"Tout se passe comme si la formation professionnelle était d’autant plus facile qu’on en a le moins besoin" écrivait l’Institut Montaigne au mois de juin 2008. Le projet de loi présenté hier en conseil des ministres part du même constat. Il prévoit d’allouer une partie des moyens de la formation professionnelle à un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). 900 millions d’euros par an vont désormais être ciblés sur "ceux qui en ont le plus besoin, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi et les salariés peu qualifiés".

La création du FPSPP est un signal fort, qui témoigne du consensus sur le caractère non équitable du système. Mais elle conduit également à s’interroger.

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