Mais au-delà de l'exemple très visible du futur nouveau président, repensez au vice-président, Biden, d'extraction sociale très modeste. A sa façon, il complète un tandem du rêve américain... devenu réalité. Celui d'un monde où il est possible d'être celui que l'on veut, pourvu qu'on le décide. Un monde où le plafond de verre, s'il existe, peut être franchi. Et si nous nous retournons sur ces élections, il existe encore l'exemple de John Edwards, lui aussi, issu d'un milieu défavorisé, avec une famille nombreuse désargentée. Ensemble, ils incarnent cette idée éternelle d'une Amérique où tout est possible, et où "l'on donne sa chance à qui veut la prendre". De sorte qu'aujourd'hui, il est peut-être possible de parler non plus de rêve américain, mais de réalité américaine.