
Dans une déclaration liminaire à l’AFP le 7 septembre dernier, Mme le Garde des Sceaux annonçait que le futur projet de réforme de la garde à vue prévoirait la présence de l’avocat "durant toute la garde à vue". Nous ne pouvions que nous réjouir de cette innovation attendue, formulée dans des termes aussi clairs, destinée à rééquilibrer un acte de procédure grave et symbolique. Car la garde à vue n’est pas un acte anodin. C’est une mesure exceptionnelle permettant d’enfermer, pour l’interroger, une personne qui n’est pas encore condamnée et qui est présumée innocente. Procédure coercitive et traumatisante, affaiblissant l’esprit et le corps, la garde à vue facilite l’aveu, le provoque quelquefois.





