Ce qui était possible dans les années 1950-1970 ne l’est plus aujourd’hui : l’enrichissement rapide, alors possible, de toutes les catégories sociales permettant une ascension sociale générationnelle, a été remplacé par une véritable stagnation.

Devant un tel constat, il est temps de sortir de l’immobilité professionnelle et sociale à la française.

La proposition visant à faciliter le déménagement de ceux qui changent de travail, présentée ici il y a quelques jours, est une première piste pour encourager les salariés à évoluer dans leur carrière et améliorer ainsi leurs revenus.

Il est une autre proposition toute aussi importante pour encourager les salariés à faire le choix de la mobilité : revoir la situation du salarié démissionnaire. Ainsi, l’institut Montaigne propose que le salarié qui démissionne pour travailler dans une autre entreprise sous contrat CNE, CDD ou CDI, puisse conserver ses droits aux allocations d’assurance-chômage même si l’employeur décide de mettre fin à sa période d’essai avant ou après la limite de 91 jours en vigueur. En effet, en l’état actuel de la législation, le salarié qui démissionne pour accepter un nouvel emploi et qui est renvoyé pendant la période d’essai n’a absolument droit à rien.

Ainsi, tout comme les coûts de la mobilité géographique, la situation particulièrement incertaine du salarié démissionnaire, est un véritable obstacle à la mobilité et donc à l’ascension professionnelle.

Alors que les Français souhaiteraient être plus mobiles que ce que la société, le marché de l’emploi ou les politiques mises en œuvre ne le leur permettent aujourd’hui, ne devrions nous pas tenter ces pistes pour favoriser la mobilité ascendante et choisie des salariés ?