Au Canada, en Suède, en Grande-Bretagne et dans bien d’autres grandes démocraties, ce rôle est dévolu à des institutions qui dépendent du Parlement. Alors, pourquoi pas en France ? Certes, la Constitution confie au Parlement français le soin de contrôler la dépense publique. Mais faute d’organe adéquat, il ne peut le faire en toute efficacité.

C’est pourquoi l’Institut Montaigne propose d’instaurer un « Contrôleur général pour les Finances publiques ». Rattaché au Parlement et indépendant de l’Exécutif, son rôle serait d’évaluer l’efficacité les dépenses de l’Etat (domaine de l’Assemblée nationale) et des collectivités locales (apanage du Sénat) pour en améliorer les performances. Doté de pouvoirs étendus, il aurait la possibilité pour mener à bien ses missions de faire appel à des fonctionnaires compétents mais également à des spécialistes privés de l’audit et du conseil.

L’avantage de cette idée : réduire notre dette, éviter des gaspillages inutiles, améliorer le fonctionnement de l’Etat et des services publics et… revaloriser le rôle de notre Parlement, qui en a bien besoin.

Dernier point, et non des moindres : son budget – de 1 à 2 millions d’euros la première année – n’augmenterait qu’à proportion des économies qu’il aura permis de réaliser à la collectivité grâce à la prise en compte de ses recommandations. Histoire d’être irréprochable d’exemplarité en appliquant à lui-même les préconisations qu’il formule pour d’autres…