En effet, de nombreux Européens perçoivent l’Union européenne comme un problème plutôt que comme une solution à leurs problèmes. Ils ne voient tout simplement plus ce que l'Europe leur apporte.
C'est pourquoi l’UE doit maintenant concentrer ses efforts sur des projets et des politiques concrets, susceptibles de produire des résultats tangibles pour ses citoyens, par exemple dans le domaine de l'énergie ("Quelle politique de l'énergie pour l'Union européenne ?"). Mais l'Europe pourrait aussi s'appuyer sur sa jeunesse.
Après un débat très animé lors de la campagne présidentielle l'année dernière, l'idée de mettre en place un service civique en France est de nouveau de l'actualité (voir par exemple les annonces récentes de Bernard Laporte, le secrétaire d'Etat aux Sports). Mais la France n'est la seule à réfléchir à cette question. Plusieurs pays européens l’ont soit devancée en mettant en œuvre un service civique (qu’il soit obligatoire, comme c’est le cas en Allemagne dans le cadre du service national pour les garçons refusant le service militaire, ou volontaire comme en Italie), soit accompagnée en engageant des réflexions nationales importantes sur le sujet (c’est le cas en Grande-Bretagne et en Belgique).
Notre idée est donc toute simple : pourquoi ne pas créer, au niveau de l’Union, un vrai service civique européen qui permettrait à chaque jeune ressortissant de l’un des Etats-membres de faire son service dans un autre Etat-membre ? On aurait ainsi tous les bénéfices du service civique national, avec, en plus, un vrai brassage social et culturel entre les jeunes Européens. Pour tous, cela serait l’occasion d’une découverte, l’occasion aussi de se mobiliser. Un service civique européen créerait des liens entre eux et leur permettrait de construire ensemble une sorte de citoyenneté européenne spontanée. Cette citoyenneté constituerait une base solide sur laquelle bâtir une relance durable du projet européen !
Construction européenne : Créer un service civique européen pour favoriser l'échange
Par Gunilla Björner , dimanche 17 février 2008, publié dans Europe
Deux ans et demi après le non français au projet de traité constitutionnel, la France est devenue, le 14 février dernier, le cinquième pays à ratifier le traité de Lisbonne. Si cette ratification devrait définitivement mettre fin à la crise institutionnelle ouverte par les votes négatifs français et néerlandais en 2005, on n'est pas pour autant sorti de l'auberge ! Le défi qui est devant nous est de taille : faire aimer l'Europe à ses citoyens !
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Opinions
1. Le jeudi 21 février 2008 à 17:38, par spoo
2. Le mardi 4 mars 2008 à 16:20, par foufouille
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