Des avancées certaines
Au soir de cette présidence, reconnaissons son incontestable succès. La liste des avancées est spectaculaire :
- La création de l'Union pour la Méditerranée. Si elle ne fait pas l’unanimité et n’a vu le jour que sous une version modifiée, elle n’en reste pas moins une réalisation qui émane d’une demande française.
- Le Pacte européen sur l'Immigration qui a été conclu était également un projet qui tenait à cœur à la France !
- La semaine dernière, l’accord sur le paquet "énergie-climat" a été scellé. S’il ne s’agit pas nécessairement du compromis historique que voudrait nous présenter Nicolas Sarkozy, et qu’avec lui, la France s’inflige de sacrées contraintes en pleine période de vaches maigres, il s’agit malgré tout d’une victoire politique française.
- Enfin, bien sûr, la mobilisation de l’automne pour enrayer la crise financière, a permis de faire avancer l’Europe, avec la France à la manœuvre.
Le retour du volontarisme européen
L’actualité, extrêmement agitée, a indubitablement servi le Président Sarkozy. Reconnaissons que le côté “actif” de notre chef d’Etat a pleinement pu s’exprimer et qu’il a ainsi contribué à remettre en marche une Union parfois indécise. Mais le prix à payer pour cette avancée est double.
- Première conséquence : des réalisations peu glorieuses, à commencer par les conditions de paix entre Géorgiens et Russes, très favorables aux Russes…
- Mais surtout, cette présidence française a encore accentué le malaise franco-allemand : entre Berlin et Paris, rien ne va plus! Les Allemands, pour des raisons historiques et psychologiques, ont horreur de la politique “testostérone” et détestent l’inattendu. Les deux derniers mois ont été difficiles pour eux à cet égard. Mais cela, rappelons-le, n’est pas entièrement anecdotique, car l’Europe, a besoin d’un minimum d’entente franco-allemande. L’Allemagne demeure, de loin, le plus important des Etats membres. Par conséquent, elle est le plus souvent mise à forte contribution dans les arrangements européens. Il faudra peut-être désormais veiller à ménager davantage notre partenaire. Pour ce faire, Bruno Le Maire, germaniste patenté, est particulièrement bien placé !







Opinions
1. Le vendredi 26 décembre 2008 à 17:22, par LCP
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