Mais aussi et surtout parce que certaines dépenses publiques sont nécessaires : la dépense n’est pas un mal en soi, ni même le déficit, pourvu qu’ils soient dynamiques, autrement dit qu’ils soit liés à une politique susceptible de permettre au pays de mieux tirer parti de ses talents. Par exemple, investir sur la recherche, sur l’université, est une nécessité. Autre exemple, baisser certains impôts serait utile.

L’Institut Montaigne, en revanche, est convaincu que de nombreuses dépenses aujourd’hui consenties par l’Etat sont inutiles. C’est pourquoi il insiste pour que le Parlement, aujourd’hui trop peu actif dans cette matière, renoue avec sa vocation de contrôle de la dépense publique en opportunité et en efficacité. Des milliards d’euros pourraient être ainsi réaffectés. Dans cette perspective, nous proposons la création, dans chacune des deux assemblée, d’un poste de Contrôleur général pour les Finances publiques.

La bonne gestion publique, ce n’est pas de dépenser toujours moins, c’est de bannir la dépense qui a fait la preuve de son inutilité pour dépenser mieux.