
Tribune de Frédéric Bonnevay parue dans Les Echos du 9 août 2011
L'abaissement de la note financière des Etats-Unis par Standard & Poor's, intervenue dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août, fut d'autant plus brutale qu'elle était universellement attendue.
Le déséquilibre budgétaire américain reste objectivement intenable à long terme. Rapporté au PIB, l'endettement net fédéral, à 75 % seulement contre 152 % pour la Grèce et 80 % pour la France, semble mesuré ; rapporté aux recettes fiscales annuelles, en revanche, ce chiffre bondit à plus de 350 %, un niveau proche, voire légèrement supérieur à son équivalent grec, et environ égal au double du niveau français.
Fallait-il dégrader les Etats-Unis ?
Par Frédéric Bonnevay, mardi 9 août 2011, publié dans Europe / Monde





