Agir posément Mais que doit faire le Gouvernement face à cela ? Il doit intervenir, mais il faut faire très attention à ne pas légiférer dans l’affolement. Les politiques publiques doivent être plus réfléchies, à défaut de quoi on se retrouve avec le chèque transport qui va arriver comme les carabiniers, c'est-à-dire quand le prix de l’essence aura rebaissé…

S’organiser, une priorité Pour autant, la baisse ne sera pas éternelle. Et les producteurs commencent déjà à s’organiser. Conséquence : hier, le brut a connu une nouvelle remontée (et nous sommes aussi à la merci des caprices de la météo dans les Caraïbes). L’OPEP resserre les rangs et cherche à recruter tandis que nous, pays consommateurs, nous sommes incroyablement dispersés, chacun négociant en bilatéral. Voici ce qu’il faut changer ! Si nous voulons peser face aux producteurs, il va nous falloir avancer collectivement.

Tous ensemble ! Nous avons réellement besoin d’une politique européenne de l’énergie. Celle-ci ne sera pas facile à mettre en place, les Allemands étant anti-nucléaire, tandis que nous y sommes plutôt favorables, ils sont pro-charbon, alors que nous sommes contre… Mais nous avons au moins un ennemi commun, ou tout au moins nous courons un danger commun. Il nous faudra par conséquent renoncer à cette tentation de « chacun pour soi ».



La présidence française de l’Union européenne a mis la création d’une vraie politique européenne de l’énergie assez haut dans son agenda, tant mieux, car elle sera plus utile que le chèque transport…