En d'autres termes, l’ARS devrait absorber, au niveau régional, l’assurance maladie, c’est-à-dire qu'elle devrait disposer d’un objectif de dépenses d'Assurance maladie régionalisé (1) (décliné à partir de l’ONDAM national) afin d’être un véritable acheteur éclairé de soins, tant dans le domaine hospitalier que pour la médecine de ville. Cette mesure nous apparaît impérative pour que l’ARS puisse assumer véritablement les missions qui lui sont conférées par le projet de loi.

Sinon, comment pourrait-elle par exemple :

  • « veiller à la gestion efficiente du système de santé »,
  • « évaluer et promouvoir la qualité des formations des professionnels de santé »,
  • « définir et mettre en œuvre avec le concours des organismes d’assurance maladie… des actions propres à prévenir et à gérer le risque assurantiel »,

Si elle n'est ni maître du financement, ni responsable de l'équilibre du compte d’exploitation ?

(1) cf. Vers une assurance maladie universelle – Institut Montaigne (octobre 2002)