Certains considèrent que l’entreprise est le principal responsable de l’exclusion. L’Institut Montaigne pense qu’elle a au contraire vocation à être un acteur important du «raccommodage social » et du traitement des situations de pauvreté. Mieux : il est dans son intérêt de jouer pleinement ce rôle sur le mode du gagnant-gagnant, notamment en recrutant des personnes employables bien que précaires et en faisant de ce public une cible prioritaire des actions de recrutement.
L’intégration de ces collaborateurs précaires dans l’entreprise serait renforcée par la mise en place d’une véritable culture d’entreprise orientée sur le tutorat et le parrainage. Cela passe notamment par une forte implication des salariés-volontaires. Ils coacheront ces collaborateurs en difficulté et seront chargés de les aider (et non de les assister) à acquérir plus d’autonomie.
Pour aller plus loin, l’Institut Montaigne propose de créer dans l’entreprise un poste de référent insertion au sein des ressources humaines, chargé de soutenir ces tuteurs et parrains. Peu importe que sa formation initiale soit le management ou le travail social etc. L’essentiel est qu’il connaisse, d’une part les moyens et contraintes de l’entreprise et d’autre part, les méthodes d’insertion professionnelle, les acteurs qui y participent et qu’il devienne ainsi un véritable appui pour ces accompagnateurs.
Lorsque l’entreprise n’a pas les moyens de créer un poste de référent insertion, elle peut s’associer avec une entreprise d’insertion, un organisme public, un syndicat, une association ou autre, pour effectuer le suivi de ses collaborateurs.
A l’heure où le nombre de personnes pauvres ne cesse d’augmenter, n’est-il pas temps de lever les blocages, de faire tomber les préjugés et d’encourager tous les acteurs à oser de nouvelles idées pour faire reculer la pauvreté ?
Faire de l'entreprise un acteur de la lutte contre la pauvreté et la précarité
Par Estelle Toullec , jeudi 15 février 2007, publié dans Emploi/Entreprise
En France, 3,7 millions de personnes se trouvaient encore sous le seuil de pauvreté en 2003 avec moins de 645 euros par mois pour une personne seule. Ce sont 260 000 personnes de plus qu’en 2002 et depuis, la situation ne s’est pas améliorée.
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Opinions
1. Le vendredi 16 février 2007 à 10:43, par MOREL
2. Le vendredi 16 février 2007 à 13:00, par Marie
3. Le samedi 17 février 2007 à 13:05, par dictionaric
4. Le samedi 17 février 2007 à 20:52, par Ben
5. Le dimanche 18 février 2007 à 08:48, par Estelle Toullec (Institut Montaigne)
6. Le jeudi 9 octobre 2008 à 10:18, par vigor
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