Il faut savoir que depuis 1987 (suppression du travail obligatoire en prison), la France se distingue de la plupart des pays européens qui contraignent les personnes condamnées à travailler. En 2009, la loi pénitentiaire a instauré l'obligation pour l'administration pénitentiaire de proposer des activités aux détenus mais cette mesure reste encore largement incantatoire puisque l'an passé, moins d'un tiers de la population carcérale a eu une activité rémunérée. Pourtant, le coût de la vie en prison est très élevé et la demande de travail est forte de la part des détenus.

Les activités proposées aux détenus se caractérisent en général par un travail peu qualifié et donnent lieu à une faible rémunération (entre 4,80 euros et 7 euros de l'heure). Alors que les nouvelles technologies de l'information et de la communication pourraient permettre de développer des emplois plus formateurs (et nécessitant une infrastructure moins lourde que les traditionnels ateliers), aucune réflexion n'a jamais été menée sur ces "nouveaux emplois". Des initiatives récentes existent pourtant, comme la centrale d'appel ''Webhelp'' de la prison pour femmes de Rennes.

L'emploi de détenus et de sortants de prison peut être, à l'instar de l'embauche de personnes issues de la diversité, une source de richesse pour les entreprises. Celles-ci pourraient s'engager sur ce terrain et montrer l'exemple en développant des activités au sein des prisons.

- La proposition de loi visant à encourager l'activité "utile" des détenus

- Les propositions de l'Institut Montaigne pour rendre la prison (enfin) utile


Invitation au débat : Sortir de prison, entrer dans l'emploi
Mardi 3 et mercredi 11 mai

Colloque sous le haut-patronage de Jean-Paul Delevoye
Mardi 3 mai de 18h à 20h, Palais du Luxembourg
Mercredi 11 mai de 20h à 22h, collège des Bernardins

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