Quoi faire ? D’abord, bien sûr, dépister les recettes des Universités internationales qui marchent ! Quand on se penche sur leur cas, on voit vite de quoi il s’agit, car c’est partout la même chose :
-
Une masse critique d’étudiants ET de chercheurs. Nos établissements, même incontestablement brillants (comme Normale Sup, par exemple) sont trop petits pour rayonner.
Une réelle unité géographique. Un campus unique est indispensable pour favoriser l’échange, pour localiser l’excellence.
Un minimum de sélection : identifier les goûts et les aptitudes est le meilleur moyen de faire émerger les meilleurs dans quelques universités à vocation mondiale – ce qui n’interdit nullement que l’immense majorité de nos établissements continuent à ouvrir grand leurs portes à tous les bacheliers.
Une réelle pluridisciplinarité : allier sciences, humanités, technologie et management est la meilleure manière de permettre la fertilisation croisée ET le marketing global d’une marque commune. C’est ce que font Harvard et Oxford, Lausanne et le MIT.
Une vraie continuité entre enseignement et recherche. En France, ces deux mondes demeurent trop coupés l’un de l’autre. Or, ils ont vocation à se fertiliser mutuellement.
Une interaction permanente entre laboratoires et industrie. En Suisse, en Israël, aux Etats-Unis, les Univeristés et centres de recherche fécondent tout un tissu économique et tirent parti de ses moyens financiers et de son dynamisme.
Ces six critères doivent être validés. Comment les réunir, en France, pour faire émerger de vrais leaders dans la compétition universitaire mondiale ? Beaucoup de terrains sont favorables à l’émergence de ce type d’ensemble, en régions (on pense à Grenoble, tout près du compte, Strasbourg ou Toulouse par exemple), ou en Ile de France : le plateau d’Orsay a toutes les qualités requises pour cristalliser un très beau centre universitaire et de recherche à vocation mondiale.
Mais n’oublions pas la bonne vieille Montagne Sainte Geneviève où l’on trouve Paris VI (l’un de nos rares ensembles bien classés mondialement), Paris III (auxquels on peut adjoindre ParisIX Dauphine), déjà en interaction, plus Normale Sup et l’Ecole des Hautes Etudes (EHESS), deux centres d’excellence de taille réduite mais de première qualité. Collège de France, CNRS entretiennent avec elles de liens étroits. Pourquoi ne pas créer, sur cette base, un Institut d’Etudes Avancées de Paris ? Il aurait presque tous les atouts pour briller : taille critique, interdisciplinarité, niveau très élevé de recherche… Manque une gouvernance efficiente, à inventer dans le cadre de ce nouvel Institut qui doit être plus qu’une alliance, et… un centre commun.
Notre proposition : envoyons en Seine-Saint Denis le ministère de la recherche, qui dispose de splendides locaux (l’ancien siège de Polytechnique) au sommet de la Montagne Sainte-Geneviève, et remplaçons le par une petite unité chargée de coordonner les différentes institutions composant notre Institut. Ajoutons-y un restaurant universitaire et une cafétéria : c’est très souvent dans les échanges informels que naissent les plus belles percées…
Disposer de centres universitaires et de recherche de niveau mondial, c’est indispensable pour notre futur. Nous avons tous les ingrédients. Reste à les combiner intelligemment !





Opinions
1. Le vendredi 9 février 2007 à 19:56, par Étudiant de passage
2. Le vendredi 9 février 2007 à 20:33, par Naugrand
3. Le vendredi 9 février 2007 à 22:56, par junio
4. Le samedi 10 février 2007 à 00:41, par philippe maniere
5. Le samedi 10 février 2007 à 00:52, par Philippe Manière
6. Le samedi 10 février 2007 à 08:20, par didier
7. Le dimanche 11 février 2007 à 19:31, par junio
8. Le lundi 12 février 2007 à 11:11, par Julien
9. Le lundi 12 février 2007 à 14:33, par Mariam
10. Le dimanche 25 février 2007 à 20:46, par Benl29
11. Le vendredi 16 mars 2007 à 05:24, par Sebastien
12. Le samedi 17 mars 2007 à 17:33, par Claire Conte
Donnez votre opinion