Le problème est que le taux de rotation (autrement dit, le nombre de logements sociaux qui se libèrent chaque année) est très faible à Paris : seulement 4,4 %, contre 9,5 % en moyenne au niveau national[1]. Par conséquent, il est évident que le parc HLM ne peut à lui seul répondre à tous les besoins. Le parc privé doit aussi y contribuer.

Pour tenter de résoudre ce problème, l’Institut Montaigne propose deux pistes :

  • Développer la mobilité au sein du parc HLM. S’il est aujourd’hui difficile d’entrer dans ce parc, il est aussi très difficile d’en sortir, notamment à cause d’un écart de loyer trop important entre le parc social et le parc privé.
  • Mobiliser plus fortement le parc locatif privé et promouvoir des niveaux de loyers accessibles.

Pour en savoir plus :
HLM, parc privé – Deux pistes pour que tous aient un toit, Institut Montaigne, juin 2008.

Notes

[1] Taux de rotation (au 1er janvier 2009) :
- Moyenne nationale : 9,5%
- Moyenne en IDF : 6,3%
- Moyenne Paris : 4,4%
(Source : « Les chiffres du logement social à Paris début 2010 », APUR, n° 41, mai 2010)