Alors, ne serait-il pas plus logique de permettre au Parlement européen de siéger uniquement à Bruxelles, d’autant plus la Commission et le Conseil des ministres y sont déjà ? C’est ce que proposent l’Institut Montaigne et le « Centre for European Reform » (think tank britannique) dans un briefing papier intitulé «20 pistes pour faire redémarrer l’Union». En contrepartie, le bâtiment strasbourgeois pourrait accueillir le premier centre universitaire européen d’excellence ou un centre de recherche technologique. Strasbourg deviendrait ainsi en quelque sorte une « capitale » européenne d’excellence dans ces domaines.

L’avantage de cette proposition est double. Elle permettra aux parlementaires européens de gagner du temps, et donc de devenir encore plus efficaces, en évitant des déplacements inutiles. Elle permettra aussi de faire des économies, ce qui contribuera à améliorer l’image des institutions européennes auprès des citoyens, qui sont aujourd’hui nombreux à considérer que l’Union européenne représente, dans bien des domaines, une source de gaspillage. Reste une question essentielle : comment convaincre les responsables politiques du bien-fondé de cette proposition ?