En effet, contrairement à leurs homologues à l’étranger, elles éprouvent le plus grand mal à se développer. Alors que sept ans après sa création une entreprise américaine a, en moyenne, doublé ses effectifs, son homologue française aura, sur la même période, augmenté les siens de seulement 7%.Résultat : ayant une force de frappe limitée, nos PME ont parfois du mal à s’imposer sur leurs marchés autant en France qu’à l’étranger.

Leur faible croissance ne date pas d'hier. Mais les conséquences de ce phénomène deviennent cruciales dans une économie mondialisée. Car aujourd'hui, et plus encore demain, seules les entreprises disposant d'une "masse critique" et créant une réelle valeur ajoutée seront amenées à survivre.

Alors, « Pourquoi nos PME en grandissent pas ? » Les raisons sont aussi nombreuses que variées : déficit d’innovation, manque de compétences managériales, volonté du dirigeant de limiter la croissance de son entreprise pour ne pas avoir à déléguer une partie de ses pouvoirs, rigidité de la fiscalité française, lourdeur administrative et poids de la réglementation.

Pour tenter d’y remédier, l’Institut Montaigne préconise, entre autres propositions, d'encourager nos grandes entreprises à travailler main dans la main avec nos PME. Les grands groupes, qui sont très compétitifs, pourraient envoyer leurs experts dans les PME pour les faire profiter de leur savoir-faire et de leur expérience. En contrepartie, ces grandes entreprises, qui feraient office de tuteur, pourraient bénéficier notamment d’un allègement des charges sociales accordé par l’Etat.

Un bon tuteur, pour bien grandir, c’est toujours très utile !