Le plan de relance américain d’un côté, les excédents monétaires de l’autre ont permis d’amortir l’onde de choc, de préparer un retour de la croissance, même s’il faut se méfier des données conjoncturelles. Beaucoup croient aujourd’hui que la crise est un mauvais moment à passer, que tout repartira comme avant. Cette vision n’est guère réaliste, mais le court-termisme qui a envahi les esprits depuis des années s’accommode fort bien de cette paresse d’esprit.
En dépit de son capitalisme d’Etat, de son parti unique, de son histoire, la Chine est une espèce d’autre Amérique. D’un côté comme de l’autre du Pacifique, qu’observe-t-on ? Rapidité d’adaptation, certitude d’être dans le vrai, volonté de vaincre, croyance en la force. Et dans la guerre de mouvement qu’est l’économie contemporaine, la vitesse est une arme redoutable. Malheur aux lents !
Tout se passe comme si l’avenir annoncé se moquait du passé révolu. Empêtrée dans sa gouvernance maladroite, obligée de prendre des décisions à 27, l’Europe est lourde à manier. Pourtant, elle n’est pas perdue. Elle pourrait lutter en faveur du G20 sans livrer de combat d’arrière-garde. L’Inde, le Brésil, la Russie, d’autres ont le même intérêt qu’elle à ce que les grandes questions du monde soient réglées en commun.
N’oublions pas que la France et l’Allemagne réunies représentent toujours un PIB supérieur à celui de la Chine.
L’Institut Montaigne publiera, début septembre, un plaidoyer en ce sens.








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