie unique ?
Alors que les pays européens sont réunis ce jour à Bruxelles et s’apprêtent à annoncer une série de mesures exceptionnelles de soutien à la Grèce, l’Institut Montaigne propose dans cette nouvelle Etude de créer un instrument commun de financement de l’économie européenne : l’Eurobond.
Alors même qu’une formidable embellie boursière semble marquer la fin de la période de tourmente ouverte l’année dernière, l’annonce de possibles défaillances souveraines pourrait bien préluder à un deuxième choc financier, beaucoup plus grave et difficile à endiguer que le précédent. Les problèmes de solvabilité que rencontre la Grèce remettent en question la pertinence du Pacte de stabilité et de croissance, pilier central mais très instable de l’édifice monétaire européen : une réforme profonde des politiques budgétaires et des mécanismes d’endettement souverain est aujourd’hui impérative.
La crise financière a démontré à quel point le capitalisme est envahi par le court terme : évaluation permanente d’un actif à partir de sa valeur instantanée sur le marché, actionnariat volatil (titres conservés par des investisseurs quelques mois ou parfois quelques jours voire quelques heures...), bonus des opérateurs (traders) déterminés par une opération et non par le résultat global d’une activité, etc.
L’Institut Montaigne a récemment lancé un groupe de travail consacré à l’informatisation de la société. Pourquoi ce groupe de travail ? Comment a-t-il été constitué ? Quelle démarche va-t-il suivre ?
Ecoutez Michel Volle, consultant, spécialiste des systèmes d’information et président du groupe, en présenter les grandes lignes.
L’informatisation de la société fait l’objet du nouveau groupe de travail lancé par l’Institut Montaigne et présidé par Michel Volle, consultant, spécialiste des systèmes d’information et Président d'honneur du club des maîtres d'ouvrage des systèmes d'information.
L’informatique a révolutionné la société et a transformé les secteurs de la santé, de l’éducation, des loisirs, ainsi que la vie de famille : sans elle, pas de carte bancaire, de téléphone mobile ou d’Internet, etc. Ce phénomène représente aujourd’hui un enjeu majeur pour les entreprises mais aussi une formidable opportunité de repenser les politiques publiques. Comment tirer profit de cet outil tout en conservant la maîtrise de systèmes de plus en plus complexes ?