Le premier est empreint d'un certain pessimisme : avec près de 60 % d'abstentionnistes, le scrutin n'a guère mobilisé les électeurs. Même si ce faible taux de participation place la France à l'unisson des autres pays européens, nous ne saurions nous en réjouir. D'une manière générale, ni les médias ni les partis n'ont réussi à convaincre nos citoyens de se rendre aux urnes.
Le second enseignement est beaucoup plus positif. Quelle que soit l'opinion que l'on ait sur le programme présenté par la liste "Europe écologie", force est de constater que c'est celle dont les leaders nous ont le plus parlé d'Europe. Leur projet s’est résolument situé dans ce contexte, loin des joutes politiques franco-françaises. Dans cette mesure, le score réalisé par cette liste est fort encourageant. De même, peut-on penser que le bon score réalisé par la liste UMP tient pour partie aux excellents résultats de la présidence française de l'Union européenne, au second semestre 2008.
In fine, ont été pénalisés ceux qui ont axé leur campagne sur des préoccupations de politique intérieure, soit pour appeler les électeurs à voter aux européennes pour sanctionner le Président de la République, soit pour les inviter à paver le chemin d'un futur candidat aux présidentielles.
Espérons que lors du prochain scrutin, dans cinq ans, les partis politiques retiendront la leçon : de droite, de gauche ou du centre, les électeurs attendent désormais de leurs candidats qu'ils expliquent quel est leur projet pour l'Europe et ne se contentent pas de vouloir réactiver les clivages politiciens nationaux.







Opinions
1. Le lundi 8 juin 2009 à 21:03, par Amalgame
2. Le mardi 9 juin 2009 à 22:28, par Porsmilin
3. Le mercredi 10 juin 2009 à 09:52, par Européen
4. Le mercredi 10 juin 2009 à 18:59, par Charles etienne
5. Le mercredi 24 juin 2009 à 15:57, par L'Européen
6. Le vendredi 26 juin 2009 à 15:23, par Europe
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