En d’autres termes, 40 % des élèves qui entrent en classe de 6ème ont des acquis fragiles ou rencontrent de sévères difficultés. Le lien est fort entre ces lacunes scolaires qui s’aggravent au fil de la scolarité ultérieure et l’adaptation à une société où l’absence de qualification constitue un facteur d’exclusion.
Ce constat est conforté par les résultats des évaluations de lecture lors de la "Journée d’Appel de Préparation à la Défense" (JAPD) : depuis 2004, chaque année, environ 12 % des jeunes âgés de 17 ans révèlent des difficultés à lire.
C’est bien à l’école maternelle et à l’école élémentaire que les inégalités se mettent en place. Nous avons un système éducatif qui détecte tôt la grande difficulté mais qui n’y remédie pas, voire qui l’exacerbe. Il faut donc agir afin d’endiguer l’échec scolaire. Et agir le plus en amont possible. Nous sommes face à une véritable bombe à retardement : 300 000 élèves par an, cela fait 3 millions en dix ans, et 6 millions en vingt ans.
Le prochain Rapport de l’Institut Montaigne (printemps 2010) formule des propositions pour réduire la proportion d’élèves ne maîtrisant pas les acquis à la fin du CM2 et pour éviter que ces difficultés ne s’amplifient tout au long du parcours scolaire.
- Télécharger le sondage de l’Institut CSA sur l’opinion des Français sur l’école maternelle et primaire, août 2009
- Télécharger le premier rapport du Haut Conseil de l’Education (HCE), 2007




Opinions
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