
Le tic-tac des marchés financiers n’est pas celui du politique. Quand les premiers filent à la vitesse de la lumière, le second reste parfois embourbé dans les méandres de la négociation. Le bon sens, qui devrait mener le monde, n’est pas toujours à l’honneur. La crise grecque n’en finit pas de montrer à quel point la démocratie exige du temps là où la finance impose sa célérité. Il a fallu plusieurs semaines à l’Allemagne pour admettre l’impératif de solidarité, plusieurs semaines aussi pour que des deux côtés du Rhin on se souvienne que sans le bloc-moteur franco-allemand l’Union européenne est en danger de mort. Pendant ce temps-là, le dollar passait de 1,45 à 1,19 €.





