Il pourrait mettre un terme à l’actuelle explosion de la population carcérale qui est passé de 49 000 détenus en 2002 à 62 000 en 2009. Cette croissance a fait doubler le budget de l’administration pénitentiaire - il est passé de 1 à 2 milliards d’euros entre 1997 et 2007 - et a entraîné la construction de places supplémentaires – il y en aura 12 000 de plus d’ici 2012- à 100 000 euros la place.
Tous ces efforts n’ont pas empêché que sortent des prisons, chaque année, 90 000 détenus. 90 000 personnes qui retrouvent leur banlieue avec pour la plupart la haine au cœur et bien peu d’aides pour se réinsérer. Ils seront nombreux à revenir sous les verrous. Là est l’échec de la pratique actuelle. On ne dira jamais assez que l’efficacité du système se mesure au taux de récidive.
Le Sénat a réaffirmé le principe de l’encellulement individuel. Il a raison. Non pas pour améliorer le confort des condamnés mais pour les mettre à l’abri du trop probable endurcissement qu’ils subiront de leurs coturnes s’ils en partagent la cellule.
Enfin, il était bon d’affirmer que tous les détenus doivent être occupés, à travailler ou à se former ou à faire du sport. L’oisiveté est toujours la mère de tous vices, disait le proverbe conservateur ; la meilleure façon de tuer un homme est de le nourrir à ne rien faire, disait Félix Leclerc qui ne l’était pas.
Reste à voir ce que va devenir ce texte devant l’Assemblée.
Consultez "Comment rendre la prison (enfin) utile"
Ecoutez le débat Libres Echanges du 03/09/2008, "Prison : machine à récidiver ou machine à réinsérer"








Opinions
1. Le dimanche 25 octobre 2009 à 19:30, par BONNOT
2. Le mercredi 28 octobre 2009 à 12:16, par Jean-Jacques Prompsy
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